Asylum - Nothing Else Behind You

Chronique CD album (50:46)

chronique Asylum - Nothing Else Behind You

J’ai beau chercher, je n’arrive pas à me souvenir pourquoi diable est-ce que je m’étais proposé pour chroniquer Nothing Else Behind You...? Parce qu’autant j’apprécie le death mélo, autant le metalcore a de tout temps eu tendance à m’exaspérer. Et celui proposé par Asylum en est un exemplaire à la fois tout à fait classique (si l’on excepte quelques touches de synthé et une pincée d’électro) et toujours en cours de rodage… Donc il y avait peu de chance que l'opus me fasse un effet Viagra fulgurant. Peut-être ma candidature trouve-t-elle son origine dans la lecture de leur page Facebook, qui prétend que le groupe pratique un metal progressif? Bon, en même temps maintenant qu'on est en position, on ne va pas se demander pendant 107 ans ce qu'on fait sur Madame, mais on va plutôt tenter de l’honorer en en mettant le moins possible à côté…

 

Néanmoins, avant de rentrer dans le vif du sujet (… et de Madame, donc), une petite mise au clair préalable s'impose: je vous jure (sur l’honneur, sur le dernier Fluide Glacial, sur la tête de Mamie Josette) que j’écris cette chronique sans haine aucune. Non, je ne règle pas des comptes après que l’un des membres du groupe m’ait mis une grosse branlée au tournoi de Scrabble inter-MJC de la région Champagne-Ardenne. Non, je n'ai pas passé une journée de merde. Non, je n'ai pas mes règles. Là, comme ça, plus de doute...

 

Nothing Else Behind You, 1er album (...avec le line-up actuel, mais 2e opus dans l’absolu…) des basques d’Asylum, propose donc un metalcore très classique, malgré quelques froufrous au clavier et de rares boucles électro typées Blood Stain Child du pauvre. Et à moins d’être un fan du genre aussi insatiable que tolérant, on trouve ici peu de choses à sauver. Commençons donc par causer du son. OK, celui-ci est relativement clair, toutes les pistes pouvant être entendues à peu près distinctement, mais le mix est assez moyen, et le résultat final – garanti « artisanat & bouts d’ficelle » – donne l’impression désagréable que le groupe n’a pas pu s’offrir de mastering. Côté instrumental, la basse est relativement inexistante, la batterie assure le minimum vital… Seules les guitares s’en sortent honorablement (une bonne note pour le passage en tapping balancé à la fin de « Sweet Lies »). Mais là où la plantage artistique touche au sublime, c’est au niveau des voix, assurées par un duo chant éraillé / chant clair qui ruine à peu près toutes les tentatives des gratteux pour faire monter la sauce. D’ailleurs le massacre commence très tôt, dès « Deadly Ways », quand après les 5 premières secondes de « chant clair » (à partir de 0:34, « … my wayyyyyy, i-yeah i-yeaaaaaaaah ») on réalisequ’on va prendre cher. Honnêtement, Tato et Nico sont probablement des mecs adorables, mais là ils nous font salement grincer des dents.

 

Pour en rajouter une couche, Asylum fait durer l’épreuve sur 13 morceaux – dont certains dépassent les 5-6 minutes – pour une durée totale de plus de 50 minutes. Et du coup, au bout du compte, on est particulièrement sûr du bien-fondé des défauts reprochés à la galette. L'album étant ce qu'il est, j’étais initialement parti pour écrire une fin de chronique du genre « Les gars, avant de sortir un 1er album, enregistrez des démos, faites du format court, et vous serez prêts pour un 1er album d’un niveau suffisant », mais le groupe existe quand même depuis 2008, a déjà enregistré une démo et nous présente aujourd’hui son 2e album. Ce qui ne me laisse pas grand-chose d’autre à dire que Gloups!... Allez, glissons quand même, pour illustrer le fait qu’un format court serait préférable, que malgré quelques maladresses persistantes et un chant toujours aussi « moyen », c’est sans doute sur les morceaux comme « Vanity » ou « Child Miss » – plus ramassés, plus concentrés – que l’impact est maximal.

 

On conclura rapidement: Nothing Else Behind You est à réserver aux fans jusqu’au-boutistes de metalcore qui voudraient soutenir un groupe frenchy dès ses tous premiers balbutiements – aussi maladroits ceux-ci soient-ils.

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Nothing Else Behind You est une galette de metalcore émanant d'un groupe à qui il manque encore une bonne année – voire 2 – d’expérience... Ainsi qu’un vrai chanteur!

photo de Cglaume
le 03/12/2013

4 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 03/12/2013 à 19:03:32

Marrant : en voyant ta note et le genre, je me posais la même question que toi rapport à ta première phrase. Encore une histoire de smileys du boss !!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 03/12/2013 à 19:05:36

Ps : sont pas Français, sont Basques, un peu comme les Marseillais et les Bretons donc.

cglaume

cglaume le 03/12/2013 à 19:14:51

:) Je devais avoir un truc à me faire pardonner... !

pidji

pidji le 03/12/2013 à 23:10:10

mouahaha, non mais oh vous 2, vous croyez que je ne lis pas les coms ? :D
En plus j'ai juste proposé ! Na !

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