Atrocia - Dystopia : the machine murders

chronique Atrocia - Dystopia : the machine murders

Atrocia est un nom un peu kitsch pour notre décennie, mais il reprend un code patronymique bien connu dans le genre metal.
Et ça tombe bien, parce que le groupe qui fait, ô surprise vu son nom, du death, reprend les codes musicaux qui vont avec.
Puis temps qu'on y est, reprenons les clichés jusque dans la pochette : du sang, un sens graphique old-school et une scène avec du sang et des chirurgiens pervers, ha, puis tiens, encore un peu de sang.

Par contre ce côté cliché n'est absolument pas gênant parce que ça lime sévère.
Et s'il fallait résumer le groupe en un mot, ce serait sans doute : honnêteté.
Déjà parce qu'il ne nous baise pas avec une foutue piste pour son intro de 18 secondes, comme le font beaucoup.
Ensuite parce que si l'on s'attend à du death, on a tout de suite ce qu'on veut et on l'a jusqu'au bout.

Tout commence par une production qui a tout ce qu'il faut comme il faut pour le genre. Parfaitement équilibrée pour le death, avec une jolie basse, une batterie dont on suit chacun des coups : c'est panard question son.
Pour la voix on se retrouve avec un son à double tranchant : quelque part entre le glacé européen et le massif américain, le genre de choix pénible à faire, pas facile à trouver pour le gars aux manettes pour un résultat finalement idéal.
 

On écoute donc l'album avec un confort "petit bourgeois" pour les z'oreilles. Encore une fois, pas d'entourloupe. Dans ces conditions, on part déjà bien. Pareil pour la durée : on ne se fait pas arnaquer. 38 minutes, ni trop, ni trop peu, on est bien.

Puis on se sent bien parce que les mecs se sont appliqués.
Si pour l'originalité, on repassera, on se prend ce qu'il faut, comme il faut et où il faut : à savoir une bonne grosse branlée dans la gueule.

Du death, classique, avec ses concerts de cymbales, sa basse bien lourdasse, sa voix bien grassouillette et directe, ses guitares qui hachent, crissent ou baladent le manche.
Quand on a entendu quelques albums du genre dans sa vie, on n'est surpris que par le plaisir que l'on prend à l'écoute de cette galette.

Classique au possible, tout fonctionne. Le regard dans le rétro, sur la décennie 90's, rappelle les doux témoignages de Suffocation ou Cannibal Corpse parce que, j't'ai pas dit, mais on penche pas mal pour la brutalité sévèremment burnée des groupes d'outre-atlantique.
Sans être dénué de technique, loin de là, le groupe sait aussi aller à l'essentiel. 
Comme ne l'a sans doute pas dit Victor Hugo : "Pas la peine de tortiller du cul pour chier droit" : t'aimes le death ? T'aimeras Atrocia.

photo de Tookie
le 12/01/2016

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