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Les interviews Fred Estby - Interview du 21/08/2017

Fred Estby - Interview du 21/08/2017 | COREandCO

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Fred Estby

Les interviews Fred Estby
Fred Estby

Ça y est, je peux le dire, en plus de faire une super musique, les suédois sont super bienveillants. Enfin surtout ceux que j'ai rencontré. Après Nicke Andersson et Tobias Egge, c'était maintenant au tour de l'autre légende du death metal suédois, Fred Estby, d'en faire la démonstration. Bien entendu nous avons échangé sur Dismember, dont il est le fondateur, mais également sur une grande partie de son parcours qui par plusieurs chemins croise celui de Nicke Andersson, le sujet de ce dossier 2017. Pas besoin d'en dire davantage car toute l'histoire se trouve ci-dessous, alors bonne lecture. (english version below)

 

Comment expliquer une si longue amitié et autant de collaborations avec Nicke ? Quand je lui ai demandé, il m'a juste répondu « parce que nous sommes amis ».

 

Tu sais, je le connais depuis que j'ai 13 ans, et sur de nombreux points nous sommes assez « semblables », ce qui est, je pense, une bonne chose. Je le comprends, il me comprend. Maintenant que je vis à New York, et que lui est bien occupé en Suède, et j'ai été sondier à plusieurs endroits et pas mal tourné avec d'autres groupes, du coup on se voit moins mais ça ne change rien. Avant de m'installer ici j'étais constamment avec lui sur la route comme j'étais impliqué dans Imperial State Electric dès le premier jour. Quand il a quitté les Hellacopters et moi Dismember on a monté un studio ensemble. Je l'aidais à s'enregistrer, ce qu'il fait d'ailleurs maintenant très bien car il apprend tellement vite, et est tellement bon à la production. Je me suis occupé du son pour ISE pendant plusieurs d'années. On refaisait à nouveau pas mal de choses ensemble. Alors si maintenant on ne se voit pas pour un moment, ce n'est pas grave. Quand on s'appelle c'est comme si on s'était vu la veille. C'est l'essence de ce qu'il a dit, nous sommes amis, et ce depuis que l'on a 13 ans. Et ça ne changera jamais.

 

Oui tu parles d'une « véritable » amitié, connaître l'autre, et pas forcément besoin de s'appeler tous les jours

 

Oui, c'est ça. Et quand on se parle, comme on le fait là, ça dure 2 heures ! Du coup on doit, plus ou moins, le « planifier » (rire).

 

Pour ceux qui ne connaissent pas les liens entre vous, Nicke joue de la basse sur la première démo de Dismember, de la guitare sur le premier album, a dessiné le logo du groupe et les visuels des démos, on lit même sur le livret du premier album : “Special thanx to; Nicke Andersson (for everything, without you we wouldn't exist. You are the best – Fred)”. Mais, comment se fait-il que vous ne jouiez pas dans le même groupe ?

 

En fait j'ai joué avec lui dans son premier groupe punk. Lui et Kenny (future basse des Hellacopters) avaient un groupe de punk. J'ai changé d'école et je me suis retrouvé dans la leur. Je jouais un peu de guitare alors ils m'ont demandé de… car même si j'étais pas mal dans le foot et le hockey sur glace, et eux non car ils ne faisaient que de la musique, j'étais également déjà bien intéressé. Et très peu de kids étaient dans la composition. Quand j'ai rencontré Nicke, il était si créatif, il jouait de la batterie, de la guitare, il avait plein d'idées, il écrivait des chansons… il était… quelque chose que je n'avais… je n'avais jamais rencontré quelqu'un de si créatif de mon âge. Alors bien sûr j'ai dit oui, que c'était mortel ! Son père était conducteur de poids lourds, alors il avait, dans cet espèce d'entrepôt où il pouvait garer son camion, un espace où il avait acheté à Nicke un kit de batterie des quelques amplis pour que l'on puisse répéter les week end. C'est comme ça que ça a commencé. Nicke et Kenny étaient à fond dans le punk rock, de mon côté, toutes les personnes que j'avais fréquenté avant de les rencontrer étaient dans le heavy metal. Alors j'ai apporté mes plans heavy metal et eux m'ont montré beaucoup de punk rock dont je n'avais jamais entendu parlé. Il y avait pas mal d'échanges de styles musicaux. Mais Nicke était si créatif, toujours à composer, toujours à jouer, une véritable force créative, dont j'ai pu, en gros, profiter.

 

Oui cela a dû te guider pour être créatif, pour composer...

 

Exactement. C'est plus difficile quand tu n'es pas entouré de personnes inspirées. Tu dois tout faire seul, et tu n'as personne avec qui parler, échanger, sur les idées que tu peux avoir. Quand on a commencé à sortir, et à écouter différentes sortes de musiques, on a commencé à aller à des concerts ensemble. Nous étions encore jeunes du coup nous ne pouvions pas aller à tous les concerts, car tous n'étaient pas « tout public ». Seule la scène punk l'était. C'est donc par là que nous avons commencé. Bien sûr tu pouvais voir Kiss, DIO, et on y allait aussi, ou Mötley Crüe, mais c'était des « gros » concerts. Tu ne pouvais pas approcher les musiciens, plus âgés que nous. Kiss, Ozzy Osbourne, Judas Priest, ils étaient si éloignés, tu ne pouvais pas les approcher, leur parler, ou jouer avec eux.

 

C'est davantage comme aller au théâtre ou au cinéma, et vous aviez besoin de quelque chose de plus « vrai »

 

Quand tu voyais un groupe à Stockholm et que c'était du punk, de la même ville, plus vieux de juste quelques années, il n'y avait pas de problème pour leur parler. La scène punk était meilleure dans ce sens où ils échangeaient avec ceux qui venaient au concert. Tu pouvais même essayer leurs guitares, où monter sur scène, et tout simplement leur parler. C'était une communauté différente, vraiment bien, et sympa également. Beaucoup de ça s'est retrouvé… dans la naissance de la scène death metal de Stockholm. C'était « do it yourself », comme le punk, parce qu'il n'y avait pas d'autre moyen. Cette musique, pour ceux qui venaient du heavy metal, était inintéressante, ils n'y portaient pas attention, tout comme à ces « kids » jouant cette sorte de metal très brutal. Ils n'en avaient rien à faire et pensaient que c'était ridicule.

 

Toutes ces personnes, de Nihilist, Carnage, et des groupes à venir… vous étiez une nouvelle communauté avec la même notion de partage

 

Oui c'est ça. Et le tape-trading a aussi rendu l'ensemble intéressant. Tu pouvais échanger avec des personnes de Norvège, du Japon, des Etats-Unis… Tu pouvais avoir des cassettes de groupes qui n'étaient pas connus. C'est très « punk » tout ça, non ?

 

Bien sûr ! Échanger de la musique, des idées, du temps...

 

Oui, et c'était nécessaire, parce qu'en Suède il y avait une bonne culture d'accompagnement financier pour les jeunes qui voulaient faire de la musique. Tu pouvais avoir une salle de répétition pour trois fois rien. Si tu le voulais tout était mis à disposition, mais d'un autre côté c'était assez compliqué de sortir de ce mode de fonctionnement, et répéter dans le but de faire des concerts était une toute autre histoire. Bien sûr tu pouvais échanger avec d'autres personnes, au magasin de disques par exemple, mais de savoir que tu pouvais avoir des démos des Etats-Unis, ou du Japon, dont personne n'avait encore jamais entendu parler, ça c'était vraiment nouveau. Tu pouvais aussi trouver un fanzine ici ou là, mais ils mettaient du temps à sortir alors ça prenait du temps pour découvrir de nouvelles choses. Alors que pouvoir échanger des cassettes directement avec Chris Reifert (Death, Autopsy), ou quelqu'un au Japon, ça te donnait la sensation de pouvoir faire plus. Si c'était possible d'atteindre ces personnes, en leur envoyant des démos et en recevant les leurs, et même si ça prenait quelques semaines comme c'était envoyé par la poste, de savoir que tout cela était possible nous faisait comprendre qu'on pouvait le faire, qu'on pouvait faire des concerts. Alors nous sommes allés dans les salles punk où tout le monde pouvait jouer, il y en avait peut-être 2 à Stockholm. On a commencé par là. Ensuite nous nous sommes mis à convaincre le youth club où l'on répétait que l'on était prêt à faire des concerts… et qu'ils devraient en organiser pour les groupes qui y répétaient également. Ils ont réservé la cafétéria du lycée pendant les vacances de pâques et on a ramené 4 groupes pour jouer. Ces adultes étaient sympas mais ne comprenaient pas vraiment, s'ils ont quand même permis que ça se produise, il fallait que l'on soit la force motrice.

