Six Days After - Therapy

Six Days After - "Therapy"
chronique Six Days After - Therapy

C'est un peu une "mode à la con". T'as déjà "le swag Coreandco" quand tu t'appelles d'un nom commun du Petit Robert style Anorak, Cheveu, Pneu etc. 

Il y en a une autre qui fut lancée par Ten years after : celle avec une notion du temps. Et mine de rien nous en avons de dignes héritiers patronymiques sur le site : 7 weeks, 65daysofstatic, 7 days before... Et maintenant Six days after.
 
Comme le groupe est encore tout jeune, et n'a pas encore eu l'occasion de sortir des frontières de sa région natale du NPDC ("Therapy" étant son premier ep), une petite présentation s'impose.
Si les lignes biographiques ne cachent en général que des poncifs, du genre : "chaque membre apporte sa personnalité et ses influences aux morceaux" alors que les mecs ont quand même des cds en commun à la maison,  il faut avouer que cette fois-ci la phrase est plutôt pertinente.
Le ressenti musical est clair : il y a un peu de tout dans Six days after.
 
Sur ces 5 titres on ressent surtout la volonté de faire un rock/métal très énergique, et surtout très américain. Le son ne trompe pas c'est pro(-pre). On balance beaucoup sur le chant et les guitares, après avoir mis une basse bien gonflée. 
Il faut toute la force de frappe sèche du batteur pour qu'elle nous parvienne aux tympans.
Les paroles en anglais, sont chantées avec un accent parfois un peu surfait (forte accentuation sur les syllabes aigues, les "R" très roulés) mais c'est tout de même plus agréable qu'un phrasé franchouillard.
Le chant ne se limite pas à un chant clair mélodique puisqu'une deuxième voix plus screamo, plus hurlante vient parfois se superposer ou relayer la première.
 
Ce ressort vocal accentue souvent les changements de rythme et même si l'écriture est assez souvent prévisible, elle n'en est pas moins agréable : on retrouve des arpèges assez mélancoliques dans la tradition émocore US.
Toujours survitaminées, les pistes s'enchaînent sur des mélodies bien trouvées et efficaces. Un peu ballotés entre le rock et le métal simple et direct, on ne s'ennuie pas puisqu'on retrouve des traces d'émo, de punk, hardcore mais le tout à une sauce très moderne et américanisée.
 
17 minutes c'est un peu court pour juger de l'efficacité de la recette, la longueur d'un prochain LP sera déterminante. En attendant, pour un 5 titres qui se penche sur l'enfance et le difficile passage vers l'âge adulte, ses créateurs font preuve d'une maturité plutôt remarquable pour une première sortie.
photo de Tookie
le 06/08/2012

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