Pestpocken - No Love for a nation

Pestpocken - "No Love for a nation"
chronique Pestpocken - No Love for a nation

Je n'aime le folklore et surtout celui de mon coin d'origine à base de costumes ridicules et de flonflon à l'accordéon. Je n'aime pas l'accordéon (c'est nul).

Quel rapport avec Pestpocken ? me direz-vous.

Si vous avez déjà fait la connexion synaptique nécessaire, veuillez sauter quelques paragraphes... Dans le cas contraire, je poursuis mon propos.

Je n'aime pas le folklore mis à part celui du milieu keupon : la crête de couleur improbable dressée à la colle à bois, le blouson à clous, le pantalon tartan, les épingles à nourrice dans le nez et le chien qui pue. Ah non sauf le chien qui pue. Je n'aime pas les chiens (c'est nul).

Je n'y peux rien : pour certains c'est le costume de chevalier qui les fait triper depuis tout petit et bien moi, c'est celui de Punk (et celui du Viking mais c'est hors de propos). En effet, les reportages de Paris Match outre manche, c'était mieux avant.

Vous avez du mal suivre mon bavardage quelque peu décousu ?

Okay, d'abord buvez cul sec cinq Maximator à 11,6°. Hop, un petit effort, c'est juste la première qui passe mal... Voilà tout s'éclaire maintenant :

 

FOLKLORE + PUNK= PESTPOCKEN

 

Après cette introduction, un peu vaine dirons certains, je passe rapidement sur la bibliographie du groupe.

Ils sont originaires d'Allemagne, se sont formés en 1997 et ont pour principales influence l'anarcho-punk germanique et le Punk UK 82 popularisé par The Exploited. Si cela ne vous suffit pas, le net a été inventé pour les fainéants incultes...

No love for a nation est une co-production de moult labels et qui possède un son convenant parfaitement à ce style musical : ni trop sale, ni trop propre. On est loin de la production pleine de testostérone de certains groupes qui mettent une louche de Metal dans leur verre de Punk.

Mais les compos... Alors là, on se trouve dans le dessus du panier de la crème, the upper crust comme disent les Anglais, voir le nez du saumon pour nos amis belges de Flandre.

Énergiques, mélodiques et pleines de chœurs importés de la fête de la bière de Munich. C'est court, et rentre dedans. Nul besoin d'avoir fait le conservatoire pour piger le truc : c'est du Punk à l'ancienne.

 

Pas de néo-bidule, pas de post-machin surtout pas de chaoticmathmébourses ici. Juste le respect des bonnes vieilles traditions simplistes et, bien sûr, revendicatrices.

Nos voisins allemands dézinguent en effet les gouvernements dans leur ensemble ("Blackwater"), les nostalgiques du bras levé ("Our town") et la scène RAC ("Zero tolerance"), l'omniprésence des médias ("Fern(seh)gesteurt"), les brutalités policières ("In flammen") etc... vous voyez le tableau ?

L'aspect le plus original du groupe vient de son chant mixte. Deux voix parfaitement complémentaires et toujours bien haineuses. Le chant féminin, et son homologue masculin, insufflent ainsi un supplément de patate aux morceaux, parfois en Anglais ou dans la langue de Goethe. L'allemand étant par essence une langue qui égratigne l'oreille de nous autres latins, les morceaux privilégiant le germain sont logiquement les plus méchants.

La raïa a la bonne idée également de rajouter deux vidéos bonus.

 

Vous faites un élevage de rat dans votre salle de bain. Pour vous, faire la manche devrait être une situation stabilisée par un CDI. Vous dormez avec vos rangeos. Vous voulez écouter du Punk et pas un machin à mèche, moitié plaintif, moitié pénible et moitié rebelle des bacs à sable...

Bin commandez-moi ça fissa, sur Mass Prod.

 

PS: Cette chro est dédicacée à el gep.


 

photo de Crom-Cruach
le 11/02/2013

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