Fred barjo Odonae disquaire cd/vinyle et libraire spécialisé manga à Lille Acheter CD et vinyles doom métal pas chers FRANK CARTER & The Rattlesnakes + GodDamn à La Maroquinerie à Paris le 6 octobre 2016
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Les dossiers HELLFEST 2011 - Report samedi 18 juin

HELLFEST 2011 - Report samedi 18 juin | COREandCO

Légende :

 

 
Pidji
 
Swarm
 
carcinos
 
Cglaume
 
Viking Jazz  
 
 

 

LYZANXIA

Main Stage 2 / 10h35

Lyzanxia[ Swarm ] N’étant vraiment pas très fan de la musique de Lyzanxia (j’avoue), je me contenterai de dire qu’à son correct, sourire, plaisir de jouer et public très réceptif, bon concert, non ? Déjà, j’ai presque envie d’applaudir les responsables des deux premiers circle pits de la journée (va savoir si c’est grâce au groupe ou aux acharnés de 10 :30). Ensuite, j’avouerai également avoir été surpris par ce set catchy, direct et assez jouissif. Les frères Potvin s’éclatent sur scène, la section rythmique de Perdi et Clément pilonne poliment nos tympans et, au final, c’est avec un petit sourire que la journée commence… En plus, il pleut pas.

 

WHIPLASH

Main Stage 2 / 11h45

[ Cglaume ] Aaaah, Whiplash ! On parle ici de l’arrière-garde de la première vague du thrash US, d'un groupe qui eut un certain succès en son temps, et qui nous revient après un long hiatus, dans la foulée de toutes ces reformations de vieilles gloires patchées. Beaucoup auront apparemment trouvé le set pitoyable… Ah bon ? J’avoue avoir bien pris mon pied à l’écoute de ce thrash véloce d’une autre époque – certes – mais toujours vigoureux et furieux. C’est vrai qu’à partir d’un certain âge, en formation power trio, avec un vieux stetson calé sur la tête, on fait un peu décalé, voire carrément daté. Mais bordel, quand on arrive à lâcher une purée aussi véloce et punchy, ne comptez pas sur moi pour cracher dans la soupe. Sympathique réveille-matin en somme (à 11h45 quand même…)

 

MEKONG DELTA

Main Stage 2 / 13h05

[ Cglaume ] Décidément, ce samedi est bien la journée du thrash de tous poils, et si l'apothéose techno-thrash est attendue ce soir avec Coroner, la présence de Mekong Delta « ce matin » a de quoi ravir tous les fans de ce genre malheureusement si peu pratiqué. J'avoue par contre qu'en ce qui me concerne, c'est sur ses albums / morceaux instrumentaux que le groupe donne le meilleur de lui-même. Et malheureusement les allemands ne nous gratifient que d'un seul titre sans avoir recours au micro, le superbe "The Hut of Baba Yaga", pendant lequel ils nous montrent toute l'étendue de leur impressionnante maîtrise technique. Car bien qu'il soit convainquant derrière le micro et qu'il assure le show de manière tout à fait efficace, Martin LeMar et son look de Pascal Obispo teuton font glisser imperceptiblement la musique du groupe vers un registre évoquant une sorte de croisement entre du Queensrÿche et du heavy allemand soft – ce qui n'est pas un mal en soi mais qui est loin de correspondre à mes attentes. Bref, un show sympa, mais pas la grosse claque espérée...

 

THE HAUNTED

Main Stage 2 / 14h40

[ Pidji ] J'attendais de voir comment The Haunted allait gérer son concert au Hellfest, avec son nouvel album très rock et très controversé. Malheureusement, le groupe a eu des soucis et n'a pas pu arriver à temps. Leur concert sera donc déplacé à 1 heure du matin au Metal Corner. Raté pour moi donc, snif.

