Hellfest 2008 festival (HELLFEST Festival) le 20/06/2008, plein air, Clisson (44)

HELLFEST Festival (report)
Prologue

Voici une affaire rondement menée: arrivée sans encombre sur le site du festival, acquisition de nos bracelets, et en a peine 15minutes nous voici déjà en train de planter notre tente dans un des nombreux et vastes camping du site. Malgré le temps changeant, l’humeur est a la fête pour les festivaliers arrivés ce jeudi (dont majoritairement des étrangers motivés) qui arriveront en masse a partir de 19h sur Clisson. L’heure est a la franche rigolade au metal corner situé près du camping et des nombreuses chiottes du site, au programme : bal musette de reprises et le désormais célèbre Grum Lee, puis soirée dj metol jusqu’à 4h du matin…de quoi en échauffer plus d’un alors que le festival n’a pas encore commencé.


Vendredi

Sans accrocs toujours, le lendemain, les nombreux metal-heads débarquent sous un soleil de plomb et surpris par la bonne organisation du site ne perdent pas de temps pour s’installer et commencer a décapsuler des bières. Puis l’heure de l’ouverture du site en lui-même vint a sonner et c’est avec appréhension que tout le monde se rendit a l’entrée du fest. Une petite queue de rien du tout et même pas 20minutes d’attentes pour pouvoir rentrer alors que bon nombre de gaillards sont déjà en train de soutenir le set des Nantais d’Ultra Vomit et leur metal humoristique pastichant (parfois mieux que les vrais groupes) certains styles en accumulant les clichés. Le temps pour nous d’arriver et de s’installer devant la second-stage (siamoise de la main stage mais en un poil plus petit) pour le set des néerlandais Born From Pain. Du Hardcore-Metal plutôt bien rendu par un son correct et des compos alternant bonnes mosh et riffs plus metol ; une mise en bouche qui met dans le bain sans pour autant nous transcender. Après avoir fait un rapide tour du propriétaire, nous avons rendez vous avec les Australiens Alchemist que je trouve particulièrement brillants sur album. Ce groupe, faisant partie de l’écurie Relapse, officie dans une espèce de metal psyché-atmosphérique parsemé d’ambiances tribales (un show adapté a l‘ambiance de la discovery-stage). Très fouillé sur skeud, planant et vibrant, la musique du combo se révèle moins précise en live. Mais l’intention est là et j’ai été surpris d’être parfois parcouru de frissons durant la demie heure de set du groupe. Malgré quelques déboires de matos, les zicos ont tout de même éveillés l’attention de certains, mais pas sur que les néophytes aient vraiment prit leur pied devant la prestation du combo. En tout cas ces gars là savent jouer, et la prestation vocale du chanteur tout bonnement hallucinante ne nous fera pas dire du mal d’eux. Un peu a l’image d’Alchemist, Mayhem s’est illustré sur la second-stage par un concert malsain et prenant aux tripes. Un Attila Csihar démoniaque dans sa chorégraphie envoûtante et mystique et pas mal de morceaux aux ambiances glauques et pesantes ont fait de ce show une sorte de remise a niveau pour tout les blackeux qui ne jurent que par Dimmu Borgir. Merci à eux d’être restés intègres et de ne pas avoir mis de corpse-paint donc…

Changement de scène à deux pas de là, et changement d’ambiance avec une des têtes de proue du NYHC, les biens nommés Sick Of It All. Tous les ingrédients d’un bon concert de HxC étaient réunis pour foutre le feu au pit et pour déchaîner même les plus calmes. Un bon esprit Old-School pour un show tout en puissance et en énergie positive. Toujours dans l’énergie, les suisses Kruger nous ont mis une bonne mandale avec un son du tonnerre et une façon de tenir une scène comme pas deux. Du charisme du chanteur grimpant sur les échafaudages des enceintes, aux riffs lourds et post-hardcore, le show fut dense et puissant. Une redécouverte du groupe pour ma part que j’ai apprécié sur scène grâce a une présence visuelle et sonore rafraîchissante en ce vendredi caniculaire. Même constat pour les ricains Baroness et leur metal rock’n’roll et sludgy comme on aime, avec cette petite touche Mastodon (bien moins présente que sur album tout de même) qui a fait mouche cette après-midi. Piochant dans leur Red Album sortit récemment chez Relapse et dans leurs deux premiers EP, le combo a su se faire entendre avec un set agréable et vivant.
La discover-stage sera la scène la plus intéressante du festival avec une fois encore un groupe qui a mis tout le monde d’accord, les jeunots Job For A Cowboy, qui bénéficient d’un engouement certain du public metal international grâce a leur death-core bien burné. Vous allez me dire que le dernier album est plus classique et que sur scène, le groupe était aussi bourrin que bien rodé, mais la patate envoyée a chaque morceau fut telle que le seul titre (il me semble) tiré de leur réussi premier EP, Doom « Entombment Of A Machine » mit la fosse en délire et les mosheurs en furie.
Passons outre la prestation d’In Flames qui fut juste un florilège de tubes dans une mise en scène haute en couleur (un jeu de lumière et de vidéo impressionnant) et aux effets pyrotechniques de premier choix (feux d’artifices compris) Entrecoupé des blasts-beats a 1000 à l’heure des suédois peinturlurés de Marduk dont le set fut particulièrement haineux (merci le chanteur de Primordial venu en guest pour un morceau).

