The Barons Of Tang - Knots And Tangles

The Barons Of Tang - "Knots And Tangles"
chronique The Barons Of Tang - Knots And Tangles

Le 1er vrai album des Barons of Tang, Into The Mouths Of Hungry Giants, est un opus fourmillant et joyeusement foutraque développant un esprit festif à ce point communicatif qu’on n’a pas envie d’arrêter la fiesta avec les dernières notes du dernier titre, « The Dogs of Rotterdam ». Mais ça vous le saviez déjà, puisqu’on vous le serinait en long en large et en travers lors de la parution de sa chronique, au mois de mai dernier. Heureuse « coïncidence », il se trouve que l’EP précédent, Knots and Tangles, traînait dans la pile de mes achats compulsifs non encore honorés d’écoutes suffisantes. En voilà donc un qui allait passer à la casserole chroniquatoire avant ses nombreux compagnons d’infortune, condamnés à prolonger leur apnée en milieu poussiéreux pour un moment encore.

 

Une simple écoute aura suffi à constater que la folle fanfare des Barons n’a pas mué de vilaine chenille baveuse en beau papillon espiègle entre les 2 opus précédemment cités. Cela fait donc quelques années que ces drôles de loustics pratiquent la bonne humeur musicale multi-facettes à l’aide de l’armada instrumental classique plus un accordéon, un saxo, une clarinette, une mandoline, un violon, un tuba, j’en passe et des moins fréquents. Et même si cette sortie plus courte sur pattes s’avère peut-être un petit brin moins solide que son petit frère discographique, elle offre à l’amateur de ce dernier de quoi se dilater joyeusement pupilles, rate et autres organes qui se décontractent quand ça va bien.

 

Bon alors oui, c’est vrai – d'ailleurs on vient tout juste de le suggérer: on placera Knots and Tangles un petit cran plus bas qu’Into The Mouths Of Hungry Giants sur le podium des badaboumeries musicales. Parce que sur 6 titres, les australiens arrivent à nous refiler 2 interludes pas forcément utiles – « The Symptom », minimaliste et semblant être interprété par des bruiteurs plutôt que par des musiciens, et « The Last Song », final TimBurtono-forain pas plus sexy que ça. Parce que là où les meilleurs titres du petit dernier étaient ceux où l’on retrouvait la gouaille de Julian derrière le micro, sur cet EP on n’entend quasiment jamais les barons barrir (à l’exception du titre « Even If You’re Missing… » sur lequel ça éructe en mode thrash/deathisant). Et enfin parce qu’on ne compte qu’un seul vrai gros hit sortant clairement du lot sur la tracklist, « Even If You’re Missing Fingers You Can Make A Fist », petit chef d’œuvre mêlant – entre autres – la fraîche espièglerie d’un orchestre klezmer avec les gros avant-bras poilus du metal.

 

Vu la teneur du paragraphe précédent, on pourrait donner l'impression trompeuse de dénigrer un peu cet opus... Mais non point, non point! Car les 3 autres vrais morceaux de l’EP ne déméritent nullement, que ce soit « The Of Of Of » et ses accès d’Emir Kusturicateries finissant par partir en live à la mode Mr Bungle / Sebkha-Chott, « St Vitus’ Dance » avec sa scie musicale et sa guitare bien présente ou encore « Villain [Stage Left] », morceau quasi-entièrement non metal servant de repère à un ska-ccordéon ainsi qu’à un superbe passage dub cuivré. Knots and Tangles est donc un excellent prolongement de Into The Mouths Of Hungry Giants  (et vice-versa!), et on conseillera à ceux qui avaient apprécié le 2e de ne pas faire l’économie d’acquérir cet EP aussi chamarré qu’attachant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Amateurs de fanfares brinquebalant gaiement, de mélanges métallico-machins-chouettes aussi exotiques qu'improbables, Knots and Tangles devrait vous séduire tout aussi sûrement qu'Into The Mouths Of Hungry Giants, son successeur.

photo de Cglaume
le 07/07/2014

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