Eryn Non Dae. - Meliora

Chronique CD album (58:20)

chronique Eryn Non Dae. - Meliora

"Meliora" est depuis sa création jusqu'à sa mise dans les bacs une affaire très délicate.

Au départ pour les Eryn Non Dae. qui n'avaient pas à se planter. Leur premier album était ce qu'on appelle communément dans le jargon imagé des métalleux une "tuerie".

Attendus au tournant, les bonshommes ont peut-être bien eu un coup de pression en rentrant en studio.

Bref, un premier abord délicat.

 

Délicat ensuite pour celui qui a dû s'occuper du son.

Cet album renferme des dizaines de détails à mettre en valeur. La tâche n'a pu être que complexe mais la mission parfaitement relevée. On a un "rolls sonore", c'est classe, tout confort. Et vu ce qu'on se prend dans la gueule, heureusement qu'on est à l'aise.

 

Parce que l'affaire est délicate pour l'auditeur. Le p'tit gars qui va acheter le cd.

La première écoute est vraiment difficile. C'est beaucoup, presque trop.

Sur tous les plans.

J'suis pas du genre à vriller de l'oeil dès qu'il y a une disto.

Mais là, ça ne déconne pas.

 

C'est un peu le clown affreux de Stephen King qui attire un gamin près d'une bouche d'égout et lui choppe le bras pour l'entraîner sous-terre.

Le clown c'est E.N.D, le gamin c'est toi. Le truc qui t'attire c'est cette introduction toujours léchée, cette ambiance bien posée au début de chaque morceau. Parce que le groupe est pervers, il aime tromper ou foutre les boules au début comme au milieu des pistes.

 

On se sent d'autant plus petit face aux français qu'ils sont agressifs. Des loups qui ouvrent qui t'engueulent parce que tu te trouves sur leur chemin...et que l'on suit pourtant, hypnotisés, inconscients.

Parce qu'ils ne sont pas très marrants, mais sacrément intéressants les Eryn Non Dae., pour peu qu'on aime les gros riffs d'outre-tombe, les ambiances un peu malsaines, boueuses, qui puent la mort.

 

Il faut aimer les hurlements (et quelques spoken words), l'alternance des passages violents et posés, les riffs hypnotiques et ceux qui prennent vos tympans pour des punching-balls.

Il ne faut pas avoir peur de se voir noyé sous une pluie de cymbales sur certains passages, ou secoué par l'intensité du jeu de batterie.

 

Une intensité lourde...y compris sur la longueur : 58 minutes de cet acabit, la durée n'est pas toujours facile à avaler. Surtout pour des morceaux entre 6 et 12 minutes.

Il vous faudra du temps pour tout apprécier, mais cet album mérite bien d'être acheté, riche ou au bord du découvert, n'importe quel fan peut bien payer des agios pour ce cd à la longue rentabilité...

photo de Tookie
le 02/12/2013

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