Une petite pause camping afin de revenir en forme pour un des nombreux concert de reformation de ce fest, celui des british Carcass. Nantis d’un bon son de goret, les rosbifs vont enchaîner les titres entre deux blagues incompréhensibles de Jeff Waller (l’accent et l’humour anglais n’ont pas trop fait tilter les nombreuses personnes présentes devant la scène ce soir). Beaucoup de Heartwork, très peu de vieilleries grindos puantes ; résultat, un set en demie-teinte d’un groupe dont les membres ne semblent pas se connaître: zero interaction, communication, etc… entre les zicos. Seul un hommage a leur ancien batteur désormais indisposé a jouer de son instrument suite a un accident cérébral (il me semble) réunira le groupe. Mais on va pas se plaindre, un peu de death metal de boucher ça ne fait pas mal aux oreilles par les temps qui courent. Juste le temps de voir un « Black Metal » faisant claquer et fumer les enceintes gauches de la main-stage par les vieux de la vieille Venom, avant de rejoindre le chapiteau pour un concert de folie. Les new-yorakais de Madball, ont finalement été placés en tête d’affiche de ce vendredi afin de foutre un bon bordel dans le pit. Énergie, dynamisme, tubes et moshparts a gogo, le concert fut tout simplement dantesque, vivant, revigorant avant de rapatrier nos jambes endoloris et nos coups de soleil dans nos tentes.


Samedi

Après une nuit peu agitée, nous pouvons commencer cette journée « faible » du week-end, dont heavy-solos et chants clairs sont les mots d’ordre. Rien de bien réjouissant pour ma part, pourtant une bonne partie des festivaliers semblent particulièrement ravis de la programmation de ce samedi.

C’est dont tranquillement que vers 14h nous nous rendons sous la discover -stage pour apprécier le beau bordel que nous offre à chaque prestation les frenchies de Benighted. Sur scène, le combo se donne a fond et met toujours un foutoir monstre (sur le dernier morceau notamment, quelle folie!). Piochant dans ses trois derniers albums bien bourrins et catchy, les français regrettent que le public ne puisse monter sur scène et communier vraiment avec eux mais peu importe, incité par un front man surpuissant un fan a réussi à franchir les barrières et la sécurité dans une ambiance de feu. Du bon qui fout la banane pour débuter la journée, voilà ce qu’il nous fallait avant de se prendre la déflagration crust des suédois Disfear. Garnis d’un public présent et d’un son correct, le combo de keupons a casquettes et a moustaches donnera un putin de concert sous le chapiteau en nous balançant titres sur titres avec une énergie folle. Un groupe qui ne casse pas des briques sur album mais qui file la patate sur les planches et ça ne fait pas de mal croyez moi ! Surtout qu’il faut compter qu’a chaque changement de plateau nous avons le droit aux cris suraiguës et aux solis mélodiques des Sonata Artica et consorts; ce qui n’est pas de tout repos !
Toujours sous la plus intéressante des scènes du week-end : la discover-stage, nous subissons l’imbuvable Steve Austin et son Today Is The Day, cradingue a souhait. Très étonnés et très déçus de cette prestation noisy et énervée au son minable (d’où nous étions en tout cas), nous attendons impatiemment les espagnols d’Haemorrhage et leur Gore-Grind a couper au hachoir. Du sang, des blouses de chirurgiens, des faux organes, du formol et du blast, voici la sauce a laquelle nous fûmes mangés. Un show à la fois à regarder, à écouter tout en se trémoussant sur les parties groovy et sur les riffs crados du combo hispanique qui donna le sourire a toute l’assistance. Passons outre les prestation molles et mélodramatiques de fin d’après midi sur les scènes principales (je passe également sur un Satyricon ridicule qui se prend toujours autant pour une rock-star…) et attendons patiemment les papis Candlemass durant une bonne moitié de set très agréable de Porcupine Tree. Une attente veine car ce heavy-doomisant de 3ème age est bien moins sympathique sans leur ancien chanteur charismatique et au grain Ozzyesque Messiah Marcolin.