 

EXHUMED

RockHard tent / 15h25

[ Viking Jazz ] Si leur batteur tentaculaire qui officie également dans Intronaut et Uphil Battle n’était pas présent aujourd’hui, le groupe n’en a pas pour autant oublié de tout défoncer sur son passage. Leur joyeux death metal de bouchers (Carcass en ligne de mire évidemment) aux doux blast beat et autres plans plus thrash mettra la patate à l’auditoire. Sortant un nouvel album cette année All Guts No Glory le combo à décidé d’en mettre plein la vue (sacré niveau technique) avec son riffing rapide et ses alternances de chant guttural ou criard (aussi sympa sur album que sur scène) Les titres s’enchainent dans la bonne humeur et l’efficacité des compos est soutenue par un son très correct. Un petit film gore en fond en projection en fond de scène et le panorama aurait été complet.

[ Cglaume ] Certes, je n’ai toujours pas eu l’occasion de jeter l’oreille sur les albums du groupe américain, mais ceux-ci étant censés exceller dans le trip Impaled / Haemorrage / old Aborted – bref, le revival Carcass période Symphony of Sickness / Necroticism, il ne semblait pas hors de propos d’aller se rincer les tympans au son du « gore metal » d’Exhumed. Et en effet, le début de set s’avère assez sympathique, le groupe ne se prenant pas trop la tête et arborant pour l’occasion un look plus thrash’n’mosh à la mode de la Bay Area que la tenue de serial killer habituellement de circonstance. Sympathique donc, mais pas non plus transcendant… Ce qui fait que votre serviteur n’aura tenu que jusqu’à l’interprétation du nouveau titre du jour, « As Hammer To Anvil », présenté pour l’occasion ainsi: Vous avez sans doute déjà entendu parler du titre « Hammer Smashed Face »? Eh bien ce nouveau titre est consacré à un élargissement de la pratique: « Hammer Smashed Everything! ». A revoir après étude de la discographie.

 

SHAI HULUD

Terrorizer tent / 15h50

Shai Hulud[ Viking Jazz ] Le hardcore mélodique et un peu virevoltant du combo ricain ne m’a jamais laissé de traces dans le caleçon, pourtant il est loin d’être mauvais. Sur scène c’est un peu pareil, on apprécie, mais sans érection particulière. Peut-être aurait-il fallu se rapprocher de l’ambiance de feu du pit pour apprécier totalement la musique et la chaleur du hardcore du combo ? En tout cas des groupes plus efficaces à mon sens comme Defeater ou Bane dans un genre assez proche mériteraient une présence sur ce festival à la place d’un groupe comme Shai Hulud (qui a été déjà programmé ici qui plus est) ; l’an prochain qui sait ?

[ Pidji ] Je ne peux que confirmer les dires de mon collègue. Je suis pourtant amateur de Shai Hulud sur CD, et leur prestation (il y a déjà quelques années !) au FURY FEST au Mans à l'époque m'avait retourné. Mais là, aucune émotion ne me traverse le corps, je suis peut-être également trop loin pour apprécier ce concert à sa juste valeur, et c'est loin d'être conquis que je ressors de la tente.

[ Swarm ] Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir « décidé » de me coller une mine aujourd’hui… La tente n’est qu’à moitié remplie sans parler de la fosse à photographe qui est quasi vide. Bonne nouvelle pour moi cependant : je vais pouvoir camper en première ligne pendant tout le set, et même si je ne suis pas un véritable fan de Shai Hulud, ça reste sacrément cool, ça.
A part ça, pas de surprise : on porte des chemises à carreaux (ou des maillots de basketteurs), on a des croix noire gribouillées au marqueur sur les mains, on fait des bains de foule régulier, on parle d’amour, de famille et d’autres trucs ronflants et on transpire beaucoup. Mais au delà des clichés purement hxc, le set des ricains est super solide, passionné et bourré d’énergie atomique. Le son est cool, les lights aussi. Le public quant à lui s’est bien tassé sur les barrières et se retrouve en mode chaud bouillant, en particulier quand Mike Moynihan (brailleur de son état) se paye le luxe de se jeter dans le public avec son micro… Il y passera d’ailleurs une petite moitié du set total délaissant ses copains sur scènes qui redoubleront donc d’effort pour faire le show.
Incapable de commenter la setlist du groupe par contre… Je dirai juste qu’il y avait ce qu’il faut où il faut… Parfait pour se chauffer en attendant les canadiens de Comeback Kid en somme.

