Ghouls Stone Valley - 31Th Scareyard

Chronique CD album

chronique Ghouls Stone Valley - 31Th Scareyard

Les Ghouls Stone Valley ne chôment pas.

Car après une sympathique Démo(n) pondue en 2014, les voilà qui sortent de leur crypte pour un long format.

 

Toujours mené au mic, par le chant de Kommandant K, maniéré mais efficace (avec un accent nickel), 31th Graveyard dépoussière les compos vintages. Quand le Metal n'hésitait pas à s’acoquiner avec l'Indus.

Sortez du puits, lavez vos cheveux filandreux et arrêtez moi cette vidéo pourrave, svp.

 

Les sudistes évoluent encore dans une dimension gentiment RobZombiesque. Ils se rapprochent d'ailleurs un peu du génial freak américain en privilégiant l'efficacité, les breaks catchys, et les petites trouvailles à base de machines et de citrouilles.

"Asylum" sent aussi le Marylin Manson version The Golden Age Of Grotesque. Le mimétisme du groupe sur ce titre n'est pas gênant finalement, tellement la sincérité du combo se fait sentir. Oui-ja.

En deux langues, pour les groupies de Pazuzu.

 

Au rayon de franches réussites, on compte aussi "Come Into The Ghoulshow", une plage au sable couvert de macchabées fraîchement équarris. "Kindergarten" pose sa lourdeur réjouissante sur le billot pour affoler les gothométalleux et leur résille cloutée.

Ghouls Stone Valley a également compris qu'un refrain efficace fait une bonne partie du job du croque-mort. Même s'il est parfois martelé à outrance. Leur titre "Don't Fear The Boogieman" (présent sur la première sortie du groupe) est repris en version améliorée (comprendre coup de fourche en pleine mouille) avec Damien Evil en guest, le chanteur des Italiens de Scream Baby Scream. Il a d'ailleurs aussi conçu la couv' du bouzin.

 

Nanti d'une prod stoco et d'une pochette toute droite sortie de la grange de Jeepers Creepers, 31th Graveyard fait office d'Ovni dans un paysage musical bien trop sérieux.

Moi, m'en fous, je prends les sorts et les bonbons en même temps. Avec la petite goth mimie et toute déprime au fond à droite, aussi.

 

Du coup, je vais sortir mes vieilles VHS de Lucio Fulci, suspirer avec Dario Argento et savater une tortue vivante avec Ruggero Deodato.

Putain de chéloniens quoi.

photo de Crom-Cruach
le 08/09/2015

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