Poison Idea - Confuse & Conquer

Poison Idea - "Confuse & Conquer"
chronique Poison Idea - Confuse & Conquer

Poison Idea est ou n'est plus, est mort ou vivant. Les fans s'y perdent un peu mais Jerry A s'en cogne.

Alors qu'un des premiers guitaristes du gang, Eric « The Vegetable » Olsen était invoqué pour jouer sur Confuse & Conquer et que le groupe n'avait pas fait parler de lui depuis presque dix ans, il annonça, il y a peu, un hiatus de durée indéterminée.

Sacré « plan » de « carrière » à l'image du groupe.

Passons.

 

Car c'est avec une joie sans retenue que j'accueillis la sortie de cet album. Pas de surprise, on reconnaît en une seconde, le style nervous breakdown des poisons de Portland. Filant comme le Motörhead de la grande époque, la première compo de la plaque sent le Punk HxC jusqu'à l'os. Un peu comme sur We Must Burn. Ainsi, des solos thrashy ponctuent les morceaux pour la joie des petits et des cons. Une plage comme "Cold Black Afternoon" pourrait alors fédérer les publics et les genres par son urgence décérébrée. Et si le solo du morceau n'est pas Punk Metal à toc, je mange mes rangeos avec du vinaigre balsamique.

 

Ils nous ressortent aussi le piano en intro de" Psychic Wedlock" histoire de faire dire aux ignorants que le morceau tente l'expérimentation.

"Hypnotic" rappelle également les rares moments de déconnade du groupe : pas indispensable mais amusant pour peu que vous ayez trois grammes. A moins, c'est pas folichon, toutefois.

"Trip Wire" entonne des « oh oh oh » à la Californienne, un détour que prend également le morceau "The Rhythm's of Insanity" en son centre. Le pire c'est que, malgré le côté casse gueule, ça tient la route.

"Dead Cowboy" est un véritable craquage de slip par contre. Un espèce de balade western menaçante et surprenante, sentant le mescal et la vieille sueur rance. Ennio Morricone complément pété s'invite dans vos esgourdes, vomissant sur vos santiags. Pas de  rapport avec le reste et surtout pas avec "Beautiful Disaster" qui envoie les boulets plus sûrement qu'une pièce d'artillerie névrobalistique.

Aucune cohérence d'ensemble n'émerge donc de cet album plutôt brouillon mais c'est Poison Idea. C'est Punk donc.

 

Nous voilà confus et conquis.

Pas un chef d’œuvre, juste un solide moellon dans l'escarcelle de Southern Lord.

Un de plus dirai-je.

photo de Crom-Cruach
le 09/07/2015

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