 

MUNICIPAL WASTE

Main Stage 2 / 16h15

[ Cglaume ] Si côté trip, Municipal Waste ne tranche pas trop d’avec leurs compatriotes d’Exhumed (aaah, les joies de la régression musicale assumée!), côté impact on passe un niveau au-dessus. Car nombreux sont ceux qui se sont donnés rendez-vous autour de la Main Stage 2 pour un retour jouissif vers leurs années collège / lycée au son d’un crossover thrash aussi teigneux que bêtement crasse. Le mot d’ordre est ma fois clair: « On va picoler, pisser sur vos platebandes et tout casser ». Et bordel, un peu qu'ils ont tout cassé! On aura rarement vu un pit aussi agité de tout le week-end (j’avoue d’ailleurs avoir abandonné la bataille après avoir tenu les 3 – 4 premiers morceaux aux abords de la scène). Tout le monde slamme, se saute dessus, se balance des ballons de plage, wall-of-deathise, le tout dans la joie et la bonne humeur la plus basse du front. Gros plaisir donc, à l’écoute des « Terror Shark », « The Thrashin' of the Christ » ou encore « Unleash the Bastards », ainsi que sur un « Black Pres’ », concaténation de 2 titres dédicacée à Obama! M’enfin sur la longueur, on aura quand même tendance à trouver que tout ça tourne un peu en rond (get into the circle pit mothafuckaz!)…

 

DESTRUCTION

Main Stage 2 / 18h00

[ Cglaume ] Certes, j’ai déjà eu l’occasion de voir la bande à Schmier à La Loco il y a quelques années de cela, mais j’étais curieux de voir ce que cela pourrait donner sur la scène d’un fest’. Réponse: efficace, mais sans surprise… À l’allemande quoi! Destruction nous régale donc de « Nailed To The Cross » ou encore « Hate is My Fuel » pour ce qui est de leurs albums les plus récents, et ressort de son chapeau quelques vieilleries bien senties comme « Bestial Invasion », « Thrash Attack » ou encore « Total Desaster », histoire de finir en beauté un set qui manque toutefois juste d’un peu de folie (m’enfin les bougres n’ont plus 20 ans!)

 

COMEBACK KID

RockHard tent / 18h20

Comeback Kid[ Swarm ] Toujours sous la Terrorrizer, toujours en première ligne avec ma photocopieuse dans les mains, je suis fin prêt pour le set de Comeback Kid et, de toute évidence, je suis pas le seul à en juger l’enthousiasme du public à l’instant où Andrew Neufeld et sa bande entrent en scène… Et Vlan ! Trois quart d’heure de gros punk/hardcore dans les dents !
Son correct, braillard en forme, chemises à carreau, marcels et T-shirt rétro à la gloire de Death sur le dos, les 5 canadiens remplissent le cahier des charges de leur show les doigts dans le nez. Par contre, je trouve quand même que leur presta demeurera tiédasse si on la compare à l’énergie et à l’enthousiasme de Shai Hulud, quelques heures plus tôt.
Pourtant, ça se démène sur scène… Le quintet déballe une setlist qui va taper dans toute la disco, joue droit et n’oublie aucun tube (de « Wake the dead » à « Broadcasting » en passant par « Because of all »). M. Neufeld ne se privera, lui non plus, de sa petite visite de politesse à la lisière du pit et ce dernier empile les figures de styles inhérentes au style pratiqué sur scène. En clair, ouais, un show super honnête mais qui ne manquera pas de légèrement décevoir mes envies de voir les canadiens tout déchirer… bah, d’autres le feront à leur place d’ici la fin du fest.

