Minus The Bear - Infinity overhead

Minus The Bear - "Infinity overhead"
chronique Minus The Bear - Infinity overhead

Groupe américian, Minus the Bear en est à son sixième album studio, si je ne m'abuse, avec ce Infinity Overhead qui dévoile dix titres entre puissance et planerie stérile ("Diamond lightnin"g), forts, malgré cela, de belles mélodies passées à la moulinette d'un rock assez stylé, relevé en certaines occasions par des claviers guillerets "(Tosk"a).

 

Le disque en question est assez varié pour maintenir l'intérêt, que son amorce, avec les riffs bourrus de "Steel and blood", éveille vite, et oscille donc entre des penchant alertes et des compositions plus poppy, ceci sans trop se départir de son énergie ("Listing"). Discrédité par un côté démonstratif dans la voix, heureusement épars, il livre de bien beaux passages acoustiques et d'appréciables embardées rageuses, ennuie lorsqu'il opte pour un ton plaintif ("Heaven in a ghost town", plat), avant de mixer avec assez d'adresse douceur et rage sur "Empty party rooms".

 

L'écoute répétée semble nécessaire à appréhender pleinement l'opus, qu'on suivra facilement lors d'un "Zeros" au ton pop fin mais entrainant, ou d'un "Lonely gun" acidulé, pour une fin de parcours de bonne tenue, qu'un massif "Cold company" met à son tour en valeur en concluant sur une bonne note

 

Infinity overhead parait donc être de ces albums qui se livrent au fil des auditions et vous laissent sur la touche de façon temporaire, lassé par ses parties au premier abord mièvres, avant qu'on y revienne pour, au final, s'en enticher pour un petit temps. Sans dépendance au contenu, donc, mais avec un plaisir assez prononcé pour satisfaire l'auditeur persévérant.

photo de Refuse to keep silent
le 30/01/2013

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