Skeletonwitch - Forever Abomination

Chronique CD album (32:06)

chronique Skeletonwitch - Forever Abomination

Aux premières écoutes de Forever Abomination, la 1ere réaction de Bibi ce fut grosso modo: « C’est chouette tiens: ça faisait un bail que la filière heavy black & thrash ne nous avait pas ainsi balancé la purée! ». Bah ouais, c’est que ça commence à dater la grande période des Witchery, Bewitched & co!

 

Sauf que Skeletonwitch – groupe américain resté jusqu'alors à 1000 lieues de mes capteurs à bonne came – sort avec ce 4e album un peu plus qu’une offrande supplémentaire sur l’autel de la bonne vieille époque où Maiden, Venom, King Diamond et Sodom formaient une grande famille incestueuse où le petit cousin sataniste se tapait sans complexe sa MILF de grand-mère heavy. A vrai dire, Skeletonwitch ne se contente pas de rester dans un créneau bien déterminé, mais il tape aussi bien dans le black/thrash’n’speed  rétro que dans le black hyper mélodique à la Thy Serpent, dans le black’n’roll qui fait taper du pied ou le black/death houleux-glacé-mais-mélo à la Dissection (ne manque au tableau que le black&decker en fait…).

 

Et dans cette pochette surprise remplie ras la gueule de mini-tubes explosifs (« Of Ash and Torment », « Rejoice in Misery », « My Skin of Deceit » et « The Infernal Resurrection » putain!), nos américains s’ébattent avec une insouciance et un enthousiasme qui ne sont pas sans rappeler le traitement que Rumpelstiltskin Grinder fait subir au thrash afin de le remettre au goût du jour. Ça sent le sain œcuménisme et le plaisir de faire la teuf. C’est blindé de riffs de tueur (sur « Choke Upon Betrayal » maman!) et gorgé de mélodies pas niaises. Ça alterne entre l’énergie presque punk du vieux thrash US, des élans pleins d’un entrain guerrier bon enfant, des décollages épico-viking chargés de mélancolie positive, des flashbacks heavy-speed à twin juteuses et des gros sprints poignée en coin. Et ça n’hésite pas à aller emprunter un coup dans le doom teinté de spleen (la fin de « Cleaver of Souls ») ou le bon vieux Dark Tranquillity des familles (au milieu de « My Skin of Deceit »).

Bref, ça sue le metal par tous les pores, et c’est ça qu’c’est bon les aminches!

 

Ce genre d’album – et attention hein, lumière rouge clignotante et alarme stridente: ce qui suit n’est pas une remarque désobligeante style « voilà un album pop corn / kleenex de plus ». ‘a y est j’ai fini l’aparté, on peut reprendre le cour normal de cette phrase – ce genre d’album, disais-je, s’écoute sans besoin d’une longue préparation mentale, sans développer d’analyse métaphysique sur son impact au sein de la scène actuelle, bref: sans prise de tête aucune. C’est la bande-son idéale du trajet aller vers le festoche des vacances. C’est l’album qui mettra tout le monde (réfractaires aux shrieks black/punk acides exclus) d’accord. Et cela ne signifie pas pour autant que Forever Abomination fait des compromis ou propose de la soupe tiédasse prédigérée: non, la bête est plutôt du genre à balancer de bons petits brûlots aussi accrocheurs que variés, sans tartiner d'épaisses couches de chant clair ni recourir à de la mosh-part sponsorisée par Vivelle Dop®.

 

Alors bordel, vous attendez quoi pour vous arroser les écoutilles avec cette bonne grosse dose d’EPO metallique? Allez-allez-allez...!

 

 

 

 

La chronique, version courte: un bon petit melting pot black/thrash/heavy mélodique et speedé aussi accrocheur qu’enthousiasmant.

photo de Cglaume
le 06/02/2012

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 06/02/2012 à 15:28:25

Avec un lien audio qui marche, c'est mieux !

Domain-Of-Death

Domain-Of-Death le 11/02/2012 à 14:33:47

C'est vrai que ça transpire la bestialité bien comme il faut !! Et en live ils ont la gueule qui va avec! Très bon album ;)

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