Glasses - The ills of life

Glasses - "The ills of life"
chronique Glasses - The ills of life

Sorti chez Vendetta Records l'an passé, je n'ai entendu parler de ce The Ills of life qu'il y a quelques mois seulement ; et c'est bien dommage !

Composé de membres de Perth Express,Trainwreck ou encore 244 GL, Glasses vient donc d'Allemagne et a la particularité d'avoir une voix féminine au micro.

 

Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de démarrer ma chronique en vous parlant de l'artwork de ce 12". Car non seulement il est joli (suffit de voir le visuel ci-contre pour apprécier), mais également bien foutu : pensez à un livret CD mais en taille X3, collé en façade du cartonnage qui contient le vinyle. Idée sympathique.

 

Je disais donc, le groupe a non pas un frontman, mais une frontgirl. Enfin bon, il vaut mieux le savoir à l'avance, car on ne s'en rend pas vraiment compte à l'écoute ! Elle hurle constamment, et sa voix est sufisamment grave pour ne même pas se poser la question.

Musicalement, Glasses nous percute en pleine face avec un hardcore bien violent, mais aussi sauvagement rock n'roll. Dès les riffs de "Your Pickles Taste Better Than Mine", on sait que l'on va douiller, mais que c'est bon ! Les plans de guitares sont bien pensés, et loin d'être monotones, en alternant riffs puissants et arpèges qui semblent couler de source.

 

Energique, c'est le mot. Si l'on excepte "Mt. Ashtray" qui cloture la face A, on reste dans un hardcore sauvage la plupart du temps. Et avec les guitares et la voix qui prennent le dessus, on ne fait pas forcément attention à la batterie, qui essaie tant bien que mal de suivre tout ce débordement d'énergie ! On retrouve même une intro quasi similaire sur "Your Pickles Taste Better Than Mine" et "Fullthrottle", seuls les riffs diffèrent. Pas d'énorme originalité rythmiquement parlant donc ; mais ce n'est pas ce que l'on recherche ici.

Et attention, ne pensez-pas que le disque est monotone : on a tout de même le droit à certaines variations, je pense à ce passage aux riffs de gratte entêtants de "vertigo" qui apportent un côté rock non négligeable par exemple. Mais bon, ne comptez pas avoir une once de mélodie dans la voix pour égayer tout ça : tout est hurlé du début à la fin.

 

Et cerise sur le gateau : le dernier titre, "untitled", est en fait une reprise de "Milk it" de Nirvana, sauce Glasses. Une (bonne) surprise qui ne fait que conforter mon avis sur ce disque. Ça envoie.

photo de Pidji
le 28/09/2011

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