[ Pidji ] Tout juste sorti de l'interview programmée avec Roderic de Knut, j'assiste au concert des coreux de Comeback Kid, qui me feront tout l'effet inverse de Shai Hulud : je n'écoute pas vraiment sur CD, mais là, on peut dire que le groupe a tout retourné ! Grosse énergie, un bon son, des titres qui passent comme une lettre à la poste avec en moments forts un excellent "pull back the reins" tiré du dernier album en date, et le classique "Wake the dead" bien sûr.

 

1349

RockHard tent / 19h00

[ Viking Jazz ] Les méchants pandas norvégiens sont revenus en force avec un Demonoir passionnant à écouter et veulent faire mordre la poussière... ou bruler tous les impies qui se dresseront sur leur chemin. Malheureusement le son de la Rock Hard ne rendra pas hommage au black metal blasphématoire et à ses morceaux aussi brutaux (ce blast beat à vitesse supersonique) qu’ambiancés (noirceur et peste quand tu nous tiens) Expérience à apprécier à la maison avec des bougies et le casque sur les oreilles plutôt qu’en plein jour dans une salle remplie de projos et de mecs en cuirs.

 

SODOM

Main Stage 2 / 19h55

[ Cglaume ] Bordel maman, il est 19h55, je vais voir Sodom en vrai, tu le crois çaaaaaaaaaaaaaaaa ? Excité comme une puce qu’il est le lapin jaune à l’idée de voir les méchants teigneux de ses années lycée en vrai sur des planches françaises. Et j’avoue que – bien que le vernis de la nostalgie aura sans doute enjolivé un peu la chose – ce fut une put*** de grosse claque, la 1ere de la journée à vrai dire ! OK, la bande à Tom affiche quelques grosses poignées d'années au compteur, mais bordel quand ils balancent la sauce, ils ne font pas semblant ! Le set est énorme, même s’il aura laissé pas mal de place à des compos plutôt récentes – et donc forcément moins ma tasse de thé – comme « In War And Pieces », « M-16 » ou « The Art Of Killing Poetry ». Gros panard donc, y compris sur des titres qui ne sont pas franchement mes préférés habituellement, comme « The Vice of Killing » ou « The Saw is The Law ». Et puis bordel quoi: « Outbreak Of Evil », « Remember The Fallen »… BAM! Et cerise sur l’AK-47 – attention, trio de choc sur lequel mes vieux os ont à nouveau goûté aux joies ineffables du pogo viril: « Agent Orange », « Sodomized » et « Blasphemer »! OUARGH (je ne vous le cèderai pas à moins)! Premier gros panard de la journée donc, sans tortiller (du cul, forcément pour Sodom...)

 

SEPTIC FLESH

RockHard tent / 21h00

Septic Flesh[ Cglaume ] Tout juste un quart d’heure pour se remettre du gros coup de pied au cul teutonic thrash, et déjà la suite des évènements promet le meilleur. Car nous avons à présent rendez-vous avec les grecs de Septic flesh sous la Rock Hard Tent pour vérifier si leur Bombastic Symphodeath va réussir à passer le cap des planches avec succès. Et la réponse est ouiiii camarades! Leur prestation est impériale, captive les foules et réussit l’exploit de conserver sa richesse orchestrale tout en gagnant en efficacité immédiate. L’interprétation de « The Vampire From Nazareth », « Communion », « Persepolis », « Anubis », « Lovecraft’s Death » ou encore « Pyramid God » est tout simplement imposante. En plus la déco de la scène est assez réussie. 2e claque de la journée!

 

KREATOR

Main Stage 2 / 21h55

[ Cglaume ] Logiquement, la journée du live-reporter consciencieux aurait dû continuer avec le set de Kreator Sauf que flemme et manque de maîtrise de la discographie des allemands me poussent à nouveau dans le carré VIP, avec en tête l’idée d'en ressortir vers la fin du concert, histoire de profiter des quelques vieilleries bien juteuses habituellement lâchées en guise de bouquet final. Et l’idée se révèle en effet judicieuse, les allemands nous gratifiant des magistraux « Flag Of Hate » et « Tormentor » pour finir en beauté, ce qui suffit à coller une grande banane à votre serviteur. Merci les gars, et désolé pour cette presque-impasse !