 

Toi et Nicke avez commencé à tourner très tôt avec Dismember et Entombed, avec le temps cela ne te paraît pas « étrange » d'avoir été sur la route si jeunes ?

 

Si, mais Nicke et moi n'avons pas terminé le lycée. On a commencé à travailler à la place. Lui a commencé 1 an avant moi. J'ai essayé le lycée, mais ça ne me convenait pas, et comme je voyais qu'avec son boulot, il gagnait de l'argent qu'il utilisait pour enregistrer des démos, pour acheter des cassettes, pour les envoyer partout, imprimer des t-shirts… Il fallait que je fasse pareil, avoir mon argent, faire comme lui, et former mon propre groupe. Alors c'est ce que j'ai fait, j'ai quitté le lycée, et j'ai avancé. Le plus motivant était de voir que des groupes comme Morbid Angel, Carcass, Napalm Death, tournaient dans toute l'Europe. Alors on voulait le faire aussi. On voulait partir en tournée pour jouer notre musique, et pas seulement en Suède. On voulait aller en France, en Allemagne, en Angleterre… Mais c'est quelque chose qui demande beaucoup d'efforts. Aussi il y avait quelques labels qui commençaient à arriver. Earache, Nuclear Blast, Century Media, et ils étaient bons. C'était également une bonne chose. De jeunes personnes qui ont vu qu'elles pouvaient vendre cette musique. Alors ça s'est développé ensemble, à force de collaborations. Il ne faut pas non plus oublier House Of Kicks en Suède qui était un disquaire où Nicke et moi avons travaillé à plusieurs moments. Ils y croyaient. Shaking Brain Records également. Ils avaient un fanzine, et aussi un magasin de disques, et puis ensuite une distribution. Toutes ces personnes étaient aussi jeunes que nous, plusieurs venant plus ou moins de la scène punk, et elles ont compris que cette musique pouvait suivre le même chemin. Mais ce qu'il manquait c'était un réseau de distribution. Les grosses compagnies ne voulaient pas de Earache ou Nuclear Blast, cette musique ne les intéressait pas. Les disquaire en avaient besoin sinon ils ne pouvait avoir les albums qu'en import, et les prix des imports étaient improbables comparés aux prix des autres disques. Cela coûtait très très cher d'acheter ces disques en Suède, même quand ils ne venaient que d'Allemagne. C'était absurde. Il fallait un réseau de distribution, et il est arrivé. D'un coup tu pouvais acheter partout et à prix normal les disques de ces labels.

 

Cela dû être important de savoir que des personnes de tout âge et de partout dans le monde croyaient en cette musique ?

 

Oui, il y a eut beaucoup de personnes à s'unir pour que ça arrive, ce qui est plutôt cool.

 

Savais-tu, et qu'as-tu ressenti, quand Nicke a quitté Entombed et le death metal pour faire des Hellacopters son groupe principal et jouer du rock ?

 

Il était tellement enthousiaste pour les Hellacopters. Entombed avait beaucoup tourné… vraiment beaucoup, quand ils ont fait l'album « To Ride... » ils avaient un nouveau manager… ils signaient sur Music For Nations... beaucoup de choses ont fait que l'album a mis du temps à sortir. Nicke s'est mis dans les Hellacopters, et c'était un retour aux sources. Ils ont enregistré un album en 24 heures. Ils ont enregistrés des 7'. J'ai enregistré leur premier, on l'a fait en un après midi dans le local de répétition. C'était porté par un « faisons le, faisons le rapidement, pas besoin de passer des semaines en studio ». On a beaucoup répété, ils ont répété énormément, au moins 5 jours par semaine. C'est ce qu'on faisait tous, Entombed, Dismember, Hellacopters...répéter un max, répéter, répéter, tous les jours. Et ils ont enregistré plusieurs 7'. Ils étaient du style « ah, on peut enregistrer des 7', ça intéresse les gens ? », « alors faisons-le, et faisons un concert demain », et comme nous étions maintenant plus âgés c'était plus facile d'organiser des concerts en ville. Tu pouvais jouer dans des petits clubs et plein d'amis venaient. C'était un peu comme la naissance d'une deuxième « scène ». Tout du moins à Stockholm. C'était presque vital parce qu'à l'époque le death metal avait un peu atteint son sommet et c'est le black metal qui était le nouveau « truc ». Tranquillement et intelligemment, Nicke, avec d'autres personnes qui venaient davantage de la scène garage, ont eux mêmes apportés ce nouveau souffle, un peu comme ce qui s'était passé à Detroit à la fin des années 60 - début des années 70. C'était comme la renaissance d'une ancienne scène, essentielle, qui datait d'avant le punk rock. C'était très cool, simple, efficace, très « faisons le maintenant, si on veut enregistrer un morceau, on l'enregistre tout de suite, si on veut faire un concert, on fait un concert »...

 

Oui Entombed était devenu une machine, dépendant d'une machine encore plus importante, et sûrement hors de contrôle, alors les Hellacopters c'était le retour aux racines, au plaisir de faire de la musique, et de le faire simplement

 

Exactement. À cette époque les labels comme Earache ou Nuclear Blast s'étaient considérablement développés. Ils avaient d'autres groupes qui vendaient davantage, il y avait les groupes « crossover », ceux de black metal, et tu étais supposé faire… de « meilleurs » albums, mais le budget lui n'était pas meilleur. Tu n'avais plus beaucoup d'argent car si tes albums se vendaient, ils ne se vendaient pas assez. Le label a grandi, mais le budget pour enregistrer un album, lui non. Que répondre à ça ? Je pense que la réponse de Nicke, à tout cet environnement. Aller dans un studio et enregistrer pour trois fois rien, enregistrer 12 chansons en 24 heures, les mixer, et c'était fait. Vraiment comme cela se passait dans les années 60, quand tu enregistrais un morceau, tu faisais le master et tu pressais le disque immédiatement. Le lendemain tu pouvais le sortir.

 

À la même période je crois que les temps étaient également difficiles pour Dismember, votre label voulait que vous changiez votre son et des trucs comme ça. Tu n'as pas eu aussi envie de faire une musique autre que du death metal avec Dismember ?

 

À l'époque, ma façon d'être « punk rocker »depuis mes 13 ans était, plus ou moins, : « et bien quel est le groupe le plus cool du monde ? Motörhead ! Est-ce qu'ils ont changé de style quand un label leur a demandé ? Non. Est-ce qu'ils ont fait marche arrière pour devenir plus commercial afin de vendre davantage de disques et gagner plus d'argent ? Qu'est-ce qu'il ont dit ? Fuck you ! ». J'en ai parlé concrètement avec les membres du groupe, comme quoi nous avions légèrement essayé d'écouter le label pour l'album Massive Killing Capacity, et ça ne nous a pas réussi. Alors que devions nous faire ? Et bien je leur ai dit que j'allais moi même produire l'album, que l'on devait avancer dans notre direction et faire un album plus extrême que ce que nous avions fait jusque là. Je m'en suis occupé personnellement, je me suis occupé des parties studio, et je savais ce qu'il y avait à savoir comme j'avais travaillé pendant maintenant quelques années aux studios Sunlight. Donc, pas besoin de producteur, je suis le producteur. Nous étions aussi bon que nous puissions être en temps que groupe. Alors quand nous nous sommes demandés ce que nous allions faire, tout le monde a répondu « du death metal ». et c'est ce que nous allions faire ! Comment devions-nous appeler l'album ? Death metal, évidemment ! Et tout le monde pouvait aller se faire voir, rien à faire si cette musique était populaire ou non, ce n'est pas pour cela que nous avons commencé à en jouer, pour devenir « populaire ». On joue ce style de musique parce que c'est ce qu'on aime. Et on avait encore de bonnes ressources en stock. Alors nous nous sommes remis à répéter comme des damnés ! Et puis aussi, faire des concerts à cette époque n'était pas si facile parce que les gens ne voulaient voir que des goupes de black metal. Donc nous étions parti pour faire un nouvel album, et quoi que le label aurait pu dire, nous lui aurions répondu de dégager.

