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Divine Decay - "Maximize The Misery"

Divine Decay - "Maximize The Misery"
chronique Divine Decay - Maximize The Misery
8/10 0

écouter "Without a Soul"


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CD album CD album (55:35)

 

Style musical : 

Thrash metal

 

Année : 

2003

 

Tracklist :

01. Icons Fall
02. Weave a Web of Vanity
03. Without a Soul
04. Scars
05. Killing Innocence
06. Silence of Decades
07. Maximize the Misery
08. Dead in Me
09. The Discomfort of Artificial Euphoria
10. Filth
11. Black Hearted Angel (Remorse)

 

Label : 

Osmose Productions

 

Lieu d'enregistrement : 

MD Studio & Crazy Crane Studio
Dans le même style :
Dead Season  - Dusting the rust

Des CDs bradés pour 3 francs 6 sous (paie ton expression de vieux croûton!), des bacs regorgeant de trésors impatients de venir se nicher dans votre lecteur, des pochettes bien typiques du genre, des noms de groupes déjà croisés au détour de mags ou de webzines … On a tous acheté des albums improbables d’occase ou en solde. Core&Co profite de l’occasion (ouarf) pour vous livrer ses impressions sur des CDs qui n’auraient peut-être sinon jamais été chroniqués en ces lieux

 

Je fais des découvertes grâce aux soldes – épisode 5

 

Cloches lugubres façon « For whom the bell tolls », gratte électro-acoustique sombre et lancinante un peu dans l'esprit « Fade to Black » / « The Call of Ktulu »… La couleur est clairement annoncée sur l’introductif « Icons Fall »: bienvenue en plein trip nostalgique à la gloire du Ride the Lightning de Metallica.

 

Oui sauf qu’en fait pas tout à fait. Parce que ce riffing, ces placements, cette patte bien caractéristique: dès « Weave a Web of Vanity », tout crie le Testament à pleins poumons. Et au vu de cette touche dark et de ces mélodies charnues mais lourdement chargées en pathos, on pourrait même préciser au Testament des Practice What You Preach (un peu) et Souls of Black (surtout). Quoique je ne sois pas très fan de ce dernier, alors que Maximize the Misery, 2e et dernier album de Divine Decay, me chatouille quant à lui agréablement les glandes à bien-être. Quoiqu'il en soit, la localisation stylistique de cette galette ne fait pas de doute: on évolue bien en pleine Bay Area – bravo, vous aviez vu juste! D’autant que cette finesse, cette intelligence dans le ficelage des morceaux rappellent également un peu Death Angel. 100% Frisco quoi.

 

Mais malgré le mimétisme certain de cette galette avec ses grandes-sœurs d’outre-Atlantique – ces chœurs virils, ce riffing hélicoptère, ces alternances de sprints et de mid tempo bien écrasés –, le tout bénéficie quand même d’une bonne couche de vernis scandinave, ce dont le son des guitares – tranchantes et méthodiques – atteste clairement. Quoique l’autre explication, plus simple, pourrait simplement être que les moyens d'enregistrement de la 2e moitié des 80s ne sont pas tout à fait ceux de 2003. M'enfin si on gratte un peu, on trouve quand même des bouts de Scandinavie sur Maximize the Misery, notamment au fond de la gorge gouailleuse et éraillée de Alec Hirst-Gee, qui ne se contente pas de singer un Chuck Billy entre 2 époques, mais qui emprunte régulièrement des sentiers habituellement foulés par Andreas Sydow de Darkane (« Psychotic Insanity, The Darkness inside of me », non?).

 

Mais laissons là le descriptif ethno-stylistique de ce jumelage finno-américain pour  nous concentrer sur la question essentielle: alors, clone sans âme ou tuerie sans nom? Eh bien la balance penche franchement en faveur de la 2e réponse, eh oui, bien que la période actuelle soit encore à l’overdose des groupes de retro-thrash qui tâchent. La puissance mélodique du groupe, sa force de frappe, le tranchant des guitares, les refrains qui font mouche, les atmosphères en clair obscur, l’énergie et l’accroche de morceaux possédant tous leur personnalité propre bien que se fondant parfaitement en un ensemble homogène, tout cela fait de Maximize the Misery une vraie réussite du genre. Et si on laisse de côté l’intro un peu trop convenue et un « Scars » moins inspiré (en dehors de sa séance de ricochets guitaristiques à 2:00), on ne trouve ici que de la bonne grosse pépite thrash, ni trop speed, ni trop mélodique, juste calibrée pour s’incruster dans votre crâne et vous transformer en fou du volant si vous avez le malheur de l’écouter en caisse. Parce qu’un « Without a Soul » remporte illico l’adhésion avec sa mélodie et ses tempos de roquette suédoise, parce que « Silence of Decades » est un bon gros tube que Testament – justement – aurait tué pour pouvoir faire figurer sur son prochain album, et parce que les riffs de bûcheron de « Filth » donnent envie d’aller pogoter contre des troncs d'arbres centenaires. Et puis aussi parce que les leads de la fin de « Killing Innocence », seules ou en twin, brillent sans pour autant en faire trop (cf. à 3:17), parce que les moulinets énergiques des couplets de « Maximize the Misery » fouttent la patate,  et parce que sur « Black Hearted Angel » la mise en musique des sordides élucubrations de C. Manson est particulièrement bien gaulée. Même le hidden track est sympatoche, bon petit brulôt de thrash speedé classique finissant sur un solo qui éclabousse enfin les murs. Et sucrerie parmi les sucreries, la basse vient nous renifler les chevilles de temps à autre, ronronnante comme un matou mutin. Alors vraiment Marie-Antoinette, que demande le peuple? De se prendre des pains? Eh bien Divine Decay leur offre de la bonne bidoche! 

 

OK, la pochette de l’album est aussi moche qu’une version craspec de celle du Dances of Death d’Iron Maiden (et c’est dommage, car les illustrations typées comic US qui déclinent le même thême au sein du livret sont bien sympas), mais quand on vous donne la possibilité de vous rafraichir les esgourdes avec un bon vieux thrash de tradition, pas innovant mais franchement brillant, avec des refrains entêtants, des riffs excellents – bref en un mot: enthousiasmant – ce serait dommage de l'ignorer, non?

 

 

PS : Divine Decay est certes mort, mais vous pouvez toujours vous rassasier du riffing de Timo Nyberg, l'un des deux bretteurs, dans Gandlaf, et surtout dans The Scourger.

photo de Cglaume
le 15/05/2011

Commentaires

vkng jzz

vkng jzz le 17/05/2011 à 18:53:21

IP : 92.158.128.6

cette pochette est tout simplement à gerber ! on est en 2011, c'est quoi cette 3D à deux ronds.. on se croirait sur sega saturne quoi :O

cglaume

cglaume le 17/05/2011 à 18:58:05

IP : 83.157.57.25

D'autant que dans le livret on trouve de superbes illustrations comics-like sur le même thème qui sont carrément réussies ... :/

cglaume

cglaume le 18/05/2011 à 06:38:43

IP : 83.157.57.25

Hop, un lien pour voir le style des dessins présents dans le livret: http://koti.welho.com/pkyyro/divinedecay_www/pics/pictures/maxweb/images/max_misery_3.jpg

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