Pure Obsessions & Red Nights - The Ogre inside - Act I

Chronique CD album (51:18)

chronique Pure Obsessions & Red Nights - The Ogre inside - Act I

Ainsi donc les algorithmes auront raison de nous. Pure Obsessions & Red Nights, combo lyonnais en route depuis près de 20 ans, a du revoir son Porn sujet trop peu estimable dans cette décennie pour vivre aux travers des réseaux sociaux. Et non, ils ne l'ont pas – bien cherché – c'est juste que si les défenseurs du « c'était mieux avant » sont vite taxés de toutes les tares, les bien-pensants ont décidés de ne rien laisser passer y compris au niveau d'un nom de groupe. L'artiste de l'oeuvre, tout ça, quoi.

Ceci dit, c'est un bon moyen de découvrir l'univers du groupe, fortiche en remix et en déclinaison d'EP. The Ogre Inside est leur troisième album, il sort en 2017, on en parle en 2021. Leur actu est brûlante / Nous sommes à la bourre / Mais SURTOUT, un bon disque, c'est comme un bon bouquin, ça vieillit toujours bien.

 

Pure Obsessions & Red Nights, ben oui, est la grande affaire de Philippe Deschemin, psychologue, sociologue, philosophe, éditeur, il convient de croire que le vide n'est pas son truc. Le vide du trop plein de rien surtout comme il peut le dépeindre dans Cotoyen, livre paru en 2014, quelque part entre Archimondain Jolipunk de Camille de Toledo et No Logo de Naomi Klein. Des livres constats sur la perte de sens commun, dont nous sommes les tristes héros par personnages interposés trop occupés par leurs propres personnes et leurs consommations dévorantes.

 

Avec PORN, Philippe Deschemin livre une autre interprétation de ces constats. Baignant dans l'univers de Nine Inch Nails ou des allemands de Das Ich, particulièrement du côté du compositeur Bruno Kramm, dont l'engagement politique entre en lutte contre ce que dénonce les oeuvres précitées ; la musique de Porn devient vite obsessionnelle.

 

Bien sûr, on retrouve ces accents à la Marilyn Manson, au sens propre du terme le – unnecessary – dans la bouche de Deschemin ou du Père Brian, sont saisissants. Et comme chez MM, Aleister Crowley est convié, samplé à bon escient.

Obsessionnel, je vous disais.

 

Musicalement, les guitares sont à leurs affaires, mais on retiens surtout les ambiances électroniques, gothiques, sensuelles parfois. Un peu dans ce que fait Trent Reznor depuis qu'il fricote avec Atticus Ross. The Ogre Inside dégage cette notion du beau, tellement subjective.

 

The Ogre Inside, renommé l'Acte I fait parti d'une trilogie dédié à Mr Slaughter, un serial killer fictif. Les The darkest of Human nature – Act II et No monster's in God's eyes – Act III, si réussis soient-ils ne dégagent pas la même obsession à vouloir y revenir.

photo de Eric D-Toorop
le 22/09/2021

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