Après une petite escapade au camping (et la douloureuse écoute d‘Apocalyptica depuis celui-ci), nous revenons sans grandes convictions pour les norvégiens déjantés de Shining. Avant d'y être je n’étais pas spécialement enchanté par cet énième groupe de Black; en effet l’enchaînement Shining, Watain et Belphegor ne me réjouissait pas d‘avance… N'appréciant pas particulièrement ce style, je m'éloignais déjà du chapiteau, quand les premières notes de musiques m'arrêtèrent. Je n'entendis pas ce à quoi je m'attendais, je fis donc demi tour. Et ce fut un très bon concert que celui des norvégiens, leur black n’est pas agressif et rasoir comme a l’accoutumée ; les mélodies me faisant penser parfois a certaines mélodies de groupes de Post, vous comprenez ma curiosité. Le fait de ne pas voir la scène fut peut être un facteur d’appréciation différent des personnes présentes dans la salle car je ne fut pas imprégné de l'ambiance glauque qui s'émane habituellement des prestations du groupe (le chanteur a pour habitude de se taillader etc). C’est la musique (belle et envoûtante) qui l’a emporté et qui m’a emporté. Rien a voir en comparaison à leurs successeurs (norvégiens eux aussi pourtant), les maquillés Watain officiant dans un Black beaucoup plus classique mais très bien fait (si on oublie le corpse-paint, les ceintures de balles et les bracelets a clous…). Du cliché ambulant (musicalement et scéniquement, « Hails Satan » et tout le toutim ) mais qui fit mouche avec un bon son et des bonnes compos dans le style. Passons une fois de plus le spécial show arnaque de Gamma Ray et Helloween (qui semblait pourtant avoir amené pas mal de festivaliers) et les teufeurs sous extasie Punish Yourself pour arriver a devinez quoi ? Le pire concert du festival. Cavalera Conspiracy et sa moitié de line-up de Soulfly affublé d’un son minable et honteux vont tout simplement gacher la soirée. Max et son son de guitare inexistant (tout comme ses parties me direz-vous…), Igor et ses tendances a accélérer, Marc Rizzo et ses solos intempestifs, une dream-team arnaque de premier choix. Plus de la moitié du set fut un revival des titres de Sepultura (ce que tout le monde attendait finalement) mais massacrés, et le reste fut basé sur (le pas terrible) album des frères Cavalera réunis. Il nous aurait juste fallu la présence de Joe Duplantier à la basse pour nous satisfaire ou pour nous faire ravaler nos horribles critiques, mais il en fut autrement…


Dimanche

Enfin une journée au caractère artistique certain. Suite a la déception du samedi, c’est avec entrain que et détermination que nous franchissons les portes du festival ce dimanche, bien décidés a compenser en voyant un maximum de groupes.

