Candy flesh - Psychotic tales

Candy flesh - "Psychotic tales"
chronique Candy flesh - Psychotic tales

Candy Flesh leçon 2.

Se reporter ici pour le rappel de la 1ère leçon.
 
Le plus difficile sera de ne pas se répéter...
Parce qu'il faut avouer que le groupe lui ne s'est pas gêné pour le faire... Ddu moins c'est ce que l'on croit au départ.
Candy Flesh a beau tirer ses influences d'un peu partout dans sa discothèque, on entend que cette dernière n'a pas été énormement renouvelée. 
Le niveau de créativité demeure malgré tout important, et on observe une réel souci de la mélodie tout au long de ce premier album.
 
48 minutes qui ne se résument pas qu'au charme vocal ("Baby Doll") pourtant envoûtant de Clara. Elle n'a d'ailleurs rien perdu de son dynamisme et de ses qualités valables pour bien des styles.
De même, les musiciens de Candy Flesh ne manquent pas de faire étalage de leurs atouts.
Naviguant d'un genre à l'autre avec une grande aisance, le groupe semble avoir toujours une idée pour marquer l'auditeur au moins une fois par titre.
Une performance plus simple sur les ep's comme c'était le cas, mais on parle ici de 12 pistes qui ont le défaut de leur qualité.
 
A force de s'essayer à plusieurs styles et de tenter de rompre à tout prix la monotonie du rock, Candy Flesh ne crée pas de fil rouge dans cet album. Tantôt rock'n'roll tantôt stoner, ou grunge et même bluesy on ne s'y retrouve pas vraiment.
Il n'empêche qu'on sent une grande passion dont la communication se fait en trois coups de grosse caisse et deux frottements de médiator. C'est sans doute pour cela que les auditeurs suivront facilement.
 
On passe d'un titre avec un chant qui nous inspire de la sensualité... Avant de partir sur un rock'n'roll de biker barbu à la Harley bruyante ("Baby Doll" puis "Dead born").
On aimerait presque se transformer en une alvéole moulée dans le polycarbonate au verso de ce compact disc intitulé Psychotic Tales pour partager ces minutes qui rappellent aux rockers ce qu'est le rock.
 
Un album remarquable qui s'inspire sans jamais copier, mais aussi témoin de quelques tentatives un peu bancales comme "L'aurore" : morceau gâché par sa longueur malgré une ambiance inquiétante.
Puis il y a "Bury" qui change tout. Un chant limite surmixé sur le refrain de cet acoustique qui s'enrichit de refrain en refrain.
 
Candy Flesh a beau sembler se répéter, on l'entend progresser d'écoute en écoute. Un album dans lequel on se sent bien, tout simplement.
photo de Tookie
le 01/12/2011

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