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El Comer Ocho - "Clinical Life - Chemical Lie"

El Comer Ocho - "Clinical Life - Chemical Lie"
chronique El Comer Ocho - Clinical Life - Chemical Lie
6,75/10 0
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CD album CD album (34:23)

 

Style musical : 

Deathcore

 

Année : 

2010

 

Tracklist :

1. Enter The Void
2. The Other One Made Me Sleep
3. Crashtoast
4. Block 11
5. El Portero
6. These Bitter Drop
7. Even Not A Second
8. Then I Felt...
9. The Glass
10. Titty Twister

 

Label : 

Grizzly Inc.
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Lorsqu’il s’agit de foutre des coups de pied au cul en matière de Death metal et de Grindcore, les Belges ne sont pas les derniers à répondre présent. L’année qui vient de s’écouler nous l’a bien montrée avec le très bon dernier album de Leng Tch’e ou encore celui de Resistance qui, bien qu’assez standard, est sacrément efficace ! Fin 2010, c’est au tour des Liègeois (café ?) de El Comer Ocho de revendiquer sa part du gâteau !

 

EC8 (oui oui l’abréviation est tout à fait correcte) débarque comme une fleur dans nos contrées pour nous balancer un Deathcore hystérique munie de quelques subtilités pas trop mal branlés. Ce qui est étrange c’est que le premier morceau n’est pas du tout représentatif du reste de l’album, c’est le titre le plus progressif avec un chant clair presque planant ; mais les zébulons ne restent pas sages très longtemps et très vite on sombre dans la lourdeur et le chaos.

En règle général EC8 ne fait pas de détails, ils ont eux aussi dû avoir un prix de gros en ce qui concerne les blast et les ralentissements titanesques. Je ne sais pas où ils sont allé dénicher leur batteur, mais accrochez-vous à vos calcifs car le jeune gaillard est une vraie pile électrique, ces plans de double-pédale sont à la hauteur des références du style avec des parties saccadés bien plombées, enchaînées plutôt aisément sur des blastbeats, qui eux mériteraient parfois quelques ajustements... Certains blast sont frappés sur la fin du temps ce qui donne comme un effet de freinage à l’ensemble, mais heureusement la majorité du temps ces parties passent parfaitement bien ; je lui reconnais même un sens du groove qui est toujours du plus bel effet lorsqu’on parle de Deathcore.

 

Les riffs restent dans les standards du genre, ce qui ne les empêchent pas d’être inspirés et bien agencés. Les mélodies sont accrocheuses et les ligne de grattes ressortent suffisamment bien du mix pour qu’on puisse se rendre compte de l’effort de composition de nos amis Liègeois. Je leur trouve une charmante affinité avec le Death mélodique de la nouvelle génération à la Heaven Shall Burn ou Neaera dans leur riffs, ce sont des mélodies noyées dans la brutalité mais pourtant facilement  repérables... Les gratteux s’autorisent bien évidemment quelques petits soli qui viennent généralement agrémenter la fin des morceaux.

Cependant, ce qui peut facilement choquer chez nos jeunes compère est la voix du chanteur. Lorsque celui-ci se met à hurler de façon criarde on atteint presque le stade du grincement... Ce qui a au moins le mérite d’apporter quelque chose de (presque) singulier à son chant, qui est d’ailleurs de bonne facture. On ressent bien une hystérie et une rage explosive qui se rapproche du Grindcore, sur le reste il se contente d’un chant typiquement metalcore. La deuxième chose surprenante est la partie de rap en français sur Crashtoast, on la doit au chanteur du groupe de rap Nos Vices, ça se fond plutôt bien dans la masse. Ça paraît un peu moins hors sujet que la partie de rap sur « Grind Wit » de Benighted. Pour finir avec les extravagances vocales, le chanteur se sent parfois d’humeur lyric et se permet quelques envolée de voix claire comme sur le premier titre ou « The Other One Made Me Sleep ».

 

El Comer Ocho ne s’en sort donc pas trop mal, on reste dans les standards musicaux, mais ils ont eu plusieurs bonnes idées qui méritent d’être soulignées et exploitées par la suite. Le gros inconvénient reste la production qui est assez maigre... Attention, on ne demande pas non plus le gros sont mamouthesque à la Despised Icon mais un peu plus de profondeur n'aurait pas fait de mal. Et il a dû y avoir un problème au mastering car le seul titre acoustique « Then I Felt... » est bien plus fort que le reste ; mais ça ne peut rester qu’un details.

C’est donc un premier essai plutôt concluant que nous ont offert là nos voisins Belges, attendons de voir si ils arriveront à le transformer sur la durée...

photo de Domain-of-death
le 20/01/2011

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