Los Disidentes Del Sucio Motel - Arcane

Los Disidentes Del Sucio Motel - "Arcane"
chronique Los Disidentes Del Sucio Motel - Arcane

Est-ce que tu la sens ? 

Calme toi, je parle de l'odeur de fauve qui se dégage de cet album.

 

Tu la vois comme elle est grosse cette boule ?

Oui, cette boule d'amaranthe qui traverse la route dans un fracas des plus propres.

 

C'est poilu.

C'est masculin, les guitares grognent à la place des hommes.

 

C'est Los disidentes del sucio motel.

C'est le groupe français qui est venu s'installer une fois que le cirque de Kyuss a quitté la ville.

C'est le groupe français qui a fait cracher sa musique qui attire les vautours dans le désert lorsque les aigles du death metal sont partis pour rendre visite aux Reines de l'âge de pierre.

La boîte à musique du groupe ne s'est pas enrayée avec le sable du désert. 

 

Leur rock est lourd, chaud, gras et encore bien propre sur lui.

C'est en tout cas au début ce qu'on peut imaginer lorsque les alsaciens texan posent leurs attributs sur la table. 

 

Après de longues analyses leurs attributs ont de jolies ressemblances avec les groupes sus-nommés.

S'alternent alors les morceaux les plus lents avec ceux qui crachent un bousin plus énervé. 

Se désalterant de Tequila et de Whisky, le groupe profite de cet excellent régime pour sortir des riffs et des ambiances qui ne peuvent que ravir les adeptes de la secte stoner.

 

On a envie de se laisser pousser la moustache et de porter un chapeau de cow-boy.

Pourquoi ? Seul le pouvoir orchestral du groupe l'explique.

Constants, les Los disidentes del sucio motel rythment cet Arcane d'une main de maître, comme si Karajan s'était réincarné en Billy the kid et avait troqué sa baguette de chef pour un revolver à 6 coups sans perdre ses capacités de chef d'orchestre.

 

Stoner ? Certes.

Rock ? Quasiment

Doom ? Presque

Pas rythmiquement, mais pas assez lourd ou déjà trop lourd et lent pour se prendre l'étiquette exclusive de stoner, ce désert rock a de rares relents d'autres courants.

 

Les Black Sabbath salueraient là une sorte de créature bâtarde née d'une tournante consentie dans les coulisses d'un concert trop arrosé.

C'est beau, c'est lent, parfois rapide, c'est riche tout en sachant aller à l'esentiel, bref, c'est presque vicieux mais classe. Un état d'esprit. Une mentalité : un peu comme pour les gens qui mangent du jambon parce que c'est une viande maigre mais qui se délectent de bouffer la couenne.

photo de Tookie
le 21/08/2013

1 COMMENTAIRE

daminoux

daminoux le 21/08/2013 à 19:55:36

ça sent bon l'été cette album...

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