 

Ok, c'est donc ce qui t'a fait passer derrière les machines et donné la volonté de produire vos albums, et de revenir au « do it yourself »

 

Oui. J'étais déjà dans la production depuis, 1994 ou 93, j'avais commencé à travailler aux studios Sunlight donc j'avais eu quelques années d'apprentissage. Et puis je savais également ce que je voulais pour ma musique, et ce n'était pas du death'n'roll ou autre chose comme ça, par ce que ça ne collait pas à ce que Dismember devait être. J'ai réalisé, assez brutalement, que nous tous en tant que groupe, n'étions pas une entité destinée à « évoluer ». Que l'on allait rester coller à notre style de musique. C'est ce pour quoi nous avions commencé, pour ne pas évoluer vers quelque chose que nous n'étions pas au commencement. Entombed était différent. Ils étaient davantage destiné à évoluer car ils avaient énormément d'influences, et ils étaient pratiquement en perpétuelle évolution. Pour Dismember, on aime Iron Maiden, on aime Judas priest, on aime Autopsy, on aime death, on aime Dark Angel, on aime Slayer, même Suicidal Tendencies également. C'était les fondations, pour chacun d'entre nous 5. Et c'était ce que nous étions sensé faire, et c'est ce que l'on a continué de faire.

 

Quand je parlais de jouer une autre musique, ça aurait aussi pu être en dehors de Dismember

 

En fait c'est ce que j'ai fait, pendant un moment j'ai fait de la batterie pour un groupe de Stockholm, The A-Bombs. Le guitariste et fondateur du groupe a par la suite joué un peu avec les Hellacopters, Chuck Pounder. Je jouais avec lui juste avant. Mais en fait je n'avais pas le temps, Dismember m'occupait presqu'intégralement. Les enregistrements, les productions, écrire les chansons, s'occuper du business pour le groupe… Alors ça n'a pas duré. Un autre point, nous avions décidé très tôt que Dismember ne serait pas un groupe avec des membres dans 10 autres projets. Ça aurait pris l'énergie de notre groupe. On a donc décidé qu'il n'y aurait pas « d'autres » groupes. Richard (Cabeza, basse) a été avec Unanimated mais Dismember restait prioritaire.

 

Quand est sortie le livre Swedish Death Metal par Daniel Ekeroth, j'ai vu que toi, Nicke, Ola (Lindgren, Grave) et quelques autres l'avaient « supervisé ». N'était-ce pas étrange, et drôle, de revenir sur ces années passées, et d'avoir quelqu'un à écrire à leur propos ?

 

Totalement ! C'était drôle. Et je pense que c'est une bonne chose qu'il l'ait fait. C'est un moment essentiel de cette scène. Même si ça a un côté « rétrospective », il a fait du bon boulot, et c'était bien marrant de revivre des moments que l'on avait oublié et de devoir s'en remémorer d'autres. Je ne suis pas quelqu'un de très « sentimental », ou , de nostalgique à me dire que c'était si bien en, 1991, car je me souviens autant des mauvais moments que des bons. Quand tu es sur la route, c'est principalement des bons moments de la précédente tournée dont tu rigoles. Mais je pense que c'est une sorte de mécanisme de survie qui se met en place, tu ne te souviens que des bons moments, et tu rigoles des mauvais. Mais quand tu n'es pas en tournée et que tu dois prévoir ce qui va suivre, tu dois te souvenir des mauvais moments, sinon, tu ne pourras t'empêcher de refaire les mêmes erreurs encore et encore.

 

Je crois que vous avez terminé une tournée complètement fauchés, ça a dû être terrible ?

 

C'était la tournée juste après la sortie de l'album Death Metal. C'était la première fois que nous avions une équipe complète, de la pyrotechnie, un sondier, un stage manager, on avait fait une résidence avant la tournée… et quand elle a commencé, le tourneur, ce salopard, n'avait pas bouclé, réservé, les concerts. C'était un désastre. Nous sommes rentrés à la maison, l'équipe n'était pas payée, nous avions des dettes… Un véritable désastre et pratiquement la fin du groupe.

 

Avec les soucis avec Nuclear Blast, tout partait de travers au même moment

 

Exactement, c'était le moment où tu as été sur un label trop longtemps pour leur demander de l'argent, et comme le death metal n'était plus à la mode, ils ne nous ont pas vraiment aidé. Chose que je peux comprendre dans un sens. Et comme il n'y avait pas tant que ça de tourneurs qui s'occupaient du metal, très peu, quand la tournée a coulé on aurait… c'était difficile… mais on aurait voulu trouver un autre tourneur qui nous aurait permis de boucler cette tournée, ou en faire une autre pour faire la promotion de l'album. Mais ce n'est pas arrivé. Et on ne savait plus quoi faire pour la suite. Personnellement j'avais des dettes, un jeune fils, un mariage un peu tremblant, c'était très difficile pour vivre d'un jour à l'autre, et mon activité en tant que producteur n'était pas lucrative, voire ne me rapportait rien. C'était déjà très difficile à cette époque.

 

S'occuper de tout pour Dismember, c'est comme Nicke avec ses groupes, vous êtes tous les deux batteurs, producteurs, paroliers, compositeurs… Le parallèle est évident entre vous deux, en tant que musiciens et en tant que personnes

 

Je crois que nous sommes tous les deux très décidés. Quand on souhaite faire quelque chose on veut le contrôle entier, et seulement le faire à notre façon. Je pense qu'il doit être parfois difficile de travailler avec nous car nous sommes tellement déterminés sur ce que l'on doit faire. On ne va pas prendre un temps de réflexion si quelqu'un nous le demande, si on sent que l'on doit faire quelque chose, toute de suite, on va le faire, peu importe les moyens. Je pense que nous sommes assez similaires à ce niveau. Il est bien plus talentueux que je ne le serais jamais en tant que musicien et compositeur, mais le parallèle est notre commune détermination à ne jamais reculer sur ce que l'on a décidé de faire, qu'importe les conséquences.

 

Etait-ce facile de travailler ensemble, comme sur le premier Imperial State Electric par exemple ?

 

Là c'est différent, on se connaît tellement bien que je saurais si quelque chose le dérange. Et je me tempérerais. C'est son groupe, son projet. Il voulait que je participe car je peux le comprendre, si quelque chose le perturbe, le dérange, il sait que je ne m'imposerais pas dans ce qu'il souhaite. S'il a besoin d'essayer quelque chose sur le moment, on en parlera une fois qu'il l'aura fait, et il me demandera ce que j'en pense, c'est seulement là que je pourrais lui donner mon avis. On se connaît tellement bien, que pareil, quand nous étions en tournée ensemble, j'étais le tour manageur, le sondier, je conduisais le van, il savait que ça pouvait être frustrant pour moi. De même, le groupe a besoin de se donner sur scène, alors je ne vais pas leur dire directement après le concert ce qui n'allait pas. Je leur disais que c'était bien. C'est seulement le lendemain que l'on discutait de ce qui pouvait être amélioré, ou pas. Comme ils ne me critiquaient pas quand je conduisais, faisais leur son, ou parlais aux promoteurs. Ils me laissaient faire mon job car ils ont confiance en moi et j'ai confiance en eux.

