Warkunt - Of ruins and agony

Warkunt - "Of ruins and agony "
chronique Warkunt - Of ruins and agony

Le premier brouillon de cette chronique de Warkunt commençait par un message grognon dans laquelle j'en voulais terriblement à Great Dane de ne pas se renouveler, de s'en tenir à un death hyper convenu, et, parfois, de remplir son catalogue avec des sorties plutôt dispensables.

Mais faire le procès du label lorsqu'il propose une sortie comme celle de Warkunt, c'est aussi con que de bêcher l'eau d'une piscine : si Warkunt n'excite pas le "révolutiomètre musical", Of ruins and agony n'a rien d'une sortie médiocre ou dispensable.

 

Cette chronique pourrait se limiter à un familier : "On prend cher".

Mais peu de lecteurs s'en contenteraient pour être convaincus. Pourtant, parler de Warkunt se limitera à l'éternel vocabulaire que l'on peut lire dans n'importe quel article traitant du death-metal : on a là un représentant extrêmement classique.

Le classicisme n'exclut néanmoins pas l'efficacité.

 

Fort d'un son moderne et clair, chaque musicien apporte sa pierre à un édifice foutrement bien branlé.

Que cela soit par la batterie, particulièrement en valeur, ou les deux guitares, on s'en prend plein la gueule et les esgourdes. 

Encore une fois, le jeu de chacun va chercher chez les boss du game : Morbid Angel, Death

C'est old-school mais ce n'est pas de copie pour autant : le groupe sait écrire des compos dans le simple but d'être "lourd, brutal, gras, violent, rapide".

(Quand j'te disais que le champ lexical allait être traditionnel...)

 

Sauf que les mots ordinaires ne permettent pas de souligner la réussite dans le conformisme, tout en développant une personnalité. Warkunt transforme pendant 8 pistes, des ondes musicales en véhicule de terrassement. L'impression que le rouleau compresseur écrase les tympans, que le marteau de l'appareil auditif tabasse un coin de cerveau.

C'est tout con, mais Warkunt joue du death comme si c'était sa seconde nature, comme si c'était inné, comme s'il n'avait pas à forcer son talent.

 

Alors oui, on peut écouter ce disque et le terminer en se disant que des "comme ça, on en a plein ses tours GNEDBY (les range CD d'Ikea)" mais des albums qui font le job aussi proprement et efficacement, ça fait toujours du bien et ça rend tout de suite ce genre de sortie salutaire et rassurante sur l'état de forme du death (même dans sa forme la plus "classique") en France...

photo de Tookie
le 13/02/2019

2 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 13/02/2019 à 09:34:47

Le blase du groupe est très classe.

cglaume

cglaume le 13/02/2019 à 11:24:17

"c'est aussi con que de bêcher l'eau d'une piscine"

J'ai gloussé en plein déjeuner devant l'écran :D

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