Nightshade - The Beginning Of Eradication

Chronique CD album (28:02)

chronique Nightshade - The Beginning Of Eradication
Le Deathcore à l’américaine commence à envahir nos frontières depuis quelques temps ; certaines formations valent le détour, d’autres beaucoup moins… Heureusement avec « The Beginning Of Eradication » Nightshade s’en sort presque bien et nous livre un album plutôt pas mal à plusieurs niveaux, bien qu’il ait aussi son lots de maladresses…

Ce combo breton nous offre un Deathcore dans les règles de l’art (entièrement pompé outre-atlantique, il faut le dire), tout en y ajoutant une dimension assez groovy qui fait plaisir à entendre ! Nightshade bénéficie de bases rythmiques solides, assurées par un batteur dont on peut saluer la performance, avec des roulements et des blastbeats fort bien exécutés, ainsi qu'un groove plutôt remarquable, le tout avec une précision irréprochable (« Encephale Saturned ») ! Bien sûr, celui-ci ne relève pas non plus du génie mais on en attend vraiment pas plus de sa part.
Ajoutez à cela un jeu de gratte du même accabit, avec des passages lourds et gras façon As Blood Runs Black ou All Shall Perish, contrastés par d’autres parties relevant d’un metalcore plus mélodique à la As I Lay Dying, dont le titre « Tapeworms For Breakfast » est un bon exemple. Les guitares se voient même aidées dans leur rôle mélodique par un clavier sur l’intro « The Beginning Of Eradication » ou l’outro « Eden ». Personnellement je trouve que c’est du plus bel effet, cela permet d'alléger un peu le tout !
Le reste de la musique est dans la même veine, c'est-à-dire puissante et efficace, mais sans grande originalité non plus. La voix, par exemple, est de bonne facture aussi bien dans les growls profonds (presque vomissant par moment !) que dans les passages criards et écorchés. Le seul petit détail qui fait que le groupe frôle la caricature : les gruiks porcins gratuits et insistants sur la fin de « Crowning Of An Ugly Princess ». Ensuite, nous avons également droit aux traditionnels infrabasses en début de moshparts (je ne sais même pas si on peut encore les appeler comme ça…).

Pour conclure, je dirais que Nightashade n’est pas vraiment la révélation internationale de l’année, mais ce premier album est bien foutu et ne décevra pas les amateurs du genre. Ce combo breton est à suivre de prés, en espérant que le groove dont ils font preuve leur permettra de se détacher un peu du lot par la suite !
photo de Domain-of-death
le 28/03/2009

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