 

Était-ce la première fois que tu travaillais sur un disque de rock et non de metal ?

 

Non, j'avais déjà enregistré pas mal de choses différentes avant. Par contre, ce qui est drôle à ce moment, Nicke faisait ses enregistrements, et je faisais les miens, je m'occupais de l'album de mon projet Necronaut, du coup on partageait nos impressions. C'était une période très créative, et très

agréable. Nicke habitait à ce moment en dehors de Stockholm donc j'allais régulièrement chez lui, à une heure de la ville, et on passait la journée à écouter ce qu'il avait enregistré, à voir si je pouvais l'aider sur un point, et ensuite on allait le mixer chez moi. C'était vraiment sympa. Ce fût un long process pour chacun de nous, mais profitable car nous n'avions pas de deadline comme personne ne savait ce que nous étions en train de faire. On préparait deux albums bien différents, un - plus ou moins - solo pour lui, et un pour moi. Et nous avions maintenant notre propre studio ! C'était un peu comme recommencer depuis le début sans savoir où cela allait nous mener. Mais nous nous le sommes permis.

 

Tu es également crédité sur les 2 albums suivant d'ISE, Pop War et Reptile Brain Music

 

Oui, j'étais très impliqué dans tous les albums jusqu'au quatrième (Honk Machine). Pour Reptile Brain Music, Nicke s'est occupé des enregistrements, puis on l'a mixé ensemble. Pour Pop War je me suis occupé avec le groupe de la plupart des enregistrements - ils ont fait des sessions supplémentaires – et on l'a mixé tous ensemble. J'étais impliqué de différentes manières, et c'était chouette parce que j'adore ça. Si on compare les chansons, je pense qu'Imperial State Electric, c'est ce que j'essaie de faire comprendre aux gens - et ne vous méprenez pas car j'aime les Hellacopters, je les aime de leurs débuts jusqu'à leur fin, je les aime tellement et les aimerai toujours - mais je pense qu'Imperial State Electric est encore meilleur. De meilleures chansons, de meilleurs concerts. Surtout Nicke. Regarde-le, il a maintenant 45 ans et il s'améliore, encore, et encore, à chaque fois. Peu de musiciens ou de compositeurs ont évolué comme lui, généralement ils atteignent rapidement leur top ou perdent en qualité parce qu'ils vieillissent, c'est la « norme ». Lui, il continue de s'améliorer, encore, encore et encore. C'est admirable, peu réussissent à faire de même au cours de leur vie.

 

Et pour toi, The Dagger, comment est né ce projet ? (avec Nicke pour le logo et en guest sur un morceau)

 

C'était chouette. Après avoir quitté Dismember, et après qu'ils aient arrêté de tourner pour l'album qu'il ont sorti après mon départ - parce qu'ils tournaient sans cesse, pendant au moins 2 ans, incroyable - j'ai discuté avec David (Blomqvist guitariste de Dismember). On a d'abord fait une sorte de concert anniversaire pour les 20 ans du groupe à Stockholm, et c'est moi qui produisais la soirée. C'était cool, et après cela j'ai dit à David que suite à mon album de Necronaut j'avais beaucoup de musique type « heavy metal » en stock, sans savoir d'où cela venait je voulais en faire quelque chose. Il était partant, et il m'a dit qu'il en avait aussi, des morceaux, des plans… On s'est posé pour se jouer nos riffs, nos plans, nos idées, et directement nous avons cherché un local de répétition et commencé à composer des morceaux. Ensuite ça a pris un peu de temps, le problème pour nous était de trouver un chanteur. À Stockholm tout le monde joue dans 4 ou 5 groupes, et ce n'est pas facile de « recruter » quelqu'un qui est déjà dans un groupe un peu connu. Même si cela aurait été la solution de facilité, de toute façon la personne n'aurait pas pu pleinement participer. Et puis j'ai lu à propos de ce chanteur, via une chronique dans un magazine suédois, Sweden Rock Magazine ou quelque chose comme ça, et il avait l'air de vraiment bien chanter. J'ai écouté leur musique et son chant collait parfaitement à ce que l'on recherchait. Du coup je me suis arrangé pour le rencontrer. Il s'appelait Jani et je ne savais rien de lui, juste un peu plus jeune que nous. Depuis que faire de la musique est mon boulot, depuis maintenant un bon moment, je ne vais plus dans les bars quand je suis en repos. Je reste à la maison, je compose, ou je regarde la T.V. Je ne peux pas être à des concerts 7 jours sur 7. J'ai besoin de reposer mes oreilles, mon cerveau. Mais ce chanteur était terrible. Ça nous aura pris du temps pour le trouver, mais une fois fait, nous étions bon pour enregistrer l'album comme tous les morceaux étaient prêts. On s'est bien marré et tout s'est passé tranquillement. On voulait faire un album comme on n'en avait plus entendu depuis la fin des 70's, ou début 80's. C'est ce que l'on a essayé de recréer, tout en gardant notre style, mais en incorporant toutes les influences de Judas Priest, Iron Maiden, U.F.O, Deep Purple, définitivement Deep Purple, Rainbow... On a vraiment pris du plaisir à le faire, et même si cela a pris du temps à être mis en place, le résultat est réussi. Et puis, ensuite, j'ai pensé (sourire) à bouger pour New York. Je n'avais plus grand-chose qui me tenait à Stockholm, le studio ne me rapportait pas grand-chose, pratiquement rien, je devais être tout le temps en tournée, et comme j'ai rencontré une petite amie de New York, je voulais essayer quelque chose d'autre. Mes enfants sont assez grands pour que je n'ai pas à être derrière eux tout le temps… Donc ça ne pouvait plus continuer. J'ai passé tellement de temps sur la route, j'étais le tourneur de Millencolin et on a passé 2 ans en tournée dans toutes les directions, je m'occupais du son pour les concerts d'Imperial State Electric, j'avais un studio, et une petite amie à New York. Il fallait que je fasse un choix, alors pourquoi ne pas essayer une nouvelle direction ?

 

Oui, plutôt maintenant que jamais ! Tu travailles aujourd'hui dans une salle de concert je crois ?

 

Depuis pratiquement 6 mois je suis le régisseur général d'un club de 500 places à Brooklyn, le Brooklyn Bazaar. Il y passe de tout, du rap au heavy metal, du punk, du hardcore, et toutes sortes de soirées. C'est bien, c'est moi qui m'occupe de l'ensemble, je m'occupe du son, je répare le matériel, et tout ce qui va avec.

 

Donc toujours dans la musique

 

J'étais inquiet en arrivant, comme tout le monde allant dans un nouvel endroit, alors plus particulièrement en allant à New York… c'est facile de trouver un job, mais c'est compliqué d'en trouver un qui te permette de vivre correctement. Les gens ici, et c'est une bonne chose, se souviennent de toi si tu as passé du temps avec eux, si tu t'es investi et que tu as aidé à ce que le business fonctionne, ils ne te jetteront pas, il y a une sorte de loyauté. Par contre le problème, dans le milieu de la musique, c'est de gagner assez d'argent. C'est très difficile car il y a tellement de salles, tellement de concerts tous les soirs. Il faut vraiment être persistant. Au début je pensais à essayer d'autres jobs, mais c'est au son que je suis bon. C'est ce que je sais faire, et c'est ce que je fais depuis maintenant 25 ans. Du coup c'est assez difficile pour moi de faire quelque chose de complètement différent. Je l'ai fait par le passé quand j'étais à Stockholm, entre 2 tournées et avant que j'ai un studio, mais ça n'a jamais vraiment fonctionné. Je pouvais le faire pour un moment mais je retournais toujours à la musique. C'est une si grosse partie de moi que je ne peux pas la laisser de côté.

 

Faire des enregistrements en studio, sans forcément partir en tournée, ne te manque pas ?

