Alkalys - A pack of lies

Chronique CD album (44 minutes)

chronique Alkalys - A pack of lies

Avec un Choeur Delys déroutant, souvent onirique, Alkalys avait démontré l'étendue de son talent. Pourtant, le groupe est allé fouiller un peu plus dans sa personnalité et en a ressorti un univers qu'il n'avait pas encore exploré, bien plus sombre que ce que nous connaissions d'eux.

 
Il est loin le post (?)-rock planant de 2009, cette fois on se retrouve plongé dans les abysses postcore. Bien que subsistent quelques sons en second plan ajoutant à l'ambiance une atmosphère proche de la "poésie délétère" (tant on imagine ces sons comme des vers qui s'insinuent dans les oreilles sur "A pack of lies", "Inferno black clouds" en introduction, ensuite sur "999" ou à la fin d'"Incadescence" mais très discrétement), la puissance est ici un credo dont ne s'écarte le groupe qu'à de rares occasions.
 
Non loin des envolées de Red Sparowes, ou des explosions de Cult of Luna ou d'Isis, les français incrustent un cuivre (une trompette ?) qui joue tout en retenue sur "Inferno black clouds" : tout va crescendo sur ce titre instrumental de 5 minutes qui a tout de même le temps de nous plonger dans des ambiances différentes. Le travail entre les deux guitares est appréciable sur ce morceau (l'écoute de Red Sparowes y fut sans doute pour quelque chose) mais une simple facette de ce que nous allons par la suite rencontrer.
 
En prenant le temps d'alourdir l'atmosphère par des riffs lancinants sur "999", un chant grave et terriblement sombre vient briser cette angoissante berceuse qu'on prend tellement à cœur qu'elle provoquerait presque une arythmie calée sur le jeu de basse.
 
Délivré avec parcimonie mais dans un grand fracas, le chant apparait brut au sein d'une ambiance travaillée jusque dans les moindres détails.
Ainsi "Red cross on the highway", qui redonne des droits à ces sons venus d'ailleurs, est l'apogée d'un 5 titres d'une grande qualité.
Maîtrisé de bout en bout, passionnant à chaque seconde, les compositions sont de véritables épopées modernes parfois contrariantes, au carrefour de plusieurs chemins (le chant sur le dernier morceau est rageur et désabusé plus screamo) mais toujours réussies.
 
A croire qu'Alkalys pourrait s'essayer à tous les styles sans jamais se vautrer...
photo de Tookie
le 22/08/2011

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