Youth Avoiders - Youth Avoiders

Chronique CD album

chronique Youth Avoiders - Youth Avoiders

Attention : Chronique bancale en mode « report de concert approximatif avec presque deux ans de retard ».

 

Il y a deux ans environ,  je voulais aller voir Death To Pigs pour la sortie de leur dernier album. Ils étaient programmés en concert gratuit (ça a son importance) dans un rade de ma ville d’adoption. J’arrive devant le bar et on me dit que le groupe a annulé pour cause de paternité imminente d’un des membres, mais on me précise aussi que le groupe a été remplacé au pied levé par un groupe parisien : Youth Avoiders, que je ne connais ni Dave ni d’Adam. Le concert étant gratuit, ma légendaire pingrerie n’est pas bousculée et une fois ma décéption ravalée, je rentre, assez circonspect, il faut le préciser, dans le bar. Le groupe est en train de s’installer et la première impression est un groupe assez jeune, plutôt looké (On dénombre au moins 2 jeans slims et un perfecto dans le groupe, c’est dire…). En Ajoutant à cela la provenance des musiciens (La capitale ou sa proche banlieue) et ma mauvaise foi (bientôt) légendaire, j’étais à deux doigts de déguerpir. C’était quasiment plié ; J’allais regarder 5 minutes de punk mal joué par des anciens baby rockers, finir ma bière un sourire de vieux briscard blasé au coin des lèvres, et rentrer sagement chez moi.

 

Et puis le concert à commencé.

Là, j’ai directement remballé mon sourire en coin.

Puis, j’ai posé ma bière avant qu’elle ne tombe sur le sol.

 

Car, comparativement à ce à quoi je m’attendais, ce que j’avais devant les yeux et dans les oreilles relevait quasiment du petit miracle :  

 

Imaginez Minor Threat en train de reprendre le premier album de The Hives, et vous aurez une idée assez précise de ce que peut donner Youth Avoiders en concert : une  dynamique folle, une cohérence certaine, et des influences bien digérées.

Aucun morceau en dessous de 200 bpm, aucun morceau de plus de 2 minutes. Des lignes de guitares cristallines sur du punk hardcore mélodique bien speed (et bien joué, ce qui n’est pas toujours le cas). On pense aussi à Robert Quine (un des meilleurs guitaristes de rock de la galaxie. Si si, écoutez Richard Hell and the Voidoids pour voir…) qui s’invite chez Circle Jerks, à un mix improbable entre Television et Limp Wrist (Je sais, je vais trop loin..). Ce soir là, le concert a duré 25 minutes, sans première partie, mais je suis rentré à la maison rassasié et  le sourire aux lèvres.

 

Le disque est à l’avenant, débordant d’un mélange de rage et d’espoir juvéniles. Le tour de force réside aussi dans le caractère pointu de cette musique, hyper référencée (une partie des chroniques que j’ai trouvé sur le net fait d’ailleurs référence à d'obscurs groupes punks inconnus au bataillon) mais finalement le résultat est accessible et fédérateur.

 

En bref, un très bon disque de punk, qui pue la jeunesse et transpire la niaque. Un disque qui me ferait presque aimer les jeans slims et les parisiens, c’est dire !

 

Et parce quand on est classe, on l’est jusqu’au bout, l’album est en téléchargement libre sur leur bandcamp.

photo de Crousti boy
le 28/02/2014

4 COMMENTAIRES

Geoffrey Fatbastard

Geoffrey Fatbastard le 28/02/2014 à 11:08:12

cool c'te plaque

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 28/02/2014 à 13:08:33

Minor Threath + The Hives + Circle Jerks = miam !!
ps : moi aussi j'ai un perf alors bon hein euh !

daminoux

daminoux le 28/02/2014 à 13:51:01

mais pas de slim mon crom....
C'est album est un pure instant de fraicheur.....

pidji

pidji le 28/02/2014 à 23:03:06

J'écoute là, c'est pas mal en effet

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