Sepulchral Curse - Only Ashes Remain

Chronique CD album

chronique Sepulchral Curse - Only Ashes Remain

Nani nana la Finlande, tout ça blabli blabla.

Que c’est d’un pééééééééénible de lire la bio d’un groupe inconnu et de ses origines dont on se fout un peu quand même.

Non ?

Ben si car au final, dans le monde super tolérant du Metal, seule compte la musique. Le message, les idéaux, tout ça c’est bon pour un artiste de variet’ en mode CoviD.

En plus, avec les nouveaux mode de conso actuelle de la musique (« J’mets ma playlist tu waaaas et Dix Heures me balance plein de trucs qwaaaa !!!! »), vous avez une chance sur deux de tomber sur un glandu qui ne se rappelle ni du nom du groupe ni du nom de l’album qu’il vous conseille.

Donc on rentre direct dans le bouzin. La pochette n’est pas faite pour draguer la fille de votre voisine à peine nubile, vieux dégueulasse va ! Un coup d’œil sur la label vous dira, aussi que, si la gamine est trop jeune, Only Ahes Remains n’est pas fait non plus pour emballer sa milf de daronne.

Car ici, tout est méticuleusement fait pour plaire aux vieux odlschool comme aux jeunes Deatheux en mal d’aventures, et vice versa.

Le côté épique de l’entreprise ne vous échappera ainsi pas. Une ambiance de combat, quoi.

Reprenons dans l’ordre alors.

Le chant barbare à souhait, en mode auroch en rut, renvoie effectivement à un passé meurtrier, fait de boucher charcutier. De temps en temps, ces vocaux, un peu linéaires certes, s’agrémentent de fulgurances hurlées du plus bel effet ("Swarming Blackness") qui feront tirer l’exercice vers le Punk-HxC plus que vers le BM. Si le Black saupoudre le tout de cendres, c’est le bien Death qui domine, pourtant, ici du haut de sa barbaque faisandée. Le riffing se fait ainsi massif, rapide, à l’ancienne, mais se pare de discrètes dissonances et d’un soupçon d’avant-garde dans ses mélodies, pour apparaître créatif et passionnant, tout en restant abordable.

Les lignes de basse apporte aussi beaucoup dans l’atmosphère inquiétante de la plaque. Brrrrrrrrr !

Les morceaux sont longs, oui mais leur férocité (le tempo est assez élevé, la majeure partie du temps) nous tient en haleine. Et puis nous cueillant de façon impromptue, un solo heavy se glisse aussi en loucedé. "Eyes Inside" brise aussi la dynamique de l’album avec de la lourdeur doomy qui va peu à peu monter en pression pour passer par un mid tempo vicelard et aboutir sur un rythme sanguinaire et des circonvolutions reptiliennes : ouah les gars n’en jetez plus, on a pigé que vous n’avez pas fait la réouverture d’Euro Disney pour les cakos voulant voir la queue de Mickey.

 

D’un premier abord, Sepulchral Curse ne surprend pas trop. Il faut se concentrer un minimum pour en percevoir les multiples charmes et y revenir souvent pour se dire que décidément, la Finlande, tout ça blabli blabla.

photo de Crom-Cruach
le 10/09/2020

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