Guignol Noir - Mantric Malediction

Chronique CD album (59:56)

chronique Guignol Noir - Mantric Malediction

Repose Records est en train de devenir l’un de mes fournisseurs privilégiés en matière de Metal extrême, après les très bonnes découvertes d’Isgherurd Morth et de Lykhaeon un peu plus tôt cette année, c’est au tour de Guignol Noir d’accrocher mon oreille. Il faut dire qu’avec un tel nom de groupe, les suisses ne peuvent que capter l’attention de l’amateur de nawakeries, tendance Grand Satan dans les bois. Certains mots déclenchent automatiquement mes radars. Malgré ses quatorze ans d’existence, Mantric Malediction est son premier album. Cheib en charge de tous les instruments et Schiach derrière le micro, pas besoin d’un line-up plus étendu pour délivrer un disque de qualité.

 

Las! Hormis l’intro de « In The Birds Beak» et certaines rythmiques syncopées, les traces d’expérimentations sont absentes de Mantric Malediction. On est plutôt en présence de pur Black Metal. Une fois la légère déception passée et l’orientation musicale de Guignol Noir mieux cernée, je peux me pencher dans les meilleures conditions sur l’analyse de ce premier disque. La mise en son, tout à fait correcte à été réalisée par Kerberos (Dakhma...) du collectif Helvetic Underground Committee dont je vous ai touché deux mot à l'occasion de ma chronique de Opprobrium.

 

Le groupe n'est certes pas des plus novateurs mais il pratique son Art Noir avec passion, et rend un vibrant hommage au versant le plus Trve de l'école norvégienne du milieu des années 90. Les éléments qui composent un bon album de Black Metal, ni totalement Raw ni complètement mélodique, vous commencez à les connaître, je ne vais pas revenir une fois de plus dessus. Mantric Malediction représente une bonne synthèse de tout ce qui a pu faire le « succès musical » du genre. « Elève appliqué » pourrait-on lire au bas de son bulletin de notes. Il y a de quoi satisfaire l'amateur de Black Metal sans que celui-ci ne s’ennuie une seule seconde pendant son écoute. Au regard de la production actuelle, foisonnante ces derniers mois, il lui sera difficile de tirer son épingle du jeu et d'arriver à marquer durablement les esprits. Il lui faudra à l'avenir certainement arriver à trouver l'étincelle qui pourra mettre le feu à la stavekirke, le petit plus qui lui permettra de sortir du lot. Les bases sont là,bien présentes et solides.

photo de Xuaterc
le 18/01/2022

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 18/01/2022 à 10:36:33

Haaaaaa le Nawak Metal Satanique Sylvestre, un bon sous-genre de niche ;) !!

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