Waverly Station - Dragons & Unicorns

chronique Waverly Station - Dragons & Unicorns

A vouloir être sympa et poli on passe parfois pour niais. Waverly Station va devoir se dépêtrer de cet ennuyeux amalgame pour leurs prochaines sorties. Ce Dragons & Unicorns lorgne dangereusement vers le public averti, tout heureux de retrouver les balises qu’il ne connaît que trop. Les toulousains nous plongent dans le grand bain metalcore chanmé avec des passages calmes. C’est ce que nous apprend la bio et… On a envie d’en rester là. Grave erreur ?

 

La plage titulaire qui ouvre cet EP n’arrange rien à l’affaire, c’est juste… Plat. Plage 2, « A.L.W.Y.S  Part one (one million roads) », curieux compromis entre growls écorchés, un riff entêtant et basse presque new-wave, mais ne vous méprenez pas, on a droit à un gros morceau de metalcore, avec les chœurs, le phrasé calme et tout le toutim, en plus la mayo monte plutôt bien. Je me le repasse pour la troisième fois d’affilée. « Caprica Si-X » est probablement le titre avec lequel le groupe a pris le plus de plaisir et ça se ressent, ça bastonne. Alors oui, c’est archi-couru comme formule, mais la voix féminine apporte un je-ne-sais-quoi entendu autrefois chez Portobello bones et ça tombe bien, le reste est à l’avenant. Pourquoi, j’ai ce sourire béat sur ma tronche ?

 

Le truc en plus chez Waverly Station, c’est cette idée monomaniaque d’entretenir un riff sur chaque titre, le guitariste prend un plaisir malin à dérouler cette petite mélodie qui te traverse de part en part et qui ne te quitte pas. Faites l’expérience, vous verrez comme ça s’incruste dans le cortex. « Over the hills and far away » n’atteint pas ses prétentions de départ, celles d’être un faux-titre de Faith no More, on ne leur en tiendra pas rigueur, on l’oubliera tout comme la plage éponyme.

Deftones serait la grande passion des toulousains, « A.LW.Y.S Part two (one million places) » est là pour nous le rappeler avec un brin de nostalgie même.  Au final, on a droit à trois bons titres sur cinq, rien de mal fait, cette impression de « gentil » qui s’estompe peu à peu et une date avec Rosetta qui a dû dissiper tous les doutes.

photo de Eric D-Toorop
le 05/01/2012

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