 

Si. Beaucoup. J'en parlais justement hier à ma femme car je n'ai même pas une guitare ici. Toutes mes affaires sont en Suède, et quand il a fallu vider le studio je n'ai même pas pu y aller, car comme je suis en attente de la carte verte pour pouvoir rester aux Etats-Unis, si j'étais parti je n'aurais pas été certain d'être autorisé à rentrer. J'ai été obligé de vendre pas mal de matériel à et par des amis, c'était assez difficile pour moi, mais il m'en reste encore. J'ai encore des guitares, des parties de batteries, des équipements de studio, stockés dans un entrepôt à Stockholm. Ça me manque, mais je ne peux pas les récupérer. Donc, j'en parlais à ma femme hier et elle m'a encouragé à aller en acheter une, plutôt que d'en parler ! Mais j'étais davantage dans le fait d'économiser, de mettre de l'argent de côté, parce que si tu perds ton job tu as intérêt à avoir des ressources. Comme je n'ai pas la carte verte, pour moi la seule façon d'avoir de l'argent c'est de travailler. Mais au final je suis allé en acheter une, car aujourd'hui j'ai énormément de musique qui ne demande qu'à sortir, si tu vois ce que je veux dire.

 

J'espère que l'on va pouvoir écouter de tes nouveaux morceaux bientôt !

 

Oui, moi aussi ! Actuellement je suis à voir comment nous allons ressortir les albums de Dismember, et l'album de Necronaut car il ne faut pas l'oublier. J'ai encore des morceaux de prêts, j'en ai écouté plein aujourd'hui. Et il y en a plein d'autres que j'ai envie d'écrire et de finaliser, je ne sais pas ce que ça donnera, mais on va voir !

 

Et réenregistrer des morceaux ou albums ?

 

Non, juste ressortir, car tous les albums de Dismember ne sont plus disponibles. En tant que Dismember nous possédons les droits des morceaux, donc nous sommes en train de voir ce que l'on va faire, mais il faut que l'on voit qui pourrait s'en occuper, et tout le reste. Ce sont beaucoup de choses dont il faut s'occuper.

 

Bonne nouvelle, car les rééditions vinyls sur Back In Black n'était pas vraiment terribles.

 

Ce sont des bootlegs ! Back In Black, c'est Plastic Head. J'ai demandé à Steve ce que c'était cette histoire, de quel droit ils sortaient des disques de Dismember, en plus de si mauvaise qualité. Personne ne m'en a parlé, ni a aucun membre du groupe. Il m'a répondu que c'était Regain Records qui l'avait fait. Chacun s'accusait. Ces personnes n'ont pas le droit de faire ce qu'elles ont fait, sauf si il y avait eut un contrat, elles ne pouvaient pas le faire sans accord du groupe, et elles ne possédaient pas les droits pour le faire. Je n'ai pas vu un centime sur ces disques.

 

Incroyable, de même avec ces t-shirts non officiels que l'on peut trouver sur Internet

 

Je sais ! Du coup, l'été dernier j'ai sorti des t-shirts avec le visuel de la première démo pour que les gens voient qu'il y avait une page officielle Dismember sur Facebook et Instagram, et que c'était nous personnellement qui nous nous en occupions. N'achetez pas des t-shirts pirates. Ce n'est qu'une question de savoir qui va sortir les rééditions, de qui va s'occuper du merchandising comme c'est impossible de m'en occuper seul. Si j'ai pu m'occuper d'un modèle de t-shirt, et ça a super bien fonctionné, je n'ai pas la place ici à New York pour m'occuper et stocker du merchandising, ou des rééditions. Et je n'ai pas non plus l'argent pour le faire. Mais on va voir ce que ça va donner, si je m'en occupe personnellement, ou avec le groupe, ou si on va pouvoir signer un deal avec un label… on verra !

 

Pour terminer, peux-tu nous dire quel est ton album préféré des Hellacopters, d'Imperial State Electric et d'Entombed ?

 

Oh pas facile ! Pour les Hellacopters, je dirais, et ce n'est pas facile, que High Visibility est mon préféré. Sur cet album tout s'assemble, tout fonctionne, il est un peu plus « propre », mais quel album ! Pas un morceau de remplissage, parfait du début à la fin. Pour Imperial State Electric, je trouve leur dernier album (All Through The Night) fantastique, et j'aime Reptile Brain Music… Je les aime tous, c'est trop difficile de n'en choisir qu'un seul, car ils sont tous bons au même niveau ! Si tu écoutes les chansons, je n'en trouve aucune de mauvaise sur aucun des albums. C'est assez unique je pense. Pour Entombed, je dirais… le premier est bon, mais...Clandestine est bon également… mais, c'est je crois Wolverine Blues que j'écoute le plus.

 

Et une collaboration, un moment avec Nicke dont tu es le plus fier, ou le moment le plus drôle ?

 

Le moment drôle était le fait que j'enregistre le premier 7' des Hellacopters. Et ce qui en fit ma fierté, c'est que Nicke voulait faire quelque chose, il était dans Entombed qui était « gros » à ce moment, il voulait revenir aux sources, et c'est à moi qu'il a demandé pour l'accompagner. À ce moment je n'étais même pas bon pour faire des enregistrements, vraiment je ne savais pas ce que je faisais ! Mais il m'a quand même demandé. Il était persuadé que j'y arriverais, et que ce serait vraiment drôle qu'on le fasse ensemble. C'est ce genre de choses, ce moment vraiment chouette de revenir à ce que l'on faisait quand on avait commencé à jouer du punk rock ensemble à nos débuts.

 

Merci pour ce moment et toute cette musique !

 

Merci pour ton soutien !

 

 

> (raw) english <

 

How can you explain such a long friendship, with so many collaborations among time? When I asked Nicke, he told me, “because we're friends!”.

 

You know what, I know Nicke since I was 13, we are kind of “alike”, in many senses, which I think is a good thing. I understand him, he understands me. Now that I live inNew York, and he is really busy over there, I'm doing sound over here, I toured with a lot of other bands, and all that, but it doesn't matter. Before I move here, I was on the road with him constantly because I was involved in Imperial State Electric from day one. We started the studio together. When he quit The Hellacopters, I get out of Dismember, and we had a studio together. I was helping him out with getting into recording himself, which he is really good at now because he is such a fast learner, and such a great producer. I was doing their sound, for ISE, throughout the years. We were doing a lot of stuff together for many years, again, and now we don't see each other for a while, but it doesn't matter. When we call it's like we met yesterday. And that's the essens of what he said, we're friends, and we have been since we were 13 years old. That is never going to change.

 

Yes, you're talking about “true” friendship, about knowing each other, you don't have to call everyday…

 

Yes, exactly. And when we talk, like now, we talk for 2 hours! That's why we have to, kind of, “schedule” it! (laugh)

 

For those who don't know much about this friendship with Nicke, he is playing bass on the first Dismember demo, guitar on the first album, did the drawings for the demos, did the logo, and we can even read on the Like An Everflowing Stream booklet: “Special thanx to; Nicke Andersson (for everything, without you we wouldn't exist. You are the best – Fred)”. But how can it be that you're not playing on the same band?

 

I actually played with him in his first punk band. Him and Kenny had a punk band. I changed school and started in their high school, junior high school, I was playing a little bit of guitar so they asked me because... even if I was playing a lot of soccer and ice hockey, they were not, they were only playing music, I was very much into music at the same time. And very few people kids were into the creative way. When I met Nicke, he was so creative, he was playing drums, he played guitar, he had ideas, he wrote songs… he was… something that I haven't... I hadn't met anyone that creative, my own age, before. So when they asked me to come play with them, I was “yes, of course, this is awesome”!. His dad was driving trucks, so he had this, like the warehouse where he would pick up his truck, he had a space where he bought Nicke a drum kit and some amps so we could rehearse on the week end. That's how it started. Nicke and Kenny were a lot into punk rock, and all the kid I've hanged out with, before I met them, were into heavy metal. So I kind of threw my heavy metal stuff to Nicke and Kenny and they showed me a lot of punk rock that I never heard of so we exchange a little bit of music styles there. But Nicke was so creative, he was always writing, always playing, he was a very creative force, that I kind of tapped into.

