Nevraska - I left work on my way home December 1st 1955

Chronique CD album (30:15)

chronique Nevraska - I left work on my way home December 1st 1955

Il y a dans ce monde des injustices dont Twitter, théâtre de débats sans fin dans notre monde moderne, ne s'est jamais emparé : les duos basse/batterie.
 

Ce couple, victime des guitaristes, chanteurs (-ses), ingés sons et parfois même des arrangements clavier / cordes, se retrouve injustement noyé, étouffé dans les productions rock.
La tentation est alors forte pour ce duo primordial à la création rock de faire bande à part.

D'ailleurs, c'est dingue ce que l'on peut faire avec une basse et une batterie ! Pour des profanes dans mon genre, qui seraient aussi doués avec un instrument s'ils n'avaient que des moignons, leur technique et inventivité est toujours bluffante.
I left work on my way home december 1st 1955, le deuxième album de Nevraska, en est un parfait exemple.

Sa durée de 30 minutes n'explique pas à elle seule la facilité avec laquelle ce disque s'écoute.
Une demi-heure, quand on s'emmerde c'est long. Pas là.
La fluidité de I left work on my way home december 1st 1955 se joue sur la qualité d'écriture de chaque morceau et sur la capacité de renouvellement qu'a le duo.
 

À l'instar de Grave Romance, sorti quatre ans plus tôt, le couple joue, certes, sur son aisance avec son instrument mais aussi avec des samplers et le micro afin d'enrichir un songwriting très malin.
Les savoyards alternent les passages intenses, noise instrumentalement ou vocalement, avec d'autres plus passages plus calmes, entre et au sein des titres et s'efforce constamment de casser le rythme dans cet album.

Et s'il y a bien quelque chose que savent gérer les bassistes et batteurs (-ses) c'est bien la question du rythme. Alors ce disque pète, il surprend, il entraîne l'auditeur avec, en prime, un chant percutant et de très nombreux samples bien choisis (et mis en musique).

Au-delà des sonorités empruntant à plusieurs genres et sous-genres, les deux compères parviennent à imprimer des mélodies et personnalisent chacun des morceaux.
Nevraska parvient à gagner en complexité dans l'écriture par rapport à Grave Romance sans pour autant se perdre : il sait à la fois demeurer direct tout en imposant de nombreuses écoutes pour profiter de toutes les subtilités de titres.

C'est dingue ce que l'on peut faire avec une basse et une batterie.

photo de Tookie
le 05/01/2021

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