Et rien de tel que de commencer par un bon thrash-keupon bon enfant, shorts, bandanas et vestes à patch inclus. Municipal Waste ouvre la journée avec les ricains de Between The Buried And Me (dans un autre style), histoire de nous mettre dans l’ambiance. Une grosse patate dans la gueule, un wall of death et l’envie de crier « SATAN », voilà comment résumer ce premier concert de la journée! Un petit tour au merch, tout en écoutant les français de Eths (un concert décevant selon les amateurs du groupe) qui remplacent au pied levé Soilwork et nous voilà déjà a l’heure des bordelais Year Of No Light et leur post hardcore a tendances post-rock. Un son et une ambiance de premier choix dans l’ensemble pour un set intense comme ils savent le faire avec en prime des nouveaux titres. De quoi donner l’envie à ceux qui on découvert le groupe avec ce concert de se procurer le premier full-lenght du combo: le splendide “Nord”.
Le choix cornélien du soir Cult Of Luna / Morbid Angel semble se peaufiner après ce bon set atmosphérique et bien ambiancé… Nous avons tout le temps de réfléchir a cela en attendant les fous de Dillinger Escape Plan sur la second-stage. Malheureusement le son pas super rentre-dedans et une ambiance bizarre tout le long du set ne rendront pas ce show aussi exceptionnel que celui de Nantes il y a quelques mois. Malgré le jeu scénique toujours aussi frénétique (ce Ben Weinman est infatigable ma parole) le groupe ne portera pas aussi fièrement ses burnes qu’a l’accoutumé. On aurai aimé plus de morceaux bourrins et moins de chant clair, car en si peu de temps, on avait juste envie de s’en prendre ras la mouille de plans dissonants et jazzy épileptiques et cultes. Mais ne pleurons pas sur notre sort car vient l’heure sur la scène voisine du meilleur groupe de tout les temps (oui je sais je le vend bien) les suédois incomparables Meshuggah. Nantis d’un dernier album en demie-teinte, le groupe va pourtant défendre fièrement son metal polyrythmique et tellurique avec prestance et assurance. Piochant dans pas mal de leurs albums pour un set si court, quelques classiques manqueront tout de même a l’appel (« Stengah » de Nothing, « New Millenium Cyanide Christ » et « Sane » de Chaospere « Soul Burn » de Destroy Erase Improve et « Sickening » la vieillerie de None). Nous aurons cependant le droit a du bien lourd comme on aime chez les suédois ; je pensais profiter pleinement du concert et du son plein de basses dans mon coin, mais « Perpetual Black Second » pour ouvrir le set me rendit fout et c’est dans le pit que je vais finalement finir. Le single du dernier album « Bleed » est forcément de sortie, ainsi que les très bon « Electric Red » et son riff de fin monumental ainsi que le sympathique « Pravus » et son leimotiv syncopé. Nothing (pour moi leur meilleur album) n’est pas en reste avec l’efficace « Straws Pulled At Random » et l’autre single si j’ose dire « Rational Gaze » qui fit mal très au cul. Un petit « The Mouth Licking What You’ve Bled » pour les inconditionnels du groupe et pour finir le célèbre « Future Breed Machine » qui déchaîna la foule. Le son ne fut pas aussi exceptionnel que je l’attendais et la set-list un peu étrange mais ce fut largement le meilleur concert depuis le début de week-end et de toute façon, Mesuhggah était tout simplement in-ra-ta-ble !! Après avoir observé pleins de mains et de têtes essayant avec beaucoup de peine (et en vain) d’être dans le temps ou sur la caisse clair (mouhahaha) nous n’avons guère le temps de nous reposer avec le set des finlandais Rotten Sound qui suivait. C’est sans savoir que nous allions prendre la branlée de notre vie, que nous sommes entrés sous le chapiteau pour un peu de GrindCore des familles ! Du bois, du bois, du bois, de la poutre, encore du bois; le groupe nous a tout envoyé et à 10.000 a l’heure dans la gueule en 40mn de set. Un monstre de blast avec un son démentiel (encore plus bourrin que sur album) que ce Rotten Sound. Défendant fièrement et avec rage un dernier album bien méchant (“Cycles”) le groupe a vraiment su frapper là ou ça fait mal et toute l’assistance tendra l’autre joue tant la première claque fut jouissive.

