No Omega - No Omega

No Omega - "No Omega"
chronique No Omega - No Omega

Découvert en juin 2011, le groupe Suédois No Omega m’avait fait très forte impression en live, du fait d'une rage viscérale alliée à une musique bien crasseuse comme il faut. Vous savez, le genre des morceaux mid-tempo de Converge, par exemple, avec un chant écorché à vif, et un son qui ferait suinter les murs. Du bon quoi !! Cela va sans dire, après cette prestation j’ai voulu en savoir plus sur le groupe, et je me suis donc rué sur leur EP 5’.

 

Nous pouvons déjà remarquer l’artwork, et les paroles : on n’est pas dans le monde des bisounours là, mais plutôt chez « Désolation et Cie ». Et plusieurs choses frappent dès le départ : une prod percutante et un son dissonant à souhait (en gros, tout ce que j’aime). J’ai regretté un temps ce son poisseux qui m’avait caressé les tympans lors de notre première rencontre (c’est toujours différent la première fois, qu’il est dit…), mais on s’y fait très bien : cela ne change en rien à la rage et la haine qui se dégagent de leur musique, le coté nihiliste de la chose est toujours bien présent. Ce paysage de désolation est d’ailleurs accentué pas certaines accalmies, des genres de petites feintes qui vous font croire à un petit anticyclone, alors que l’ouragan Catherina pointe le bout de son cumulus pas trop loin derrière…

 

Mais même si l’ouragan amène son lot de chaos, le tout reste très bien maîtrisé, et surtout, digeste. Il est vrai qu’on est plus dans un registre mid-tempo, lourd et écrasant : c’est plutôt l’ambiance générale qui rend la chose chaotique et nihiliste que la musique en elle-même. Ça ne part pas à toute berzingue, au contraire, ça essaye plutôt d’imposer une atmosphère pesante, bien qu'envoutante. Néanmoins certains pourront délier leur langue en parlant du groupe : certes ça fait très deathwishien Inc. mais c’est bougrement bien fait quand même. Mais, je dois quand même avouer que leur musique prend toute son essence en live, et vous transporte dans leur monde empli de haine d’une aisance assez foudroyante.

 

Pour faire simple, les amateurs de musiques malsaines, friands d’Oathbreaker par exemple pourront y trouver leur compte. On peut également faire un petit rapprochement avec le groupe Italien The Secret, qui délivre certes une musique plus rapide et empreinte de Black Metal, mais chez qui on retrouve ce coté apocalyptique et nihiliste. Un bon EP pour un groupe sur qui il va falloir garder une oreille, assurément.

photo de JiBrest
le 19/09/2011

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