Ending Satellites - The Long & quiet flight of the Pelican

Chronique CD album (9)

chronique Ending Satellites - The Long & quiet flight of the Pelican

 

À l’heure où sort le premier album complet d’Ending Satellites, on force un arrêt sur le dernier EP de ce projet intéressant et pourtant discret… Quoique. Le service-presse qui accompagne ce trois titres nous montre que la machine à coms et un solide bouche à oreille soutiennent depuis un bon moment le projet. The Long & quiet flight of the Pelican clôture une série de cinq EP démarrée en janvier 2011. On se souvient de Stephen Jones qui en 1995 démarra son projet Babybird en publiant des moitiés réussies d’albums avec une rigueur toute stakhanoviste (6 en 2 ans !), un comble pour un féru d’écriture Lo-Fi. Un pari un peu fou et si Babybird est toujours en route, confortablement installé 17 ans plus tard, c’est parce que la majorité des raconteurs de disques se souviennent avec émoi de ce micro-épisode de la grande histoire du Rock. Dans sa chapelle-forteresse, Jones aimait s’entourer pour dériver dans ses collages.

 

Ending Satellites est un projet protéiforme qui touche autant à la musique qu’à la photographie. L’image étant le propos principale de Séverine Godissart, et pour le son, il semble que ce soit bien l’affaire de Damien  Dufour (aussi photographe). Une écoute trop rapide m’invite à penser que le choix des Flanger, des dd5, du piano et autres Space Echo sont des bases pour accompagner l’errance du photographe. Lorsque l’on déambule, autant s’imprégner d’une belle ambiance. À son Post, Damien Dufour ajoute une belle palette d’événements électroniques.  Au final, vous l’aurez compris, c’est très bien joué; c’est prenant par moment, le titre éponyme bien enlevé… C’est déjà fort entendu aussi. L’interlude déposée en deuxième place offre une autre perspective bien moins « post ». Ending Satellites accueille des musiciens issus de différents horizons, le groupe Kerria Noir, Laurent Orthlieb, ou encore François Kreutzer pour quelques parties de basse.

« A beautiful second before we lose the signal” termine ce court effort dans une veine proche du “Turbine” des excellents Keiko Tsuda, d’autres défenseurs de la chose post, sans en avoir l’air.

 

7 billions passengers | Only one flight, le véritable premier album du projet sort ce 10 janvier et réserve quelques surprises, on en reparlera.

Si vous voulez découvrir l’univers d’Ending Satellites, je vous conseille vivement de lézarder leur bandcamp de fond en comble, tout n’est pas écrit dans cette chronique sur le fil.

photo de Eric D-Toorop
le 10/01/2012

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