The Same Old Club - We are

chronique The Same Old Club - We are

Quand on ne sonne pas comme les autres, les auditeurs se classent en deux catégories : 

-ceux qui trouvent ça génial.

-ceux qui trouvent que ça à chier.

 

Et ce n'est pas loin de mes sentiments à chaque écoute de The same old club qui peut déjà se targuer d'avoir une grosse personnalité pour un 1er album (après un ep).

De là à dire qu'ils ne sonnent comme personne ?

Pas vraiment.

 

En 46 minutes et 46 secondes les parisiens vont lâcher un métal assez classique, mais bien couillu porté par un son assez "marquant" et très puissant.

En ça, The same old club peut déjà se distinguer.

De piste en piste il y a bien eu la volonté d'alterner les titres plus énervés avec d'autres plus posés, plus ambiants en conservant toujours la bigballs-vénère-touch.

 

Trois-quarts d'heure, avec dix pistes assez personnalisées, voilà qui laisse augurer l'idée d'un produit bien riche et d'idées bien fouillées, ou parfois nazes, en tout cas risquées (le gimmick vocal de "Death is future").

On a le droit à une grosse guitare aux riffs bien syncopés, au son très perso, une super basse, des rythmiques à se bouger les cervicales.

Un chanteur qui alterne la grosse voix growlée avec des cris bien plus stridents ou d'autres tentatives parlées ou sussurées (l'excellente clôture sur "Foetus in the behind").

 

L'ennui est ce son synthé.

Celui grâce à qui toute la magie opère. Ou toute la magie s'évanouit.

Enter shikari avait eu les couilles de faire dans le même genre (en plus light et autrement "hardcore"), s'est fait lynché.

Scarve, avec qui on peut trouver des similarités,était de toute façon bien plus death et avait un son bien plus "spatial".

 

The same old club ouvre donc une nouvelle voie (à ma connaissance) après une intro 100% electro...puis un son de synthé qui ne va pas bouger d'un poil durant les 11 autres pistes marquées de son seau.

Prenant une grosse place, le synthé parait bien peu exploité comparé à ses capacités, et aux idées que peut avoir le groupe.

 

Sa résonnance se fait forte de morceau en morceau, et malheureusement, à la longue, sa présence devient plate. Il y a pourtant quelques morceaux durant lesquels TSOC réussit à le mettre en valeur ("Charles Mansion" ou "N°6").

Mais 45 minutes avec ce même son, rend ce chouette apport à leur personnalité et défaut un peu usant pour les oreilles.

 

Le synthé passe du statut de "mignon petit grain de beauté sonore qui fait toute la personnalité d'une Cindy Crawford" au "poireau poilu dégueulasse d'un Lemmy torché"...qui fait pourtant aussi toute sa personnalité.

 

C'est d'autant plus con qu'il y a pas mal de bonnes idées qui ne demandent qu'à être affinées...

photo de Tookie
le 09/09/2013

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