Tides From Nebula - Earthshine

Tides From Nebula - "Earthshine"
chronique Tides From Nebula - Earthshine

Beaucoup de choses se passent en 2 ans dans le monde de la musique, Tides from nebula avait sorti Aura en 2009 et avait provoqué sa petite sensation dans le monde post-rock. Sans révolutionner, sans bouleverser, le groupe réussissait à toucher et passionner.

 
Mais en 2011, ce qui lassait déjà pas mal de monde en 2009, ennuie profondément aujourd'hui.
Pourtant ce n'est pas faute de la part des polonais de rechercher le spleen suprême, l'effet flottant, le songe musical dans une ambiance légère. 
D'ailleurs tout cela ne nous empêche absolument pas de profiter de supers passages tenus par de grosses ficelles post-rocko-islandaises.
Dommage, les polonais restent cloîtrés dans un style bien connu alors que sur Aura ils nous intéressaient plus facilement.
 
Cette fois-ci, l'aspect progressif semble avoir été abandonné au profit d'un gros travail sur des ambiances multi-visitées et trop peu revisitées. On se retrouve donc face à un album plutôt décevant quand on connaissait leur premier album : les guitares étaient plus lourdes, les compos avaient une plus grande profondeur.
Earthshine ne fait qu'effleurer, caresser l'auditeur sans jamais l'emmener loin si ce n'est vers des contrées que nous sommes usés de parcourir.
 
Par contre, dans la réalisation, difficile de reprocher la production d'une grande qualité, de trouver des maladresses dans la construction des morceaux : Tides from Nebula est un groupe talentueux qui semble utiliser ses aptitudes sous un mauvais angle.
A vrai dire, cet album manque de rythme, manque d'explosivité, et se révèle trop plat sur la longueur là où les prédécesseurs du genre savaient nous faire voyager.
Si au départ on se lance avec de bonnes intentions, les 19 minutes concentrées entre les pistes 3 à 5 ne décollent jamais. "Siberia" nous donne de faux espoirs après 5 minutes qui montent... Puis retombent comme un soufflé. 
 
Au premier abord, cet album semble parfait pour offrir une B.O au paysage qui défile durant un voyage en train, ou pour clôre une longue et stressante journée. Mais après quelques minutes on risque de sentir ses paupières lourdes. C'est d'autant plus dommage que prises individuellement les compositions sont bonnes (la conclusion avec la guitare acoustique de "Cemetery of frozen ships" est superbe), mais risquent aussi de soigner les insomnies les plus difficiles.
 
Dans son ensemble, Earthshine n'est pas mauvais... Sans être bon, malheureusement.
photo de Tookie
le 15/12/2011

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