Godwatt Redemption - The Rough Sessions

Godwatt Redemption - "The Rough Sessions"
chronique Godwatt Redemption - The Rough Sessions

De l’Italie, on connaît surtout Berlusconi, un omni-leader qui depuis 25 ans fait rire (ou pas) par ses déclarations imbéciles, lourdes et sa grande verve (enfin à ce qu’il dit) à s’émoustiller devant une paire de seins. Un type dangereux, parce que persuadé d’être le meilleur dans son domaine.  Parfaite caricature du patron que l’on devine magouilleur, dégoulinant tout le temps, avec un cholestérol aussi élevé que son rire est gras.


Au  rayon musique, on peine un peu devant Adriano Celentano, Eros Ramazotti et l’ineffable Zucchero … C’est que voyez-vous, ça dégouline, là aussi souvent. C’est sûrement lié au climat.

On retrouve toute cette mâle-attitude, lorsque les garçons branchent leurs amplis. L’action se passe dans une cave, il y fait plus frais, une cave exiguë forcément sans fenêtre, un souplex ça s’appelle. Ces conneries d’ampoules éco, finalement ça n’éclaire pas fort. Qu’à cela ne tienne, c’est dans la moiteur de l’obscurité que le trio cherche sa rédemption. Le batteur cogne bien souvent les coudes contre le mur humide, les amplis crachotent un peu mais ça ne s’entend pas. Tous les potards sont à 12. C’est armé d’une pile d’albums reprenant Kyuss, Fu Manchu et les Melvins que les gaillards pénètrent trois fois par semaine dans leur cagibi, un énorme poster de Lee Dorian ruisselant les accueille à chaque fois.

 

The Rough sessions serait leur troisième autoproduction. Ultra efficace, l’album plaira à coups sûrs à tous les fans des groupes précités.  Ces gars-là veulent en découdre, bien à l’aise dans leur repère secret, ils n’ont pas fini d’échafauder des plans de conquête de la planète rock. On ne peut que leur souhaiter de prendre l’air le plus souvent possible.

photo de Eric D-Toorop
le 18/06/2012

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