Rotting Out - Ronin

Chronique CD album

chronique Rotting Out - Ronin

Rotting Out qui revient 5 ans après son dernier EP et sept ans après son dernier long effort !! Bigre en voilà de la bonne nouvelle sous la roulette.

Quoi de neuf depuis alors ? Pas grand-chose en réalité et c'est tant mieux.

Car là, on est remonté comme des coucous suisses, nerveux comme des belettes sous PCP et irascibles comme des rhinocéros carnivores.

 

Pas vous ? Moi si.

 

Le son a subi un poil de changement en mettant plus en avant le chant très très énervé en mode diable de Tasmanie sautant partout dans votre 13m² à cause du confinement. Les glapissements du frontman confèrent alors une urgence keuponne absolue à l'ensemble et une hargne parfaitement communicative.

Au début, ça déplaira à certains amateurs des prod précédentes du gang mais finalement, ils vont devoir se ranger de mon côté.

Ou mourir. C'est comme ça.

La plaque commence en mode très oldschool avec une basse cinglante, des breaks ciselés et des chœurs moins bourrins qu'à l’accoutumée. Et puis le mojo typique du groupe vous saisit par la nuque pour la faire se balancer d'avant en arrière.

Le riffing dégraissé du superflu, les sing alongs qui massent (Fuck You and Fuck Your friends too, etc...), tout ici n'a qu'un seul but : la précision et la concision. La bonne humeur aussi.

 

Toute est une question de sensibilité mais Ronin met le sourire, aussi.

 

A partir de "Reaper" et son break de mosher fou, grosso merdouillo, vous ne vous poserez plus la question sur le bien fondé de faire du HxC oldschool, de nos jours. Coller autant de breaks en aussi peu de temps, tout en restant sexy, pas des tonnes de combos de la scène y arrivent.

Balançant charge sur charge, "Prisoner" se pose en grand 8, gavé de surprises et sec comme un coup de trique. Et toujours le chant hargneux relance la machine comme si les mecs avaient prévu l’affaissement de votre masse musculaire suite au confinement.

Car, au rayon des gros poutrages, qui demeure toujours ouvert lui, on trouve aussi, "Unforgiven" qui n'a aucun rapport avec un groupe de millionnaires. Le titre respire, ainsi, le Suicidôl, avec son groove infectieux parfait. "Visceral" et son intro à la basse plombée renforce le côté Mike Muir première génération, quand il ne voulait pas rejoindre l'armée.

 

Au final, les dix titres de Ronin vous transformeront en yakuza prêt à vous faire seppuku pour une autre rasade, non pas de nihonshu, mais bien de HxC américain.

photo de Crom-Cruach
le 04/05/2020

2 COMMENTAIRES

Freaks

Freaks le 04/05/2020 à 19:00:08

De très bonne facture... et tellement hargneux ses p'tits cris d'belettes ;)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 09/05/2020 à 11:46:41

La niak !

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