Salo - From Melmac with Hate

Chronique Vinyle 12" (37:39)

chronique Salo - From Melmac with Hate

Petite bourgade balnéaire située à l'orée du Lac de Garde au nord de l'Italie, Salo n'a pas toujours eu sa bonhomie paisible pour touristes cinquantenaires.

La faute tragique à un certain Benito (Mussolini) qui de Gavardo à Roé Volciano en fit sa petite République Sociale Italienne de 1943 à 1945...

Les bouts d'Histoire créent les narratifs dont les quidams ne parviennent que trop rarement à s'extirper. De Umberto Bossi à Matteo Salvini, la repasse des plats aigres est sévère.

Heureusement, il reste les criques du bord de lac, où l'on peut continuer à vivre à poil en été.

Avec leur dégaine de résistants, le trio lyonnais assure, à sa manière, une bande-son estivale de bon aloi.

 

Salo annonce des nuits sans sommeil, des regards vitreux, quelques bières renversées et des cendriers bien remplis. Une stature de contrebande, fréquentant les caves plus souvent que les parasols et pourtant From Melmac with Hate déborde d'amour libre, soixante-huitard dans l'âme probablement. Le chewing-gum mâché en bonus.

Car oui, cela sonne très ricain avec des résonnances chez Bikini Kill ou Black Flag. Dans leur looks-like, ils annoncent Thee O Sees (oui) ou The Fall (ben non) pour donner une envergure bien inutile.

 

From Melmac with Hate se laisse découvrir à mesure des écoutes et même titre après titre. Un premier binôme peu convaincant pourrait vous laisser dans votre ennui du jour.

Comme un pied de nez à ma petite intro, c'est « Algeria » qui va vous faire entrer dans leur monde tout en riffs.

Pour le coup, un titre sérieux et incisif.

 

Le tour du propriétaire nous fait revenir sur ce duo de voix rageur à plus d'une reprise, sur quelques structures alambiquées (Thee O Sees et Josh Scogin, le temps d'un '68). Que Salo croise le fer avec Thurston Moore est tout, sauf une surprise.

Passé les tics inutiles et les plans too much, « Fakir » dispensable tout comme « Guillotine » ; on a affaire à un bon petit disque pour les pogos sous le soleil.

 

Comme de coutume, le terminus « Raptors cult » annonce une belle suite.

 

photo de Eric D-Toorop
le 14/06/2022

2 COMMENTAIRES

Le Verdier

Le Verdier le 14/06/2022 à 15:58:52

Un peu dur comme chronique je trouve, d'autant que "Guillotine" est un très bon titre à mes oreilles !
Toujours aussi cool de voir des petits  groupes indés se faire chroniquer ici ceci dit 👍

el gep

el gep le 15/06/2022 à 08:49:20

Un peu salo le chroniqueur, oui.
Mouahahahah!

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