Putiferio - Lov lov lov

Putiferio - "Lov lov lov"
chronique Putiferio - Lov lov lov

Les italiens de Putiferio nous proposent un deuxième album après Ate ate ate sorti en 2008, qui a eu de bons échos, mais que je dois avouer ne pas connaitre. La pochette me mettant l'eau à la bouche (le digipack est magnifique), c'est avec excitation que je met le cd dans ma platine.

 

Larsens. Batterie. Puis ça démarre : Putiferio annonce la couleur, ce disque sera noise ou ne le sera pas. Ça s'excite dans tous les sens sur ce "void void void", les grattes ne sont pas sur-saturées mais envoient vraiment bien, la voix scandée/criée est plutôt barrée et colle parfaitement au côté "déjanté" de ce début de disque. Les expérimentations ne tardent pas à arriver en milieu de piste, calmant un peu le tout, pour repartir de plus belle sur un final très jouissif. Que ça démarre bien ! Et la suite est du même accabit.

 

Cet album est très varié, entre noise, rock, délires sonores en tout genre et ajout d'un poil d'électro, et s'appréhende difficilement à la première écoute. Par contre, au bout de plusieurs lectures, à en faire fumer la chaine hi-fi, difficile de ne pas adorer ce Lov Lov Lov. Mais il vous faudra un sacré moment avant de bien comprendre chaque titre, d'ailleurs il m'a fallu un bon bout de temps avant de me lancer dans l'écriture de cette chronique, tant je ne savais pas par quoi commencer.

La batterie s'impose en saccadant régulièrement ses rythmes, mais les 2 guitares sont loin d'être en reste, jouant rarement la même chose, il n'y a que la basse qu'on ne remarque pas forcément. La voix de Panda (si si, c'est bien son pseudo) est hyper variée et permet des envolées complètement délirantes aussi bien qu'énervées. Il me fait même penser à Bruce Lamont (Yakuza) sur "loss loss loss", en plein milieu, lorsqu'il se met à parler sur un effet electro.

Les Putiferio brassent vraiment les genres, malgré une dominance d'excitation, on part même dans un délire post-rock (la fin d' "Hopileptic!"), avant d'enchainer sur un tubesque "Can't Stop The Dance, You Chicken!" où la batterie punk à souhait a (encore) la part belle.

 

Malgré la complexité de l'album, certains passages résonnent en tête à longueur de journée, je pense notamment à des riffs de "Now The Knife Is My Shrink" que je siffle en ce moment même. Il manque peut-être quelques moments de réel énervement à en prendre plein la figure, mais sincèrement, ce disque est déjà tellement touffu et bordélique à la fois qu'on ne peut pas trop en demander. Et puis, la fin de "My Pitch Black Heart" est vraiment jouissive, avec ces riffs rentre-dedans après un plan répétitif qui aura bien fait monter la sauce.

 

Excellent album des italiens de Putiferio donc, un de mes must-have de l'année, sans aucun doute. De la noise sans concessions, excentrique et rock n'roll, avec un côté étrangement joyeux malgré la difficulté d'appéhension initiale. A écouter absolument !

photo de Pidji
le 12/12/2012

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