 

BOLT THROWER

RockHard tent / 23h15

Bolt Thrower[ Cglaume ] Demandez à nombre des festivaliers amateurs de death présents ce week-end au Hellfest, ils vous répondront que le concert de Bolt Thrower était parmi les tous meilleurs du cru 2011. J’avoue ne pas être loin de penser de même, mon problème étant juste que je ne connais que les albums Realm Of Chaos et le fabuleux For Victory. La transe est donc totale sur les titres « World Eater », « When Glory Beckons », « Silent Demise » ou l’énormissime «…For Victory », mais un peu moins sur le reste du show. Il n'en reste pas moins que l’ensemble du set était impressionnant d’intensité et de monolithique efficacité. KO debout!

 

CONVERGE

RockHard tent / 23h30

Converge[ Viking Jazz ] Non je n’aime pas beaucoup Axe To Fall, oui je suis un vieux crouton, et les extraits de cet album interprétés ce soir ne m’ont pas fait changer d’avis (à part « Worms will feed »). Mais j’ai aimé le côté super crade du morceau sur le split avec Dropdead, et ce fut un vrai plaisir de le voir joué avec hargne et fureur sur les planches. Ce Converge bordelique, puissant, précis, sauvage, que j’aime autant sur album que sur scène, je l’ai retrouvé ce soir dans sa prestation (contrairement à l’édition tourmentée de 2007). Les titres de Jane Doe, You Fail Me et No Heroes sont fait pour tailler le public et ses oreilles en pièces et le groupe pioche allégrement dans ce répertoire. Peu importe lesquels et dans quel ordre, les titres issues de ces albums mettent une mandale à tous les coups ; et le son de titan dont le groupe disposait ce soir (surtout la basse) à achevé les plus sceptiques. Alors que la sueur avait déjà bien dégouliné, que les aboiements de Bannon se taisaient doucement dans la salle et que les amplis commençaient déjà à refroidir, le groupe semble motivé à remettre le couvert ! Bonheur, jubilation collective pour entendre un attendu « Jane Doe » en rappel magistral... mais petite entorse au règlement habituel, c’est le super « Last Light » qui terminera cette soirée dans la bonne humeur affichée du groupe (un plaisir à voir) et du public satisfait et repu.

[ Swarm ] Bien sûr, la tente est blindée 2000 dans l’attente d’une des quasi-têtes d’affiche du samedi sur la plus petite scène du festival. Pendant que le groupe réalise lui même son linecheck, peinard, les gens se tassent progressivement (les photographes aussi putain, sans compter ceux qui tentent pathétiquement de doubler tout le monde). Quelques dizaines de minutes et c’est parti pour les montagnes russes.
Converge c’est une valeur sûre sur scène… Mis à part un chant à deux vitesses (ce soir là, Jacob avait son mojo cela dit), le groupe ne m’a jamais déçu sur les cinq ou six fois où j’ai eu le plaisir de les voir. Et même si leur dernier disque m’en fait bouger une sans toucher l’autre, je ne pensais pas vraiment pouvoir être déçu ce soir là.
Déçu, je ne l’ai donc pas vraiment été. Mais je trouve quand même que la formule festival qui, pour Converge, semble se résumer à empiler les pire brulôts de la discographie et de les jouer à la vitesse de la lumière nuit un peu à la classe habituelle du groupe sur scène. En gros, les bostonniens vont nous aligner pendant plus d’une heure à coup de « Concubine », « the broken vow », « Black cloud », « Lonewolves », « Dark Horse », « On my shield » ainsi que la petite dernière du split avec Dropdead : « Runaway » (très brutale pour ceux qui connaissent pas). En résumé, Converge s’est visiblement fixé comme objectif ce soir de nous mettre à genoux et de nous poser leur grosses burnes sur la tête.
ConvergeBannon est déchaîné 2000, Newton et Ballou sont plus que dedans et Koller enchaine les pires mimiques démoniaques derrière ses fûts. Je parle pas du son démentiel ni de l’attitude hyper positive du groupe (si on oublie qu’en première lecture, le quatuor fait plutôt peur). Mais bon, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il manque quelques titres plus posés et/ou plus lourds pour faire de ce set le réel point d’orgue dans cette seconde journée (« cruel bloom » était probablement sensée jouer ce rôle mais bon, je suis pas fan de ce titre et je vous merde). Frustration aussi de na pas avoir pu entendre « the saddest day » ce soir alors que Ballou et Newton s’amusaient à la jouer au soundcheck (sic).
Après, ok, j’arrête de faire mon gamin qui a pas eu la setlist qu’il a demandé à Noël. D’autant plus que deux suprises nous attendaient durant ce set, à savoir « The high cost of playing god », tirée de When Forever comes crashing (semi antiquité) ainsi qu’un VRAI rappel avec un « last light » toujours aussi merveilleux et poignant.

