Constellatia - The Language of Limbs

Chronique CD album (35:01)

chronique Constellatia - The Language of Limbs

À coup sûr, Wildernessking faisait partie des espoirs montants de la scène Post-black et les Acteurs de l’Ombre ne s’y étaient pas trompés en publiant le deuxième album de groupe puis en rééditant ses deux premiers EP. J’avais été moi aussi conquis par ce qu’il proposait. J’emploie l’imparfait car, malheureusement, les Sud-Africains annoncent en 2019 leur séparation (les habituelles divergences personnelles et musicales) mais rapidement après est créé Constellatia à l’initiative du bassiste-chanteur Keenan Nathan Oakes. Une signature chez Season Of Mist plus tard, le groupe n’est pas long à proposer The Language Of Limbs qui nous intéresse aujourd’hui.

 

Mr. Oakes est accompagné d'un Gideon Lamprecht aux multiples casquettes (claviers, guitares, enregistrement, mixage, mastering) pour proposer « un exutoire musical des années de difficultés que les deux membres ont endurées dans leur vie personnelle ». En résulte de réelles montagnes russes musicales empruntant tout autant au Black Metal cru mais toujours mélodique qu'au Shoegaze des plus mélancoliques. Le groupe enchaîne sans cesse les plages sonores méditatives et les rythmiques effrénées sur tapis de double.

 

Malgré leur longueur, les quatre titres sont construits de manière à ne pas perdre l'auditeur dans des méandres de spleen ou de misanthropie, mais tendant vers un but unique : l'embarquer dans univers où dominent la mélodie, le mysticisme et la beauté que l'on trouve dans la laideur. « The Garden », le titre final, est une vraie réussite avec ses patterns de guitare délicats, son chant féminin éthéré, son crescendo émotionnel et son solo qui fend la mélancolie toute My Dying Bride mise en place depuis le début du morceau.

 

Ce premier album baigne dans un esprit DIY, d'ailleurs, le groupe l'a discrètement publié une première fois en novembre dernier via Isolation Records, avant que le label marseillais ne les prenne sous son aile et leur fasse bénéficier de sa force de frappe. On ressent également une certaine urgence dans l'interprétation, il est assez évident que le duo ne s'est pas assis autour d'une table et réfléchit pendant cent sept ans aux progressions et aux structures des morceaux. En résulte un Metal différent que ce qu'on a l'habitude d'entendre, foncièrement honnête et délicieusement rafraîchissant.

photo de Xuaterc
le 26/08/2020

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