East Of The Wall - Redaction Artifacts

Chronique CD album (54:10)

chronique East Of The Wall - Redaction Artifacts

East of the wall nous a provoqué quelques excitations ces dernières années, depuis "Farmer Almanach" jusqu'à "The Apologist".

Surtout ici, où nous laissions éclater notre subjectivité et notre enthousiasme, dès que le groupe a fait parler de lui...jusqu'à aujourd'hui.

 

Peut-être est-ce le fan qui parle ou le chroniqueur désabusé, ou le simple auditeur déçu, mais cet album n'a pas ce qu'avaient les autres.

Et quand on parle d'EOTW il faut avoir une paire d'arguments...et surtout être clair : 

 

Phonétiquement ou même allégoriquement, déception ne rime pas mauvais.

En bien des points cet album est riche, cet album est une nouvelle démonstration technique et une énième preuve que les EOTW ont un tas d'idées derrière la tête. Il ne pourra pas leur être reprocher un virage artistique.

 

Comme d'habitude c'est un album plutôt long (comparé à de nombreux confrères) mais surtout ce fourmillement de changements de rythme, de détails...de notes (!).

On le sait, rien n'est jamais fait dans la simplicité avec les américains. On peut juste regretter que les cuivres ne s'effacent d'album en album...

On peut regretter aussi la limpidité des pistes.

 

Jamais le groupe n'aura fait un album si "dense" pour paraphraser le dossier de presse qui a trouvé là le mot juste.

J'irai personnellement jusqu'à dire sombre, violent...et lourd.

 

Les guitares, toujours alambiquées cherchent régulièrement à donner le tournis. Mais à la longue, on finit par le subir.

Sans compter que l'alternance chant clair / crié, une autre marque de fabrique du groupe, n'est plus aussi évidente (tiens, un nouveau membre au micro).

Hormis quelques (courtes) occasions pour nous respirer ("Third person camera" par exemple), la voix n'est plus jamais douce en même temps que les instruments.

 

Résultat : on se sent oppressé sur la longueur.

Et vous lisez bien Coreandco, ces ambiances ne devraient pas nous faire peur...mais là, elles lassent.

Il y a sans doute tout une histoire autour de cet album...qui m'échappe, mais le petit arpège au début de "Solving a correspondence problem" étant le même que sur "A negligible senescence", il ne peut y avoir qu'un lien.

Ce dernier titre est d'ailleurs l'unique instrumental (hors interlude)...d'un groupe devenu bien bavard depuis son excellent premier album.

 

Si cet abandon du muet avait été bien négocié auparavant, il renforce ici la lourdeur d'un contenu sur-gras, un peu longuet...dans lequel...on ne ressent malheureusement rien.

L'envie d'avancer dans l'album se fait donc sans grand plaisir, avec la sensation que le groupe a perdu cette formule jusque-là magique, oubliant d'être passionnant.

 

Et pourtant, on ne pourra pas reprocher à la bande, qui malgré d'incessants changements de line-up, s'échangeant ou partageant les missions, tentent de garder une cohérence d'album en album.

Cette fois c'est loupé, sans être mauvais.

photo de Tookie
le 25/11/2013

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 25/11/2013 à 09:33:16

Etant fan de la première heure, depuis THE POSTMAN SYNDROME, je suis vraiment déçu aussi pour le moment par ce nouvel opus.
Même s'il faut du temps pour entrer dans leurs compos généralement, là je n'y arrive pas du tout. Snif.

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