 

BAD BRAINS

Terrorizer tent / 1h00

Bad Brains[ Carcinos ] Je ne savais pas à quoi m'attendre, eh bien je ne suis toujours pas sûr de ce que j'ai vu. Quatre rastas qui se mettent au punk hardcore tout en gardant cette voix suave de jamaïcain lourdement défoncé à l'herbe. De bons morceaux, et une manière exotique pour moi de renouer avec le keupon coreux, car bien plus original que celui-ci. Quelques morceaux de reggae dub s'ajoutent par dessus, en l'honneur de Jah comme d'habitude bref je vous ferais pas le refrain, mais je tiens à dire que leur passage dub était tout simplement énorme.

 

CORONER

Main Stage 2 / 1h00

Coroner[ Cglaume ] Coroner va jouer devant nous les aminches! Là, sur cette scène, pour de vrai! Ce groupe qui ne connut qu’un succès d'estime de son vivant, et un tardif statut "culte" après sa mort. Ce groupe qui incarne le techno-thrash à lui tout seul. Cette légende vivante au CV discographique sans tâche. Bordel, Coroneeeeeeeeeeeeeeeeeeer quoi!! Mais je vous avouerais quand même que j'angoisse un peu: car en effet, comment ne pas être déçu par le show à venir au vu de mon niveau de folle excitation anticipatrice? Bien heureusement, nulle déception ne vient entacher cette fin de journée: la prestation des suisses est tout simplement magique. Avec "Internal Conflicts", "Status: Still Thinking", "Semtex Revolution", "Divine Step", "Metamorphosis", "D.O.A." et j'en passe, Coroner interprète au moins un titre de chacun de ses albums, et nous envoie un monumental coup de pied aux fesses, me faisant réaliser au passage à quel point ce groupe est une influence majeure pour les suédois de Meshuggah. Et sur "Masked Jackal", énorme madeleine de Proust: le petit cglaume se retrouve propulsé à l’époque lointaine du collège, quand il découvrait le groupe sur sa K7 Thrash&Speed acheté au Leclerc du coin. Gros poids dans la cage thoracique, gorge tendue, souvenirs en pagaille… Putain tiens bon lapin: tu vas pas nous faire ta midinette qui pleure Léonardo à la fin de Titanic quand même? Et c’est au bout d’à peine 5-10 minutes (50 minutes dites-vous?) que le groupe termine sa prestation sur un "Grin" monumental qui achève une assistance en quasi-lévitation. "Termine"? Que nenni, car pour les rappels, Coroner offre encore à son public un "Reborn Through Hate" qui permet à l'album R.I.P. de venir lui aussi participer à la fête. Carton plein, concert du jour sans hésiter… Et puis "Alléluia" aussi tiens, c’est ma tournée !

 
photo de Pidji
le 30/11/1999

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