 

It must helped and showed you the way, for being creative, writing music...

 

Exactly. It' quite harder when you're not surrounded by creative friends. You have to do everything by yourself and you don't have someone to talk, to exchange, about the ideas you have. When we started hanging out, and we started listening to different styles of music, we started going to shows together. We were still small and we could't go at all shows because they were not all “all ages”, only the punk scene had “all ages” shows. So we started to go to that kind of concerts. Of course you could go to see Kiss, DIO, we did that too, or Mötley Crüe, we went to those kind of concerts too, but it was “big” concerts. You couldn't get close to the people who played, who were older than you. Kiss, Ozzy Osbourne, Judas priest, that was so distant, it was hard to get close to them. As a kid you were not able to reach out to these people and talk to them, or play with them.

 

You needed something more “real”

 

And when you saw a band in Stockholm that were a punk band, that would come from the same city, just a couple years older, they were not like “no you can't talk to us”. The punk scene was better in that sense because they talked to the people that came to the shows. You could actually try out their guitar, or you could get up on stage and just talk to them. It was a different community, which was really good, and kind also. A lot of that came into… how the death metal scene in Stockholm came about, because it was do it yourself, it was kind of a punk way, because it had to be. That kind of music, no heavy-metal “people” would even think about it twice, caring about these kids playing this really brutal type of metal. They didn't give a shit and thought it was ridiculous.

 

With all the guys, from Nihilist, Carnage, from all future bands to come… you were a new community with the same idea of sharing.

 

Yes it was. The tape-trading also made the global thing interesting. You could tape-trade with people from Norway, Japan, U.S.A… You could get tapes from bands that were not famous. Ain't that a kind of punk thing, right?

 

Sure! Sharing music, sharing ideas…, sharing time together.

 

Yes, and you needed that, because even in Sweden… In Sweden you had some sort of a, a good sense of cultural founding for kids playing music. You could get a rehearsal place you wouldn't pay much for, and you could practice. Everything was provided if you looked for it, but it was also somewhat hard to get out of that system, because it was “only” some kids, and playing to get shows was a much different thing. You could talk with people, like the ones you meet at a record store, but you also knew you had a demo from the U.S, or Japan, and that was a new thing no one ever heard about. Maybe you could read a fanzine somewhere, but they were also very hard to get by and they weren't out that often so it would take a while to get the news. But when you tape-traded straight to Chris Reifert (Death, Autopsy) or someone in Japan for instance, you had a different kind of feeling that you could actually do more. If you could reach these people, by sending them your demo, and getting their back, even if it took a couple of weeks by mail, that was still possible, and that made us think that it was not that hard, that we could actually make shows. So we went to the punk venues that would let anyone play, and there was maybe 2 of them in Stockholm. We went to those places first. Then we started to convinced the youth club were we rehearsed that we would be able to play… and to have them making events for the bands playing at there rehearsal space at the youth club. They were like “yes we're working at the youth club, but what do you want to do?”. They were more like that. So we told them that we wanted to do a show, “Oh! Yes, sure, we can borrow the cafeteria from the high school for the easter break”. “Ok, so let's do a show” and we brought like 4 bands around to play. The grownups were nice but they didn't understand it, at least they had the possibility to hold that, but we had to be the driving force.

 

You and Nicke started touring very young with Dismember and Entombed, ain't that kind of “strange” now when you look back at your youth, playing music and being on the road that early?

 

Yes, but, both me and Nicke didn't finish senior high. We started working instead. He started working one year before me. I tried senior high but I didn't like it at all, and I saw that he was having a job, made is own money that he could put into recording demos and buying cassettes so that he could actually start sending them all, and print some shirts… I was like I had to do that too, I need to have my own money, be able to do this, and to found my own band. So that's what I did too. I quit high school, and just kept on going. The main driving thing was, you saw bands like Morbid Angel, Carcass, Napalm Death, they were touring around Europe. We were like “oh, we want to do that too!”. We wanted to get on the road and play our music, not just in Sweden. We wanted to go out to France, to Germany, to England… But it's also one thing you have to put a lot of effort into it. Then again, there was some labels coming up that were actually very good. You had Earache, Nuclear Blast, Century Media came along, and those labels were good too. I mean, Relapse records over here. That was also good thing. Young people, and they saw that they could sell that kind of music too. So everything went hand in hand, with collaboration between that too. And not to forget House Of Kicks in Sweden who were a record store, where both Nicke and me worked from time to time. They were really believing in this. Shaking Brain records too, they had a fanzine, but also a record store and later a distribution. Those people were young people too, they came from the punk scene or sort of, they understood that this music could go the same way. But they needed a distribution here, because the big distribution companies wouldn't distribute Earache or Nuclear Blast, they didn't care about that music. The records stores needed that because they could only bring the albums in on import, and the import prices were sky high compared to the prices on the country. It was really really expensive to buy records on the import in Sweden, even if they came from Germany. It was ridiculous. So, distribution was needed and it came along, and then suddenly you could buy the records from those labels at a fair price, everywhere.

 

It must have been great that they were people all ages all around the world to believe in your music?

 

Yes, there was a lot of people who came together to make this happen, and it's pretty cool actually.

 

How did you feel, and were you aware, when Nicke left Entombed and stopped playing death metal to make The Hellacopters his full time band and play rock?

 

He was so excited about The Hellacopters. Entombed toured a lot... a lot, and when they did the “To Ride...” album, they had a new manager… they were going to Music For Nations, there was a lot of stuff going that it took a while for them to get the album released. Nicke was doing Hellacopters, and it was almost like going back to basics. They recorded an album within 24 hours. It was easy. They recorded 7 inches. I recorded their first 7 inch. We did it during an afternoon in their rehearsal space. It was like, “let's just do it, let's do it quick, it doesn't have to be weeks in the studio”. We rehearsed a lot, they rehearsed a looot, like 5 days a week at least. And that's what we all did, Entombed, Dismember, Hellacopters... rehearse a lot, rehearse, rehearse, everyday. And they recorded 7 inches. They were “Oh we can release 7 inches, people care about this?” “yes, we can play a show tomorrow”, and we were a little bit older so it was easier to get shows in the city. You could play really small venues and a lot of friends would come out. It was like a second coming of “a scene”. At least here in Stockholm. It was almost like a vital injection because around then, death metal had kind of “peaked” and black metal was the all “thing”. But smart and cool enough, Nicke with other people who were more into the garage scene, brought that in and did something by themselves, similar to what happened in Detroit in the late 60's-early 70's. It was kind of like making a revival of an old scene that was really vital before punk rock. That was really cool, simple, quick, it was like “we're gonna make this now!”, when we feel that “now I want to record a song”, then we record a song, “now I want to play a show, I'm gonna play a show”…

 

Yes, Entombed turned into a machine, part of something bigger and kind of out of control, so then it was back to the roots, to the fun of making music, and about making it easily.

 

Exactly, the metal labels like Earache and Nuclear Blast had grown considerably by that time. They had other bands that sold more, you had crossover styles, you had black metal bands, and you were supposed to make… “better” albums, but the budget wouldn't grow that much bigger. You would't get much money to record the albums because you were selling, but you were not selling that well. The label grew, but your budget for the recording didn't. So what's the answer to that? I think that was Nicke's answer to that and to all that bullshit too. Going to a studio and record for almost no money at all, record 12 songs in 24 hours, we mix and we have it done. The kind of thing they did in the 60's, when you recorded a song, you would go straight master it and press it. You could have it out by the day after.

 

At the same period for you, hard times began with Dismember, with the label wanting you to change your sound, and stuff like that. Did you have the will to make different music than death metal with Dismember?

