Candlemass - King Of The Grey Islands

Chronique CD album (53, 34 min)

chronique Candlemass - King Of The Grey Islands
Après de nombreux (et interminables) changements de line up, les vétérans suédois de Candlemass reviennent avec un nouvel album, "The King Of The Grey Islands".

Cette fois-ci, un grand changement a été opéré: le chanteur Messiah Marcolin est remplacé par le majestueux Robert Lowe du groupe Solitude Aertenus.
Un des plus grand chanteur européen de Heavy Metal et c'est tout simplement pour notre plus grand bonheur. C'est toujours un défi d'arriver après un chanteur mais Robert Lowe le fait avec une aisance redoutable et on le préfère presque à Messiah Marcolin. Son lyrisme ne fait qu'amplifier le côté profond de cet album.

Ces rois du Heavy-Doom ne font que conforter leur image de pionners du genre. Ici, on retrouve la lenteur et la noirceur qui ont fait leur renommée, mais il y a aussi un côté très pur.
En effet, les guitares sont tranchantes, lourdes mais surtout efficace. Une fois de plus, Candlemass ne joue pas la carte des artifices et d'autres choses complètement inutiles, tout est honnête et c'est ce qui rend cet opus également Thrash vraiment intéressant.
Il n'est pas vraiment innovateur bien qu'un temps soit-peu moderne, mais reste parfaitement fidèle à ce que les suédois ont put faire de mieux.

Le rythme de l'album est très lent, comme par exemple "Devil Seed", Doom oblige vous me direz. Or les morceaux s'enchaînent à la perfection et ce "The King Of The Grey Islands" en contient une paire de franchement bons, à l'image de "Demonia 6", "Destroyer", "Clearsight" avec ses riffs magiques empreintés au bon vieux Thrash, ou encore "Solitude" (ce-dernier fait partit d'un des deux bonus)qui alterne douceur et riffs bien pesants et tempo accéléré .
D'autres un peu moins bons, certes, mais rien de vraiment mauvais, comme "Embracing The Styx" qui comporte un bon petit solo de basse très métallique. De plus, "Prologue" n'a pas de grande utilité bien qu'il donne une petite idée de l'ambiance générale de l'album!

Le point faible de cet album est peut-être la structure des compositions qui est presque tout le temps la même: c'est-à-dire l'ouverture sur un riff lourd et grave et l'arrivée des autres instrus, bref, c'est assez similaire, mais au final, cela dégage la lourdeur de l'œuvre. L'album est quand même monotone de part le rythme, le son et les compositions.

En bref, Candlemass nous fait plaisir et nous prouve une fois de plus que ses changement de musicos n'influent pas en mal sur leur musique. Des titres sympas sans pour autant êtres des tubes qui resteront dans les mémoires, mis à part le travail extraordinaire de Robert Lowe qui nous ravira de sa voix parfaitement maîtrisée.
Les précurseurs du Doom sont toujours là et ils veulent le faire savoir......
photo de Finisterra
le 21/11/2008

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