Cryptopsy - Once was not

Chronique CD album (49:47)

chronique Cryptopsy - Once was not
Le Death-metal québécois serait-il a son apogée ? On pourrait le penser avec la sortie récente d´un nouveau Kataklysm bien salué par les critiques tout comme Neuraxis, Quo Vadis l´année dernière qui gonflait ses rang avec Steve DIGIORIGIO le fantastique bassiste. Mais force est de constater que Cryptopsy fin 2005 n´as pourtant pas eu le succès que méritait son nouveau bébé.

Après des changements de Line-up incessants, et un silence discographique de 5ans, saluons en trombe le retour du mystique beugleur, mangeur de vers de terre LORD WORM, qui dévoile une fois encore après un « None So Vil »e charcutant a tous les coin de rue, son organe si particulier. Les enchaînements de grawls aboyés et de petits cris « aigus » hystériques font toujours mouche dans ce nouvel opus ; ajoutez a cela quelques passages narrés, ainsi que l´utilisation de la langue française et allemande, et vous obtenez un instrument polymorphe idéal pour cette musique de brutasse.

Boudé des metalheads, c´est pourtant dans un bel artwork et un packaging fort beau que nos cousins du nord ont emballé leur nouvelle tuerie. Toujours alambiquée a souhait, la musique de Cryptopsy n´as pas perdue de sa vélocité pour autant, grâce au batteur (né en France, soyons un poil chauvin) Flo MOUNIER, dépassant allégrement les limitations de vitesses ! Ca blaste a tout va, la caisse claire fonce a une vitesse ahurissante, tandis que la double fait la course contre la montre.
Avec un pareil batteur, on pourrait s´attendre a une bête démonstration de force et pourtant, c´est avec virtuosité (un minimum, ça reste du brutal death quand même) que le maître bûcheron enchaîne roulements effrénés et les blasts avec un groove impressionnant tout en variant les rythmiques ; ça en ferait presque mal au crâne.

Niveau gratte, la 6 cordes crache ses riffs alambiqués, techniques, et plus rapides les uns que les autres, amenant la batterie a suivre ses changements incessants de rythmes, de structures.
Ainsi la mixture de Cryptopsy se rapproche comme depuis toujours d´un croisement hybride entre du Brutal Death et du MathCore sans pour autant être qualifiable de Techno-Death.
Profitant de la montée en puissance de Cephalic Carnage, le son des quatre québécois est pourtant moins teinté de HxC, et, même si elle reste barrée me semble plus digeste. Très fouillées, les 11compos (dont une intro acoustique et une outro) sont aérées grâce a leurs durée (en moyenne 5mn) permettant de développer a fond leur aspect complexe sans rentrer dans la démonstration pure en se limitant a un format réduit. La production de cet opus permet également de respirer, car feutrée et non claire et fraîche. Elle mets en avant la technicité de chaque musicien et permet une cohérence a l´ensemble, pour l´atmosphère des morceaux notamment (on peut également penser au dernier Immolation).

Il est vrai que l´alternance de plans incessante n´est pas très facile d´accès, mais certains petits solos, nappes de synthé ou même passages jazzy (pas du ephel duath non plus !) permettent aux morceaux d´être variés, techniques et gras comme on les aime chez Crytpopsy depuis « Blasphemy Made Flesh ».
Sa durée, sa diversité, sa grande technicité, sa production sympa (pourtant atypique en ces heures où le metalcore mélodique fait fureur) permettent au combo québécois de se hisser vers le firmament du Death Metal brutal de qualité ; n´oublions pas que le concept de ce gros morceau est un voyage complet de la lumière à la destruction la plus totale, comme le rappelle le premier titre « Luminium » et le titre de fin « The End ».
photo de Viking Jazz
le 23/03/2006

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