No one is innocent - No one is innocent

Chronique CD album

chronique No one is innocent - No one is innocent
Souvenez-vous, en 1994 les ricains avaient Les Rage Against The Machine, tandis que nous, nous avions No One is innocent (on a le groupe que le public mérite). Et à l'époque, No One remuait encore des litres de sueur (j'ai encore le souvenir de ce mémorable concert diffusé sur RTL - même pas honte :p - qui a tourné au minimum 1 fois par jours pendant 400 jours environ).

Musicalement, cet album n'est pas du metal à proprement parler, mais une espèce de fusion (ça tombe bien puisque vous voulez une ouverture à des styles un peu plus différents sur ce zine !), ou d'ethno-rock, à travers les paroles comme celles de "Another Land", traitant de l'épuration ethnique des Arméniens par les Turcs. D'ailleurs, tout au long de cet album, Kmar Gulbenkian (principal parolier du groupe) ne cessera de parler du rapport qu'entretiennent les médias avec la guerre, déjà commencée en Yougoslavie (d'autre part, cette guerre sera traitée dans l'album suivant avec la collaboration de Maurice G Dantec). Je vous accorde que certaines paroles sont plutôt louches, bizarres, et très pseudo métaphysiques.
Pour rester dans le registre ethnique, cet album voit l'apparition d'un instrument plutôt inhabituel dans la mouvance rock : un bérimbau sur "Another Land", morceau folklo-acoustique où Kmar nous montre à quel point un mauvais accent anglais peut avoir du charme, et plus légèrement sur "Génocide". Je vais finir ce paragraphe en commentant un peu plus le chant : vous l'aurez compris, je pense que Kmar a un anglais digne d'un étudiant en filiale technique n'ayant pas foutu grand chose de ses cours de langues et qui rédige en ce moment même cette chronique (je dis ça avant qu'un bien mal pensant me le colle en travers du groin ; travers, groin, kapito ?). Même si par moment son phrasé est enragé, ce n'est pas une grande épidémie, et ça reste plus grunge qu'autre chose ; mais on sent qu'il y va avec ses tripes.

Ce qu'il faut avant tout retenir de ce cd reste la qualité des musiciens : le bassiste d'abord, mêlant groove et mélancolie, rage et émotion. C'est sans doute le musicien le plus enthousiasment de la bande ! Et les gratteux ne sont pas en reste, jouant aussi avec l'effet wah-wah sortant quelques trop rares solos, mais trouvant toujours le riff juste pour la situation musicale. Alors certes ce n'est pas typiquement metal mais juste une putain de fusion rock-metal/rap (pour certain passages vocaux et la reprise des Beastie Boys) pop-ethno/folk.
photo de Sepulturastaman
le 14/12/2008

3 COMMENTAIRES

Tookie

Tookie le 14/12/2008 à 11:29:23

Rha la nostalgie dominicale fait ici son effet ! Un album qui aura marqué une scène, puis "la peau" qui aura tout simplement marqué ma vie (mes premiers pas "électriques" français) !!

hidjic

hidjic le 14/12/2008 à 11:41:30

"je dis ça avant qu'un bien mal pensant me le colle en travers du groin ; travers, groin, kapito ?". pff, t'es même pas drole, si je peu plu rien dire.
Sinon cet album est une perle que tous les p'tis jeunes doivent ecouter pour comprendre les influences des groupes actuels

sepulturastaman

sepulturastaman le 14/12/2008 à 15:41:46

Comment ça je suis pas drole je te mets cote à cote groin, travers, et vous ne comprenez pas mon humour de suidé ??
J'en profite pour lancer un appel si quelqu'un à de numériser en bonne qualité (genre minimum B+) je suis preneur d'une copie me contacter par mp. merci.

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