Sepulchral Curse - Abhorrent Dimensions

Chronique CD album (36:46)

chronique Sepulchral Curse - Abhorrent Dimensions

Avec leurs dix ans au compteur, les Finlandais de Sepulchral Curse ne sont pas là pour amuser les fans du Metal Comedy Club.

Alors, comme j’avais déjà particulièrement apprécié leur précédent skeud sorti en 2020, je me suis colter avec ce Abhorrent Dimensions.

 

Et bim, d’entrée ce fut la grosse tartouille, la mornifle, le bouquet de phalanges.

Car les gars étalent toutes les subtilités de l’art de la grosse bagarre Death Metal.

 

Subtilités ?

 

Je vous vois sourire derrière votre écran. Vous avez un bout de la salade entre les dents.

Et bien, j’ose employer ce terme pour parler de ce Death Oldschool d’une terrifiante efficacité.

 

En effet, c’est un fracassant boulot rythmique qui nous accueille sur le fabuleux "Onwards The Legion". On se prend également un gros mur de guitare faites de puissance et de discordance plus que de dissonances, au sens géologique du terme. Un amas de couches montées sur des couches anciennes qui ne leur sont pas parallèles.

En effet, les Finlandais jouent du ODSM de façon un poil atypique.

 

Alors, les breaks nous surprennent, même si on se dit que la Révolution sera pour demain mais pas ici.

En exemple flagrant de cette alchimie tenant sur un fil, je citerai le morceau "Stagnant Waters." La compo est construite de superpositions qui laissent la basse et la batterie montrer les biscottos, avec des guitares possédant un côté bien grinçant.

Ce dernier aspect enlève une partie de la mélodie présente sur d'autres plages, tout en la rattrapant in extremis sur un court solo inspiré et des leads aériens sur la fin du morceau.

 

La rivière souterraine, à l’onde féroce qui anime tout l’album, est pourtant conservée ici.

Le pouvoir évocateur du Black Metal se pare ainsi du despotisme absolu du Death oldskull.

 

Car Abhorrent Dimensions est nappé d’un groove tellurique titanesque, sentant l'humus, le feu sacrificiel et la violence.

Comme une énième preuve dogmatique, le titre éponyme commence alors par une intro doomy écrasante et sans pitié. Le lent "Graveyard Launterns" utilise la même astuce avant d'enchainer sur un étonnant break liquide décalé et une montée blasphématrice où toutes les abominations marine de l'ermite de Providence prennent corps.

Ainsi, la prod aux petits moignons ne jouent pas sur la surenchère, nous permettant en permanence de comprendre tout ce qui se passe dans nos oreilles.

Cerise sur le grumeau, le chant se fait d’une malveillance totale soutenu par des choeurs de sauvageons, comme pour nous rappeler sans cesse quel genre on écoute là.

Avec ses 36 minutes de durée parfaite, le skeud se focalise sur le principal : la castagne.

 

Démontrant une efficacité stupéfiante sans faire un concours pénible du nombre de notes, Abhorrent Dimensions est un bouillonnement dévastateur, permanent, et sans artifice.

photo de Crom-Cruach
le 03/04/2024

5 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 03/04/2024 à 10:24:29

Vu la note et l'oxymore "Modern Old School", faut que j'écoute !!!!

cglaume

cglaume le 03/04/2024 à 18:36:06

Je suis Étonnement : c'est plein de mélodies et de décélérations ! C'est pas trop épico-roudoudou pour toi ? Il y aurait donc un petit cœur derrière cette double rangée de crocs ? 🤣🤣

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 03/04/2024 à 22:00:20

Tu righoules ? Ça bastonne sans discontinuer.

cglaume

cglaume le 03/04/2024 à 22:16:02

J'ai écouté les deux premiers morceaux. Et un fan de Grind trouverait clairement ça trop mignon pour lui...

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 04/04/2024 à 18:54:04

Le Grindeux est très ouvert d'esprit contrairement à ce que le sens commun laisse supposer.

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