Idensity - Chronicles

Chronique CD album (56:00)

chronique Idensity - Chronicles

Nergal (de Behemoth), Seth (de Septic Flesh), tous les membres d'Orphaned Land et Myrath sont en studio.

Mais leur projet tombe à l'eau.

Qu'est-ce qu'on écoute ?

 

Idensity pardi !

 

-Mais pourquoi Sherlock ?

-Elementaire mon cher Watson !

 

Les Idensity sont français. Donc déjà il faut faire honneur au drapeau tricolore.

Ensuite, toute considération patriotique à part, il faut écouter Idensity parce que dans le langage de la rue, on pourra qualifier ça de "défoncage en règle".

 

En règle parce que le groupe reprend des codes bien installés dans le métal : 

-un bon gros growl, bien plus caverneux et profond que sur le 1er album.

D'ailleurs "Serenity", leur premier album apparait bien léger à côté. Subsiste toujours la voix un peu plus heavy-mélodique...

 

Il n'y a pas que du côté de la voix qu'il faut chercher du plus lourd.

Bien plus sombre et agressif dans son approche, le riffing d'outre-tombe demeure classique mais bougrement efficace. On ne retiendra pas de titre en particulier, mais les quelques soli disséminés sont du même acabit : une réussite tout en respectant le traditionnel.

 

Idensity ne s'affranchit pas non plus des règles d'un métal "symphonisé".

On parlait au tout départ de Septic Flesh. Grandiloquents les grecs n'est-ce pas ? 

Et bien les français font la même chose en étant un peu moins impressionnants, certes, mais ne plongent pas dans le guignolesque ou au contraire ne font pas pitié tout en s'en sortent avec les moyens du bord.

"Loki" et "Annunaki" posent quand même une ambiance très froide et sombre (merci les cuivres apocalyptiques).

Le reste du temps, un violon, un seul (!), réussit à faire ce qu'un orchestre au complet ne saurait peut-être pas faire. Glaçantes, directes, les cordes résonnent et prennent une grande place dans le son du groupe.

 

On en vient même à se demander si le violon n'est pas secondé par la guitare...ou si le violon seconde le groupe.

Les deux sont complémentaires et le tout s'imbrique de façon...quasi-parfaite.

 

On peut aussi utiliser le terme "parfait" pour cet album sur la question de la fluidité.

Idensity déroule...et continue de piocher ça et là dans différents sous-genres, quitte à être quelque peu cliché (sans même écouter la moindre note : la pochette et les titres parlent d'eux-même).

Un peu death, un peu symphonique; et un peu oriental si vous relisez la 1ère ligne. Quelques touches, discrètes, quelques sonorités pas toujours évidentes mais permettant à l'album de ne pas basculer dans l'atmosphère scandinave déjà trop entendue.

Le résultat est d'autant plus fort que le groupe s'impose donc  les nouvelles règles d'une autre étiquette.
Parce qu'il faut bien le comprendre : cette chronique n'est qu'une pâle synthèse de cet album d'une grande richesse...et qu'un morceau écouté une fois en streaming, l'oreille furtive ne reflètera pas tout ce qu'est  "Chronicles"  : un foyer de détails, d'ambiances, de violence et j'en passe.

 

A la croisée de plusieurs styles, la rencontre d'un violon, du symphonique et du métal "heavy-death", "Chronicles" est sans doute ce qui s'est fait de mieux dans le genre en 2013. Dans l'hexagone sans aucun doute... et au moins dans le top 10 européen...

photo de Tookie
le 10/12/2013

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 10/12/2013 à 12:13:50

Ca fait envie dis donc !!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 10/12/2013 à 18:50:45

Des Grecs polonais israélien d'origine française ? intéressant mais ça manque de Suédois tout ça. :)

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