Ending Satellites - And so sing the black birds

Chronique mp3 (31:15)

chronique Ending Satellites - And so sing the black birds

Ending Satellites est un projet, qui mêle musique et photographie, en activité depuis 2011. De fait, les fondations sont solides et reconnaissables, c'est que l'on devient vite familier de l'univers défendu par Damien Dufour, libre penseur en chef de l'entreprise.
Ceux, parmi vous, qui se laissent aller aux promenades post-rock, sont déjà conscient que Ending Satellites est un passage obligé, une voie fédératrice.

Pour preuve, leur 7 billions Passengers and one flight, précieuse rareté dans un genre pourtant saturé, avait posé définitivement une balise brillante de ce côté ci de la grande Amérique.
Au moment, de découvrir cette session 2013, la curiosité se bouscule avec l'appréhension.

Pour balancer d'un revers cette sensation de blasé, je m'attarde sur le site internet et sur les photos qui accompagnent la musique. Le silence est mon allié. Et puis... Play.

 

C'est bien de l'Amérique dont il est question dans cette histoire sans paroles, pas celle des buildings et des Muscle Cars testostéronées, pas l'Amérique d'un Chuck Palahniuk ou d'un Lawrence Block, mais bien plus celle d'un George Chesbro, où la nature, les mystères et les mythologies rayonnent. Quelques clichés d'un calme apparent masquent à peine une énergie vive et en mouvement. Et il en va de même pour la musique toute aussi calme en apparence alors que l'on peut percevoir les gouttes de sueur qui perlent. Tension maximale pour bien pénétrer dans le cœur de la mélodie recherchée. De ce continuum, seul « A day in Port Royal » s'en échappe pour un lâcher prise dans un climat presque langoureux.

 

Bien que un cran en deçà de 7 billions passengers and one flight, Ending Satelittes arrive encore à nous captiver, à nous imprégner d'une nouvelle histoire. La force de cet album réside bien dans sa double lecture où le mysticisme se fond dans une sérénité d'appoint. Il faut attendre le décisif « A floating point » pour bien mesurer le phénomène. Et de ce rendre compte que rien n'est dû au hasard dans les choix de l'auteur, toujours muet mais si parlant.
Les esprits chagrins pourront reprocher un manque de fantaisie, une certaine fébrilité, lorsque c'est le piano qui mène les débats.

Dans cette Amérique magnifiée par l'auteur, les hommes n'ont pas de place. Ce sont les esprits qui hantent les plaines au grès du battements des ailes des rapaces alors maîtres des lieux, au grès des claquements de bec de ce vautour noir, maître des lieux. Tout est hiérarchie, ici aussi.

 

photo de Eric D-Toorop
le 23/12/2013

3 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 24/12/2013 à 18:25:01

Bonne chro et belle conclusion même si y'a aucun risque que je pose le lobe sur ce disque.

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 25/12/2013 à 18:45:52

Appuie sur play, pose ta binouze, ferme les yeux et laisse aller ... ça ne fait pas mal ^^

Geoffrey Fatbastard

Geoffrey Fatbastard le 25/12/2013 à 19:17:52

c'est beau, c'est bien produit mais... Goddamn "mais"

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