It's Everyone Else - Heaven is an empty room

Chronique CD album (30:00)

chronique It's Everyone Else - Heaven is an empty room

"Heaven is an empty room" n'a peut-être pas de quoi devenir un album de chevet, mais il remporte la palme du meilleur titre d'album.
Voilà qui en dit long sur la sociabilité du duo slovène et peut donner une petite idée de l'atmosphère dégueulasse qui va régner une fois le bouton "Play" enfoncé.
Jouasse comme un lundi 2 janvier, ce troisième album d' It's everyone else peut se résumer en quatre mots.

 

Electro
Quasi-Minimaliste
Sombre
Enervé

 

It's everyone else ne crée rien qui soit fantaisiste, ornemental, indispensable.
Avec sa musique frontale, on se retrouve avec 30 minutes directes et foutrement tendues.

"Patterns" est d'ailleurs l'entame parfaite : la piste pose le ton et l'ambiance dont on ne sortira plus.
2 synthés, une boîte à rythmes, une voix féminine, une autre masculine capables de chanter clairement ou de gueuler : il y a un côté punk des squats avec des machines qui dégagent un air suffoquant.
Pas de guitares hein. Nous sommes d'accord.

 

Minimaliste (parce que bon, j'te rappelle qu'il n'y a pas de guitare) mais pas trop (parce que sinon ça ne ressemblerait à rien d'autre...que du bruit), cette demi-heure a tendance à être répétitive faute de varier les ambiances. Cela n'empêchent pas les compos de cacher de bonnes idées, parfois inattendues (le passage limite popeux de "The joke is on the sun") et d'être bien acides.

Le duo présente ainsi sa musique sur sa page FB : "Trop hardcore pour les fans d'electro, trop electro pour les fans d'hardcore". Au-delà de la formule qui se veut coup de poing (mais qui fait l'effet d'une pichenette), on se retrouve surtout avec de l'indus furieux, de la noise tendue et un bad trip musical à foutre une migraine aux plus fragiles.
Marquant pour sa créativité avec une économie de moyens humains et techniques (le son n'en demeure pas moins bon), It's everyone else se retrouve tout de même coincé par les contraintes que la formation s'impose.
C'est con, mais le duo est tout de même aller s'aventurer sur une voie vachement intéressante avec sa grande gueule et ses claviers.

Avec son titre d'ode à la misanthropie, ce nouvel album a donc de jolis arguments pour foutre un cafard du tonnerre. Sans doute pas la B.O des barbecues estivaux ou des repas de familles dominicaux, mais un bon disque pour se chauffer et continuer à haïr son prochain à grand coup de synthés.

photo de Tookie
le 08/07/2017

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