 

No because I was... at the time, I was… My way of being the punk rocker (smile) from when I was 13 was more or less saying : “well, you know what, which is the coolest band on earth? Motörhead! Did they ever changed their style because a label told them to? No. Did they backdown because if they'd get a little bit more commercial they would sell more albums and get more money? What did they say? Fuck you!”. Seriously I told the guys in the band, “ok we tried a little bit to listen the label for the Massive Killing Capacity album, and it didn't work that good for us, so, what are we going to do? You know what, I'm going to produce the album myself, we have to fucking head on and make it more extreme than we have been before, I'm going to do it myself, I'll take the studio, I know enough as I worked at the Sunlight Studios for a couple of years. I'm going to do it myself. We don't need a producer, I'm the producer. We're as good as we can be as a band. So what do you want to play?” And everybody said, death metal. Well, that's what we are going to do! “How do you want to call the album? Death metal. Of course!”. Everybody could fuck off, I didn't give a shit if this is a popular music style, that's not why we started to play, to become popular. We play that kind of music because we love it. And we still had a lot of good material to go. So we started rehearsing like motherfuckers again! And, I mean, touring at that time wasn't easy because people only wanted to see black metal bands. So we were like “ok let's go, we're going to record an album and whatever label says, we will say “fuck you””.

 

Ok, that's what gave you the will to produce the record, get behind the machines, the “do it myself” way

 

Yes. I was involved in production, from 94, 93, I started working in Sunlight Studios, so I had a couple years of learning of how to do it. I also knew what I wanted to do with my own music, and that was not going anymore like doing death'n'roll, or anything like that, because that's not the kind of outfit Dismember was. I realized that pretty hard, that, we together as a band, are not a band that is going to evolve. We are going to stick to our style of music. That's why we started, not to evolve into something we were not at the beginning. Entombed was not like that. They were more, an evolving band because they had so many different influences, and they were ever shifting, sort of. But for Dismember, we love Iron Maiden, we love Judas Priest, we love Autopsy, we love Death, we love Dark Angel, we love Slayer, Suicidal Tendencies even. That was the kind of foundations the 5 of us were build on. And that was what we were supposed to do, and we kept on doing that.

 

But when I said playing different music, it could have been aside from Dismember

 

I did actually, I was playing drums for a short-while for a band called the A-Bombs in Stockholm. The guitar player and founder of that band later played guitar for The Hellacopters, for a little-while, Chuck Pounder. I was playing with him before he joined The Hellacopters. But actually I didn't have time, because Dismember was taking most of it. Recording, producing, writing songs, doing all the business for the band too. So it didn't last long. Another thing too, was that Dismember was that kind of band that we early on decided that, we are not going to be a band that s going to be in 10 different other bands. Because that would have taken away our energy from our band. So we decided, no ventures with other bands. Richard (Cabeza, bass in Dismember) did the Unanimated but, Dismember always came first.

 

And Dismember is your band from the beginning, so it must not be easy to put it aside.

 

No, exactly!

 

When the Swedish Death Metal book by Daniel Ekeroth went out, I red that you, Nicke, Ola (Lindgren, du groupe Grave) and few others, “supervised” it. Wasn't it strange, and fun, to look back at your past years, and having somebody writing about it?

 

Absolutely! It was fun. I think that it's a great thing that he did that book. It's a vital part of that scene. I think, even-though it' kind of in hind-sight, he did a really god job and it was also fun to re-live some of the moments you'd have forgotten about, or you had to start remembering again. I'm not much of a very sentimental person, like sitting here and saying “oh it was so good in 91”, because I remember the bad times as much as I remember the good times. When you're on the road, the most thing you joke about is the fun parts you've been doing on the road, before. But when you're on the road there's some kind of survival mechanism I think, you're trying to remember only the fun stuff and you laugh about the bad ones. When you're not on the road and you think about what you're going to do next, you have to remember the bad times, because otherwise you will not refer from making the same mistakes all over again.

 

I red you ended a tour being totally broke, it must have been quite hard for you?

 

That was the Death Metal tour we did straight when the album was released. It was the first time that we'd brought on a full crew, we had pyrotechnics, a sound guy, a stage manager, we did production rehearsals before we went on the road and then made the tour, but the booker, this cunt, didn't even book the shows. It was like a disaster. So we went back home and the crew was not payed, we were owing money… That was a disaster, and almost the end of the band.

 

And I think it was not a good time with Nuclear Blast at this moment, all bad things went together.

 

Exactly, that's when we have been on label long enough so that we couldn't ask them for any money really, and they were like death metal is not popular anymore so they wouldn't really help us out. Which I can understand in a way, but also there weren't that many booking agencies that actually did that metal tours, very few of them, so when this one just train wrecked, then we… it was hard… what we wanted to is to get another booking agent on so we could do the rest of the tour, or do a new tour to get out there and promote the album. But that didn't happen. So we were like, oh what the hell are we going to do now. Personally I had debts, a young son, some of a shaky marriage, I had a hard time surviving from day to day and the recording business wasn't that good so I didn't make much money at all. It was hard to survive even back then.

 

By taking in charge all the things with Dismember is quite similar to Nicke with his bands, you're both drummers, producers, lyricists and songwriters… The parallelism between you two as musicians and human beings is quite evident

 

I guess. I think we're both very driven. When we want to do something we want to be in total control, and we only want it our ways. Sometimes, I guess, both me and him can be difficult to work with because we're so determined on what we want to do, that we cannot really take a step back and be like, “oh let's think about this for a moment”, “no, no no, we're gonna do this now because now it feels right” and I'm gonna do it no matter what it takes. I guess we're pretty similar in that sense. He's a way more talented musician and songwriter than I will ever be, but the parallelism is that we are very determined and we will never step back from what we decided to do, no matter what happens.

 

Was it easy to work together, on the Imperial State Electric records for example?

 

That's different, we know each other so well that I know if he get frustrated. Then I will calm down. That's his band, his project. He wanted me to be in it because I'm also good at reading him, so if he gets annoyed or something, he know that I will just calm down and I won't get in his thing. If he just needs to do something now, then we will talk about it when it's done, and he will come ask me what I think, and then only I can give my input. So, we know each other that well, and he knows me too as like same if we were on the road, because usually I'm the tour manager and doing sound, sometimes that can be frustrating, I'm driving the van, it's a lot to take on. As well as the band needs to do their stuff when they're on stage, I'm not going to tell them straight after the show that they didn't do something well at a moment. I'm going to tell them that that was great. Then, the day after, we might talk about what didn't go well or not. It's the same as, they are not going to bog me when I drive, when I'm doing sound or when I'm talking to a promoter. They will let me do my job because they trust me and I trust them.

 

It's far beyond words, you really do understand each other, and you know who you are

 

And that's a good thing with being old friends too because, then you can… you know that, no matter what happens, we can disagree, or get mad at each other, but that rarely happens now. We know each other that well that we are not going to step in each other's lines, when we don't really agree.

 

With the first ISE, was it the first time for you working on a record of that style of music, rock and not metal?

 

No, I've been recording a lot of different stuff before that. But the fun part of it was that Nicke was recording himself, and I was recording too. I also did my own Necronaut album at the same time, so we gave each other's input. It was a very creative, and fun, period. Nicke was living outside of Stockholm at the time so I usually drove out to his place, it took one hour, and we would hang out for day, he would play me was he has recorded, or he would ask me if I could help him with things, then we'd mixed it together at my place… It was fun. A long process for both of us but also good because we didn't have to rush out at things as no one really knew what we were doing. We were still doing two very different albums, one solo -more or less- for him, and one for me. And we had a new studio, together! So it was like starting all over and we didn't know where it would go. But we just did it, because we could.

