Stanley Kubi - The Winter Can Be Fantastically Cruel

Stanley Kubi - "The Winter Can Be Fantastically Cruel"
chronique Stanley Kubi - The Winter Can Be Fantastically Cruel

Bien qu'on l'ait découvert sur le tard – après le split définitif du groupe, snif –, la singulière excellence du premier et unique album de Stanley Kubi (Music By. Tendez l'oreille: votre platine vous le réclame…) ne nous laissait pas le choix: il allait falloir partir à rebrousse-temps découvrir les enregistrements passés de ces joyeux pochtrons cinéphiles.

 

Première – et malheureusement déjà avant-dernière – étape de ce périple archéo-discographique, l’EP The winter can be fantastically cruel nous emmène dans les neiges spectrales de l’Overlook, où Stanley Kubrick a choisi de se réapproprier le Shining de Stephen King. M’enfin le contexte cinématographique n’a pas tant d’impact que ça sur la musique, vu la forte personnalité des zoziaux dont il est ici question: le « Barry Lyndon » servant de toile de fond à Music By n’avait pas converti nos parisiens au clavecin, et « Shining » n’est pas plus une occasion pour eux de s'adonner au funeral doom neigeux, ni au Blashyrkh frostbitten black metal. Stanley Kubi s’en tient à son delirium tremens rock/punk veiné de couleurs diverses évoquant tantôt les fêtes foraines de l’est (« Five Months Of Peace Is Just What I Want »), tantôt le western rock (le début de « A momentary loss of muscular coordination » et son indien de service) – bref un cocktail improbable d’Europe orientale et d’USA qu’incarne à merveille cette mandoline (?) dont les sonorités, entre balalaïka et banjo, s'unissent à la saturation des guitares pour survolter les compos du groupe.

 

Autre élément indissociable de l’empreinte musicale Kubique, le chant halluciné de Mac sert à merveille l’histoire développée sur ces 4 titres, la démence croissante et la nature d’éponge éthylique de Jack Nicholson y trouvant une incarnation vocale parfaite. Petites différences notables avec Music By cependant: point de cuivres pour ensoleiller la musique du Stan' (en même temps, gardons à l'esprit qu’il est ici question d’hiver et de sombres forfaits…), et – fait moins purement objectif, mais néanmoins sensible – le rendu se trouve être moins foncièrement cinématographique, et plus « world punk » que sur l’album qui suivra. Quoique. Les inclusions de dialogues du film (notamment sur « Five Months Of Peace Is Just What I Want ») et cette relance quelque peu épique, façon road movie enlevé, à 1:24 sur « Tony ? », ne sont pas loin de me faire mentir. Et puis c’est vrai que les effets "fantômes & névrose délirante" de « That's a quite story» sont une concession claire à l’univers du film. Oui oui, c'est vrai… Oh et puis ça va hein!!!

 

Bon, tout ça ne durant même pas 10 minutes, on va arrêter là la logorrhée. Cet EP est indispensable à tout amoureux de Music By. On pourra le trouver un petit poil moins abouti, mais ce serait juste histoire de dire… Et d'expliquer cette note légèrement inférieure à celle attribuée à l’album. Bref, aucune raison valable de ne pas vous désinfecter les tympans avec ce Redrhum (jeu de mot déposé par le groupe…) fortement chargé en produits enivrants.

 

 

 

 

 

La chronique, version courteStanley Kubi nous livre sa version pochton’ punk délirante de « Shining », et c’est rien que du bonheur…

photo de Cglaume
le 18/05/2012

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