The (International) Noise Conspiracy - The Cross Of My Calling

Chronique CD album (48.55)

chronique The (International) Noise Conspiracy - The Cross Of My Calling
Quatrième album des Suédois de The (international) Noise Conspiracy, "The Cross Of My Calling" s'ouvre sur un instrumental trompeur... Dans le sens où celui-ci, spatial même si agité rythmiquement, ne reflète pas, malgré un intérêt certain, le contenu de ce qui suit.

En effet, "Assassination Of Myself" renoue très vite avec la verve rock'n'roll plus directe des Scandinaves et même si ce titre n'offre aucune surprise, il est de belle facture, doté de guitares franches et efficaces et de la conviction qu'affiche le groupe depuis de longues années maintenant.
On attend cependant quelque chose d'un peu plus décalé, plus original, moins "classique" je dirai, d'une telle formation, et si "Dustbins Of History" pousse un peu dans ce sens, c'est "Arm Yourself" et ses penchants soul et funky qui parvient à surprendre, ce qui fait qu'avec les bons titres précédents, le début d'album s'avère prometteur.
Cette impression se confirme à l'écoute d'un "Hiroshima Mon Amour" alerte et orné par des choeurs bienvenus, avant que "Boredom Of Society", calme et bien ficelé, vienne tempérer le répertoire d'un groupe qu'on avoue toutefois préférer dans un registre enlevé.
Qu'à cela ne tienne, "Child Of Gold" et ses claviers généreux réinstaure de l'allant tout en se tempérant adroitement, offrant une partie plus aérienne à l'issue de laquelle les débats s'enflamment à nouveau.
Très bel interlude ensuite sous la forme d'un nouvel instru évoquant... Les Beastie Boys et leurs géniales tentatives instrumentales ornées de clavier, qui laisse ensuite place à "I Am The Dynamite", trépidant et qui calme le jeu par le biais de touches funky bien intégrées.

Le groupe varie donc les climats tout en restant dans le format qui est le sien et cela nous donne un bon album, ce que prouvent les titres de fin, à commencer par "Washington Bullets" et ses plans bluesy plaisants, de même que "Satan Made The Deal", très soul et doté d'une partie de clavier remarquable à laquelle se greffe une guitare du même accabit.
Sur la fin, "Storm the Gates Of Beverly Hill", presque poppy mais explosif sur son refrain, vient s'ajouter au quota des réussites, ce qui est aussi, le cas d'un "Black September" qui "trace" et régale de ce clavier décidément décisif.
Enfin, "Cross Of My Calling" nous montre une formation à la fois barrée et inventive, inspirée aussi, qui allie avec bonheur sérénité apparente et brusque excès colériques.

Bon album donc, varié et souvent inspiré; on n'en attendait pas moins d'un groupe dont le premier mérite est d'instaurer un univers "autre" et assez personnel.
photo de Refuse to keep silent
le 02/09/2009

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