Repression Attack - Altar of Destruction

Chronique mp3

chronique Repression Attack - Altar of Destruction

Sept ans d'existence, seulement deux productions audibles, dont un split en K7, un premier concert donné dans le garage de Gleb, le batteur : pas de doute, avec Repression Attack nous touchons l'underground de l’orteil.

Né en tant que groupe de Käng/D-Beat à Ryazan (Russie), Repression Attack fit rapidement évolué sa musique, suite à son split avec Pan Zlobek, en la métallisant fortement.

Avec des influences comme les Japonais d'Effigy ou les Américains de Hellshock, on sait alors, à peu près, dans quelle gadoue, on va patauger allègrement.

 

Mais pour le coup, l'ouverture de l'album désarçonne quelque peu son bourrin, en l’occurrence moi.

En effet, on croit faire face, un instant, à un gros groupe de HxC Est Coast avec un son un poil crachou. Le chant féminin se greffe sur les riffs lourds et groovy, son homologue masculin lui répond sans tarder. On se rend compte alors rapidement, avec un premier break, que la musique de Repression Attack sera plus complexe que prévue.

Variant les rythmes, posant même son solo, emballant la machine ou la ralentissant pour des passages quasi mosh, Altar of Destruction est un amuse gueule pas franchement marrant. La puissance de ces riffs basiques nous secoue vraiment le cocotier dès le second titre et là on pige également, vite fait, pourquoi les Russes se réclament plus ou moins de la scène Crust oldschool. Léger écho sur les vocaux, cymbales brutalisées, simplicité, férocité, crédibilité... sourire affiché. L'emploi du russe fait ici beaucoup pour la méchanceté gutturale de la galette en général et en particulier.

Avec "New Era", il n'y a plus de compromis possible (si jamais subsistait un doute) tellement l'impact du combo est brutal. On pense notamment à Misery en plus instinctif, jeunesse oblige. Le chant mixte, construit comme une partie de billard à la grenade, parfume l'atmosphère du son de coups de bottes cloutés dans une tête de flic non protégé. Les chevelus pourront secouer la leur, de tête, tel l'âne qui dit non (ou oui), avec ce parfum thrash des premières heures, celui d'avant la mode, quand Araya venait de laisser tomber l'inhalothérapie.

Killing is their business and their business is good.

 

Le chant pourrait même se teinter d'accent Black pour les moins lumineux d'entre vous car Yulia possède un organe, au moins, particulièrement velu. Pour les autres, le doute est permis. Okay le côté technique passe à la trappe, surtout sur certains enchaînements un poil balourd. Ainsi, sur "Dead Silence", ça pique un peu le tympan mais le morceau est rattrapé par un passage ambiancé en guise de conclusion.

 

Tellement bourré de qualité que l'on oublie ses menus défauts, Altar Of Destruction démontre avec brio, que même sans un kopek en poche, on peut terrasser son auditoire.

Ps : Chroniquer un groupe russe et ne pas pondre une ligne sur Poutine... je vieillis.

photo de Crom-Cruach
le 18/06/2014

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 18/06/2014 à 12:32:13

En effet, pas de Poutinerie pour un groupe s'appelant Repression Attack... Ça sent la cure de sudoku-verveine-menthe Cromy !

Crom

Crom le 18/06/2014 à 17:52:20

Elle vient de se terminer : une demi journée, c''était super long.

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