Melvins le 31/10/2011, Le Glaz'Art, Paris (75)

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Ça y est. Le jour est enfin arrivé. Le Glaz’art et Kongfuzi nous offrent sur un plateau un concert mythique : The Melvins. "Melvins, comme la girafe dans Madagascar, Papa? ". "Non fiston ça c’est Melville. Plutôt Melvins comme dans Houdini, Melvins comme dans Stonerwitch. Melvins comme le bruit d'un ovni qui déchire tes oreilles en rentrant dans l'atmosphère».

Ca fait longtemps que je l’attend, ce moment. Depuis le Hellfest, où les Melvins nous avaient gratifiés d’un show exemplaire (souvenez-vous, Coreandco y était) il me tarde de les voir dans un environnement plus intimiste. Et bien c’est ce soir que ce moment va arriver sous mes oreilles ébahies. J'arrive un peu à la bourre, à savoir 19h pour un concert qui commence à 19h- mais il y a encore beaucoup de monde dehors et personne a l’intérieur. En fin limier que je suis, je résiste à cette pinte qui me tend les bras et préfère m’installer tout de suite à l’aise pour shooter tranquillement ce moment d’anthologie, avant que la foule ait envahit la salle. La scène est toujours la même depuis que les Melvins évoluent avec 2 batteurs depuis début 2006 : le fameux « effet mirroir », avec les 2 batteries au milieu qui se répondent (Dale Grover, droitier et Coady Willis, gaucher), guitare à gauche et basse à droite.
Commence l’attente du début du concert, et là les copains c’est pas gagné... c’est long, très long. Certes, quelques fans un peu avinés vont me divertir un peu, mais le service d’ordre s’applique à semer la confusion, visiblement peu au courant de ce qu’ils sont censés faire, tout en réalisant que ce soir ça risque d’être plus compliqué que d’habitude! Bref, la salle est pleine à craquer et tout le monde commence à en avoir ras la casquette, et il grand temps que le concert commence, après 1h45 d’attente!

La bande à Buzzo entre finalement en scène et commence par un « Lysol » à nous déchirer les tympans! Les 2 batteries se déchaînent et en quelques secondes c’est l’apocalypse: je me retrouve la tête dans la grosse caisse tellement c’est la guerre, tout le monde se met à slammer, la scène est tellement petite que les crowdsurfers retombent sur les batteries, les roadies sont un peu désemparés et la sécurité appelle des renforts pour essayer d’endiguer la marée humaine qui déferle sur scène. Coincé entre sa grosse caisse et son charley, j’ai le temps de voir que Dale Grover hallucine un peu de voir des gens lui tomber dessus, mais il semble se dire qu’en tapant plus fort ça arrangera les choses.
Allez allez on ne s’arrête pas et on enchaîne avec l’excellentissime Waterglass, morceau extraterrestre Melvinien par excellence. Le riff étrange et les pures partie de batteries sublimées par des refrains qui sonnent comme des chants militaires de bas étage, qu’est-ce que c’est bon! Le son est énorme est dévaste tout sur son passage et visiblement la setlist est faite pour monter une bonne mayonnaise d’entrée de jeu. Le jeu des 2 batteries qui se réponent est toujours aussi percutant et Buzzo hurle ses refrains tant qu’il peut dans sa désormais traditionnelle mais néanmoins jolie robe de chambre (reconnaissez que le peignoir du Big Lebowsky n’est pas à la hauteur).

Ce qui est incroyable avec les Melvins c’est qu’ils réussisent allier des musiques très diverses en un tout totalement bizarre mais cohérent –comme ce « Kicking machine » ou surtout « Amazon » qui combine des allures de Discharge, des riffs obèses et industriels que ne renieraient pas David Vincent (enfin je dis pas ça pour relancer la polémique sur le dernier album de Morbid Angel, hein), avec un chant qui sonne presque comme du Rob Zombie. Et il faut bien reconnaître que c’est en live que leurs morceaux prennent toute leur puissance.

La suite du concert nous offre les morceaux les plus typiques de Melvins à mon humble avis -plus lents et lourds, avec des batteries très syncopées ou Dale et Coady redoublent d’effort pour frapper comme des malades. Une bonnes basse qui ronfle et une guitare assez Pixies par moment, comme « Talking Horse » ou « It’s Shoved». Ces morceaux sont à se jeter sur les murs, et d’ailleurs ça ombe bien, c’est un peu ce qui se passe!

Bon je ne vous cache pas que pour les photos c’est mission hyper-dure (à défaut de mission impossible): avec la chaleur qu’il fait mes objectifs sont pleins de buée, et ça continue de secouer grave. Heureusement nos Melvins préférés nous accordent un petit break avec le légendaire Lizzy. Ce morceau, mais ce morceau, les copains !!! Je reste toujours aussi ébahi à chaque fois que je l’entends, ça reste à mon humble avis LE morceau le plus incroyable des Melvins. L’ambiance est à la fois calme et glauque, et après chaque écoute je me demande toujours quand un réalisateur fera enfin un film avec ce morceau en B.O., genre un road-movie dans le désert ou un truc dans ce style. Bref, cette petite pause kit-kat me permet juste de reprendre mon souffle et de réussir à passer de l’autre côté de la salle pour shooter un peu le Buzzo himself. Suivent quelques titres relativement rock comme « Billy Fish » ou « Electric Flower », au riff tournant et envoutant. Ces titres ne sont à mon avis ne sont pas leurs meilleurs, un peu trop classique à mon goût, mais j’ai comme l’impression que si j’organisais un vote dans la salle je me sentirai vite seul...

La trêve est de courte durée, car les Grand Anciens vont débarquer dans la salle. Les Grand Anciens, comme les appelait Lovecraft, vous vous souvenez ? Cthulhu, Hastur et leurs copains, ces créatures monstrueuses aux pas si lourds qu’ils font trembler la terre et glacent le sang à toute créature vivante qui les entend...Ce n’est pas pour rien qu’on décrit les Melvins comme les pères du sludge, c’est juste parce qu’ils ont quelques poignées de morceaux aussi lourds que les pas d’un Grand Ancien. « At the stake » en est l’exemple parfait: avec un riff malsain à faire passer Black Sabbath pour les Barbapapa, une voix qui fait sans doute se retourner Peter Steele dans sa tombe et une batterie qui se prend pour un éléphant dans un magasin de porcelaine. « Queen », « The Bit », « History Of Bad Men », « Ligature », tout autant de brûlots que les Melvins vont nous asséner jusqu’à mettre tout le monde à genoux, jusqu’à ce que les murs suent et les videurs soient vidés... En guise de final, Dale Grover nous sort in iPhone de sa grosse caisse, branché je ne sais où, et il l’utilise pour ajouter des effets psychédéliques à la musique que continuent de faire ses collègues afin de finir le concert dans une ambiance de décollage de long-courrier.


Setlist :
Lysol
The Waterglass
Evil New War God
Amazon
Talking Horse
It’s shoved
Lizzy
Kicking Machine
Billy Fish
Up the dumper
Electric Flower
Queen
At the stake
Cop-Ache
Spread Eagle
History of bad
Ligature
The bit
Shevil
le 18/11/2011
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2 COMMENTAIRES

el gep

el gep le 22/11/2011 à 19:31:36

Cool le report.
Mais j'y repense: c'était pas prévu qu'il y ait un interview (au Hellfest)?

Pidji

Pidji le 22/11/2011 à 20:04:33

Si Si... Mais honte à nous, il est toujours pas retranscrit :/

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