Juste le temps pour nous de faire une pause grâce a l’annulation annoncée la veille des allemands Necrophagist (dommage) devant les punk-rockers NoFX. Sachant très bien qu’ils n’ont pas grand chose a faire à l’affiche d’un festival comme le Hellfest, les californiens, vont avec leur humour habituel en jouer et s’amuser avec le public comme a leur habitude finalement. Une reprise des « Champs Elysées » et le tour est joué, tous les réfractaires au groupe ont oublié qu’ils étaient face à des branleurs en shorts et le combo s’en sortira avec les honneurs du public.
Une touche de fraîcheur pour faire place a un rouleau compresseur sous la discover-stage, les monstrueux Dying Fetus ! Amputés de leur second guitariste, le groupe n’en aura que gagné en puissance car le son sera du coup moins goret que d’habitude et plus rentre dedans. Leur batteur survolté comparé aux autres fois (où tout les membres du groupes sont statiques et inexpressifs) donna du baume au cœur de Gallagher & co avec un klaxon de supporter de foot. Ambiance de folie et bestiale, parfaite pour le brutal death du combo ricain. La puissance des compos n’avait d’égale que la violence des riffs et la lourdeur des mosh. Des titres les plus récents aux plus vieux, la setlist bien branlée mit tout le monde d’accord et a genoux. Les blasts supers vilains et les mids surpuissants des morceaux rendirent tout le monde fou avec une démente envie de tout casser. Que de violence que de brutalité, ce concert fut un des meilleurs et des plus bourrins de ce week-end, on en redemande bordel !!
Un petit coup de Motorhead histoire de, et on se pose près de la discover stage en attendant Cult Of Luna. Le choix fut fait, l’Ange Morbide repassant en Bretagne en Novembre prochain, je n’avais qu’une hate, c’était d’entendre les morceaux du nouvel album des suédois sur scène. En effet Eternal Kingdom leur dernière galette est fabuleuse et sachant ce que vaut le combo sur les planches, il était finalement clair que le culte de la lune était a voir ce soir. Un son endiablé d’une puissance incroyable et des lights magnifiques furent l’assaisonnement parfait aux ingrédients habituels des compos du groupe suédois. Alliant titres du dernier opus aux plus anciens (difficile après de resituer leurs titres joués live) le set fut particulièrement intense et vivant, d’une finesse et d’une force rare, plein d’émotions et de sensations qu’on avait pas encore ressenties ce week-end. Si la salle fut bondée pour le groupe suédois a mèches, elle le fut beaucoup moins pour les japonais rares et attendus d’Envy. Officiant pourtant dans un style proche de celui de son prédécesseur, le groupe ravis visiblement moins le public. Si en 2005 le groupe tokyoïte fit sensation au Fury Fest, il fut décevant en Novembre dernier (lors de quelques dates françaises), et ce soir encore. Le virage amorcé par “Insomniac Doze” est ici pleinement assumé et les morceaux autrefois puissants et intenses (le chant crié surtout) sont devenus mielleux et presque chiants… Les émotions que nous venions chercher à l’écoute de leur musique ne sont plus les mêmes (ce n’est en tout cas pas ce que je souhaite voir et entendre sur scène), et c’est déçus que nous quittons la salle et regagnons le camping après deux titres seulement.

Conclusion

Si l’on doit résumer cette édition 2008 du Hellfest, je dirai que l’organisation sans faille fut sa plus grande force… Et en même temps, le tout coulait tellement de source qu’on a presque eu l’impression d’être dans un supermarché ou un fast-food : on vient, on consomme, on repart. Le côté familial et convivial a un peu disparu cette année, mais le festival Clissonais a prit une toute autre ampleur (tant mieux pour lui) et malheureusement pour les petits zines comme nous, nos pass presse et photos nous seront peut être bientôt retirés, car cette année, ils nous étaient quasiment d’aucune utilité (aucune possibilité de prises de photo devant la fosse)… Espérons qu’a l’avenir l’affiche sera à la hauteur de la nouvelle taille de notre festival hexagonal préféré, un peu a l’instar de cette saison 2008 qui fut remarquable tout de même par son professionnalisme. Prions pour ne pas voir débarquer une grosse machine à business comme le Wacken dans notre verte contrée car les petits passionnés que nous sommes auraient du soucis a se faire ainsi que la qualité des artistes invités… mais ce n’est qu’une mise en garde et qu’une inquiétude de chroniqueur exigeant après tout non ?
photo de Viking Jazz
le 12/10/2008

2 COMMENTAIRES

NawaK

NawaK le 15/10/2008 à 12:57:06

O mon dieu les betises... Envy c'etait juste enorme! :p Ceci dit tes reflexions sur le future du festival sont tres intelligente.
Le post rock c'est mieux!

mat(taw)

mat(taw) le 28/10/2008 à 13:37:11

malheureusement je n'ai pas pu être présent cette année et je regrette d'avoir loupé certains groupes, mais certainement pas ENVY dont j'étais un énorme fan à la base mais désolé, insomniac doze et les splits qu'ils ont fait a suivre n'ont aucun intérêt et se noient dans la soupe des autres clones du post-rock. J'aurais du les voir à leurs débuts, mea culpa.

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