The Warlocks - Rise and fall, EP's and rarities

Chronique CD album (137.12)

chronique The Warlocks - Rise and fall, EP's and rarities

Superbe idée que la réédition, agrémentée de savoureux bonus, du Rise and fall de The Warlocks, qui fut leur premier album au tout début des années 2000.

 

Ici, le double cd offre vingt-deux titres et parcourt un spectre large, caractéristique de la formation américaine, livrant aussi bien des jams soniques et endiablées, sulfureuses (le "Jam of the witches" introductif) que de longues pièces à dominante acoustique d'une étincelante pureté ("House of glass", "Whips of mercy"), pour ensuite s'embarquer dans une expérimentation grinçante ("Skull death drum jam"). Le registre peut dérouter tant il passe d'embardées furieuses et à des plages apaisées sans crier gare, mais une fois encore, rien n'est à jeter et on décèle sur cette réédition de superbes trésors, tel ce "Cocaine blues" qui ouvre le second volet, ou encore et pour faire court, "Jam of the zombies", morceau aussi bruitiste que psyché, indispensable parmi bon nombre d'autres de ce recueil étourdissant.

 

On se régale bien sur des morceaux courts et mordants ("Caveman rock", "Angry demons") et de façon générale, les Warlocks tiennent un propos de nature à "faire la nique" au B.J.M. et autres Dandy Warhols de par l'excellence de sa teneur. On écoute ce Rise and fall, EP's and rarities d'une traite et on n'en ressort pas mentalement indemne; c'est là le pouvoir des grands disques...et des grands groupes, dont les sorties produisent un effet significatif, et durable, sur l'auditeur. Ce fut le cas de Heavy deavy skull lover ou The mirror explodes, dernières sorties en date du groupe, et avant cela de Surgery, par exemple, et ces deux heures de plages insoumises, aussi pures que déviantes, et de jams diaboliques et trépidantes (un exceptionnel "Jam of the Warlocks") se situent dans le parfait prolongement de la discographie des Warlocks tout en en résumant le contenu de façon complète du point de vue des genres abordés, et plus que probante sur le plan qualitatif.

 

Et on se retrouve, à l'arrivée, avec une "reissue" incontournable, de celles qui ne se discutent pas et n'offrent aucune prise au remplissage ou à la médiocrité.

photo de Refuse to keep silent
le 09/12/2010

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