 

And you are credited on Pop War and Reptile Brain Music too (the next ISE albums),

 

Yes, I was very involved in all album up to the fourth album (Honk Machine). For Reptile Brain Music Nicke recorded everything and we mixed it together. For Pop War I recorded together with them, most of it, they did additional recordings, and we mixed it together. I was involved in many ways, and it was fun because I love that. I think Imperial State Electric, this is something I try to make people understand, that, if you compare songs as… and don't get met wrong because I love The Hellacopters and I love it from the start until the end, I love it so much, but I think that Imperial State Electric is better. It's just, better songs, better performances. Especially Nicke. Look at him, he is 45 now, and he is getting better, and better, and better at every moment. Not a lot of musicians or songwriters do that, they usually peak or get worst because they get older, and that's usually “the norm”. Him, he is just getting better, better and better. I think it's very admirable, not very many people do that in their lifetime.

 

And what about you with The Dagger, how did it happen? (with Nicke for the logo and as a guest on one song)

 

That was fun. When I quit Dismember, and after they stopped touring, because for the album they did after I left, a great album, awesome, they toured like constantly, for almost two years, it was crazy, I talked to David (Blomqvist of Dismember). When he was done with touring, we did some kind of a “20 years anniversary” show in Stockholm, and I was producing the all event for that show. It was fun, but after that, I told David that after making the Necronaut album I had so many, heavy metal, music that I came up with, I didn't really know where it came from, but I wanted to do something with it. And he was alright saying that he had stuff too. We sat down and started playing each others stuff, and went to find a rehearsal place and start writing songs. Then it took a while because the problem for us was finding a singer. In Stockholm everybody plays in 4 or 5 bands, and it's hard to get someone in a well known band, that would be the easiest choice, but then they wouldn't be able to contribute. So were were looking for singers, and then I found this guy, through a rock review, in a Swedish magazine, I think it was Sweden Rock magazine or something, and he was singing really good. I listened to their music and he seemed really ok, so I ask him for a meeting. His name was Jani and I didn't know him at all, he was a little bit younger than us. Since I do live music for living these days, and I have for so long, I don't go out to bars if I'm off. I stay at home, I write music or watch T.V.. I can't be out in a venue 7 days a week. I need to rest my ears, my brain. So, this guy was awesome. It took a while to find him but when we did we were good to record the album because we already had all the songs. And it was great fun, and easy. The goal for us was to make the album that we haven't heard since the late 70's. Or early 80's. The actual album, that is kind of a recreate, but it's like you own style with have all the influence of, Judas Priest, Iron Maiden, U.F.O, Deep Purple, definitely Deep Purple, Rainbow… We were just having a lot of fun doing it, it just took us a while to do it, but it finally came out great. And then… I was kind of, (laugh), thinking about moving to New York now. I didn't really have much left in Stockholm, the studio I had still was not making a lot of money, nothing almost, I had to be on the road all the time, and as I met a girlfriend in New York, I wanted to try something different. My kids are old enough for me to not be there all time, so… so we could not continue, it was just impossible. I spend so much time on the road, I was tour managing Millencolin and we were for two years on the road, back and forth, I was doing sound for Imperial State Electric, I had a studio, and I had a girlfriend in New York. Eventually I had to choose, so why not try a new “life”.

 

Better now than never! But your job now, you still work at venues?

 

Since 6 month back, almost, I'm the head engineer for a 500 capacity club in Brooklyn, it's called the Brooklyn Bazaar. We have everything from rap to heavy metal, punk rock, hardcore shows, events… It's good, I'm in total control, I do sound production up there, I repair stuff and all that.

 

Still in music after all these years

 

I was thinking when I moved here, you know how it is when you move to somewhere new, especially in New York… it's easy to get a job but it's hard to get a job that will make you survive. People are, it's a good thing here, if you have been working at a club for a long time it doesn't matter who you are or how you do it, but people are not just going to kick you out, because they are kind of loyal to those who have been there for you, for your club and for your business. But the problem is that it's hard to make good money in the music business over here. It's very tough because there are so many venues, so many shows every night. You have to be persistent. In the beginning, when I moved here, I was thinking about getting other jobs, but then again, I'm good at sound. That's what I do, that's what I've been doing or 25 years! So that's quite hard for me to just do something completely different. I tried in the past when I lived in Stockholm, did other jobs in between tours when I didn't have a recording studio, it never really worked out. I could do it for a while but then I'm back in the music again. It's just such a big part of me, I cannot let it go.

 

Don't you miss recording music in a studio, putting touring aside?

 

I do. I do, a lot. Actually I was talking to my wife yesterday, because I don't even have a guitar here. All my stuff in Sweden from my studio that was actually “emptied out”, and I couldn't go back because I was still under the, I'm waiting fro my green card now, I couldn't leave the country, so I couldn't go back to clear up the studio. I had to sell a lot of stuff through friends there, that was very difficult, but I still have a lot of gear, I have guitars, some drum stuff, studio equipments still in Stockholm in a storage. I'm quite missing but I can't have that. So I talked about it to my wife yesterday of how I needed a guitar, “go buy one now, you have to do it, just don't talk about it” she said. And I was more like “we have to do this and that, we have to put money aside”, you really have to, to make sure that if you loose you job you have some. For me, waiting for the green card, I can't get money anywhere unless I work, so… ok I'm going to get one! Because now I have a lot of music that needs to come out, you know.

 

I hope that we'll have new music from you to listen to!

 

Yes, me too! Right now I'm trying to work on how we will re-release the Dismember albums, and the Necronaut album because that one has to be taken care of too. I still have materials, I listened to a lot of materials today actually that I have still. I have a lot of stuff that I want to write and do, I don't know what it's going to be, but we'll see!

 

And re-recording stuff?

 

No, just re-releasing, because you can't get all the Dismember albums. We, Dismember, own the recordings, so we're thinking about re-releasing them but we will see where it will be re released and all that, that's a lot of stuff to care to.

 

Good news, because some of the Back In Black vinyl reissues were not that good

 

That's bootlegs! Back In Black, that's Plastic Head, I was like “hey Steve, what are you guys doing, you can not release Dismember stuff, especially not looking like this, no one asked me or anyone of Dismember” and he said “oh but that was Regain doing it”. Everybody was pointing fingers… These people are not allowed to do it, by contract, they cannot do that without asking, they don't own the rights. I haven't seen one dime from those records.

 

Incredible, like the unofficial shirts we can buy on internet

 

I know! That's something I did also, last summer, printing the first demo cover to make sure people see that there is official Dismember Facebook and Instagram page, and that we are actually selling those shirts by ourselves, so don't go by bootleg shirts. It's just a matter of where we are going to re-release it, who is going to manufacture everything, because it's hard to do it myself totally. I did for 1 t-shirt and that went incredibly well, but I don't have the space here in New York to do the all merchandise company and a record label, I don't have the money ether to do all that.. but we'll see what is going to happen, if I'll do it by myself, or with the band, if we'll sign a deal with a label… we'll see!

 

To end up with, could you tell me what are you Hellacopters, Imperial State Electric and Entombed favorites?

 

Oh, that's tough! Hellacopters, hum, that's so hard, but I think High Visibility is my favorite one. That's the one I feel it all came together, a little bit more polished but such a great album! Not one filler, it's perfect from beginning to the end. Imperial State Electric, I think the last album they did (All Through The Night) is fantastic, and I love Reptile Brain music... I love all the albums, that's too hard to take one album because they are all equally good! If you listen to the songs, I don't find any bad one on any of the albums. That's pretty unique I think. Entombed, I'd probably say… the first one is good but… Clandestine is good too… but, maybe Wolverine Blues is the one I listen the most, I think.

 

A moment, a collaboration with Nicke that you're the most proud of, or the funniest?

 

One fun moment was that I recorded the first Hellacopters 7”. The good proud moment of that was that he wanted to do something, he had been in Entombed and they were “big” at that time, he wanted to go back to the basics, and he asked me. I wasn't even good at recording back then, I didn't know was I was doing really! But he asked me anyway. He was like “no no no, you can do it”, and “let's just do it, this would be so much fun”. That's the kind of thing that I, you know, a cool thing to go back at doing something we almost did when started playing punk rock together.

 

Thanks a lot for all these moments and all this music!

 

Thanks for the support!

photo de R.Savary
le 04/09/2017

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