Jello Biafra And The Guantanamo School Of Medicine - White People And The Damage Done

Jello Biafra And The Guantanamo School Of Medicine - "White People And The Damage Done"
chronique Jello Biafra And The Guantanamo School Of Medicine - White People And The Damage Done

Bien qu'éprouvant un profond respect et une grande admiration pour le père Jello depuis mes années lycée et la découverte traumatisante de Bedtime For Democracy des Dead Kennedys, j'ai toujours été mitigé concernant les productions de Biafra qui ont suivies le split de son groupe légendaire.

 

En effet, seule sa collaboration avec DOA et les deux premiers albums de Lard m'avaient retourné comme il se doit. Son copinage avec The Melvins a été anecdotique, celle avec Nomeansno trop indigeste sur certains morceaux et son alliance avec Mojo Nixon, facétieuse mais sans plus.

 

Son dernier projet avec The Guantanamo School Of Medicine, profitant également de la pub issue de la présence éphémère de Bill Gould, est typiquement le type de sortie musicale m'en ayant touchée une sans faire bouger l'autre.

La faute à la voix trop typée de Jello allié à un Punk sympathiquement joué certes mais sans personnalité aucune.

Bien sûr, Biafra a toujours été l'excuse vaguement intellectuelle pour certains d'écouter du Punk en soirée entre le guacamole et le dernier album d' Archive.

« Le Punk, tu vois, à part Jello, c'est de la merde. Comment ? Mais tu ne connais pas Jello Biafra ? Ah, ah, tu es d'un cocasse toi ! »

 

Ce qui m'a d'abord frappé avec White People And The Damage Done est sa pochette criarde d'un mauvais goût réjouissant un peu vintage.

En second lieu, la production de l'album. Sans être volontairement crade pour faire « c’était mieux avant », elle me paraît parfaitement adéquate selon ma vision toute personnelle du Punk.

 

Concernant la musique en elle-même, White People And The Damage Done part un peu dans tous les sens avec comme soucis constant d'envoyer du bon vieux Rockenwôl contestataire et sarcastique. Les titres ne cèdent que peu à la facilité alignant ainsi de nombreux breaks et une énergie de tous les instants.

 

L'ambiance de la plaque varie entre la grandiloquence habituelle du maître d’œuvre et des rythmes plus inquiétants ou le Surf cryptique et le Rock lourd s'invitent sans toquer à la porte.

La mélodie se conjugue également à la fougue la plus débridée et décomplexée.

Certains y verront peut-être une pâle imitation des DK, les habituels insatisfaits et aigris du slip.

 

Malgré les cheveux blancs et la bedaine, Jello semble avoir retrouvé enfin une seconde jeunesse, correctement épaulé cette fois (quelle section ryhtmique !) dans ses délires et dans sa verve, fougueuse comme au premier jour.

Ayant digéré ses tâtonnements sans saveur, Jello Biafra and The Guantanamo School Of Medicine acquiert une cohérence et une inspiration qui permet à cet album de se hisser à un niveau largement au dessus de la moyenne.

 

Au fait, il vous reste du guacamole ?

photo de Crom-Cruach
le 07/05/2013

2 COMMENTAIRES

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 09/05/2013 à 15:49:17

Une album sans surprises pour les fans... mais ceux qui découvrent Papa Jello peuvent commencer par celui-ci sans sourciller du bulbe.

Dans les featuring, un des plus fameux reste Tumor Circus -S/T- (Alternative Tentacles - 1991) avec les givrés de Steel Pole Bath Tube. Il ne faut pas se fier au titre phare "Meathook of my rectum" parce que c'est loin d'être de la merde.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 09/05/2013 à 16:31:04

Fichtre, il est passé à la trappe celui-là à l'époque ! Un manque que je vais vite rattrapé.
Merci pour ton erratum "vieux". :)

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